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Moyen-orient

Al-Assad fait un pas vers la levée de l'état d'urgence

©

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/04/2011

Au lendemain d'un discours jugé décevant, Bachar al-Assad, confronté à une vague de contestation sans précédent, a chargé ce jeudi une commission d'examiner la levée de l'état d'urgence en Syrie. Assez pour calmer le peuple?

"Dieu, la Syrie et mon peuple". C'est par cette formule que le président Bachar al-Assad a répondu, mercredi, aux députés syriens qui l’applaudissaient à l’unisson en criant "Dieu, la Syrie et Bachar". Pourtant au lendemain de ce discours très attendu, son premier après deux semaines de soulèvement réprimé dans la violence, les opposants, déçus, ont annoncé la poursuite des manifestations.

Traîtres et complots

Le discours de Bachar al-Assad n'a effectivement pas répondu aux attentes de son peuple. Aucune mesure concrète n’a été évoquée par le jeune président qui a préféré dénoncer les "traîtres" et les "complots" qui visent à déstabiliser son pays. Il s’est même montré combatif, en se disant prêt à une confrontation avec ceux qui s’en prennent à son régime. Pourtant, sa principale conseillère, Boussaïna Chaabane, avait annoncé la semaine dernière tout un éventail de "décisions importantes" qui allaient être prises pour répondre aux "revendications légitimes" des manifestants. Ce n’est qu’un jour plus tard, ce jeudi, que l'agence de presse syrienne Sana, a annoncé la création d'une commission de juristes chargée d'examiner l'éventuelle levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 1963.

“Beaucoup de Syriens, particulièrement ceux de l’étranger et de l’opposition, ont été déçus par les propos d’al-Assad”, explique à FRANCE 24, Joshua Landis, expert reconnu du pays et directeur du Center for Middle East Studies à l’Université d’Oklahoma. "Ce discours intransigeant et nationaliste, est digne de son père" poursuit Landis, faisant référence à Hafez al-Assad, qui a dirigé la Syrie d’une main de fer entre 1970 et 2000.

Espoir éphémère de renouveau

À la mort de son père, le 10 juin 2000, Bachar al-Assad hérite du pouvoir. Candidat unique à la présidentielle syrienne, il est plébiscité avec 97 % des voix. Son profil, il est ophtalmologue de formation, et sa jeunesse, il a alors 34 ans, suscitent alors un espoir de renouveau dans un pays verrouillé par le parti Baas et les différents services de renseignements. D’autant que la Syrie connaît alors une brève période de liberté : des prisonniers politiques sont libérés et des débats entre intellectuels ont lieu. Mais la parenthèse est de courte durée. Ce qui avait alors été décrit comme le "Printemps de Damas" est étouffé au bout de quelques mois avec l'arrestation d'importantes figures de l'opposition et de la société civile. Seul le domaine économique échappe à l’immobilisme, puisque la Syrie modernise son système bancaire, assainit ses finances publiques et s’ouvre aux investisseurs étrangers. Mais cette ouverture creuse aussi les écarts entre une élite proche du pouvoir et la majorité de la population.  

Après onze ans au pouvoir, l’image de réformateur pragmatique de Bachar al-Assad s’est peu à peu ternie. La prestation de mercredi a démontré qu’il avait définitivement adopté les us et coutumes de la classe politique composée par la vieille garde baasiste. Reste à savoir ce qu’il adviendra dans ce pays qui, fort de ses liens avec l'Iran, le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais, aime à rappeler qu’il détient les clés de plusieurs dossiers brûlants du Moyen-Orient.

Le régime de Bachar ou la guerre civile ?


"Je ne crois pas que l’opposition syrienne parviendra à renverser le régime, le vent de révolte qui a secoué le monde arabe s’est arrêté aux portes de la Syrie", explique Joshua Landis. Le régime bassiste a déjà prouvé par le passé sa capacité à mater un soulèvement. En 1982, le père du président actuel a réprimé dans le sang une révolte des Frères musulmans dans la ville de Hama (200 km au nord de Damas). Une opération qui s’était soldée par la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Mais la répression n’est pas la seule raison qui pourrait empêcher la révolution d’avoir lieu. La mosaïque de religions et de communautés qui caractérise la population syrienne peut constituer un frein au changement. En effet, de nombreux observateurs craignent que la chute du régime baasiste puisse déboucher sur une guerre civile. Depuis 1970 et l’arrivée à la tête du pays de Hafez al-Assad, les rennes du pouvoir en Syrie sont entre les mains des alaouites. Cette communauté, branche du chiisme, représente près de 12 % de la population syrienne, tandis que la majorité écrasante des syriens sont sunnites.

Protégée par l’idéologie laïque du baasisme et les al-Assad, une partie des autres communautés minoritaires tels que les chrétiens, les Kurdes et les druzes, craint qu’un pouvoir aux mains des sunnites leur soit hostile. "Les Syriens sont réellement effrayés par la perspective d’une guerre civile, car ils ont sous leurs yeux les exemples de ce qui s’est passé au Liban et en Irak", note Joshua Landis. Dans son discours de mercredi, Bachar al-Assad a joué cette carte en expliquant implicitement qu’il fallait faire un choix : son régime ou la guerre civile…

 

Première publication : 31/03/2011

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