- Crise alimentaire - Matières premières
Alimentation : la flambée des prix
Le marché alimentaire est-il devenu fou ? Le prix des denrées s’envole et les populations s’inquiètent. En Inde, depuis des années, les producteurs de riz sont victimes des catastrophes climatiques. Au Sénégal, pour limiter les dégâts, certains boulangers remplacent le blé par un haricot cultivé localement.
Dans l’Haryana, au nord de l’Inde, c’est le désespoir. Depuis 5 ans, on estime que près de 4500 agriculteurs auraient mis fin à leurs jours. En cause, la sécheresse qui a frappé la région ces dernières années. En 2009, les pertes se sont élevées à 50% des récoltes. Un bilan alourdi après les inondations survenues l’été dernier. Face à ce chaos et à la pauvreté extrême des familles d’agriculteurs, les ONG locales se démènent pour pallier l’insuffisance de l’action étatique.
Le scénario des émeutes de la faim de 2008 va-t-il se répéter ? Augmentation de la population mondiale, concentration de cette population dans les villes et hausse du niveau de vie sont les trois facteurs déterminants de cet emballement du marché mondial. Seul le riz résisterait pour le moment à la hausse généralisée des prix. Décryptage et explications.
Au Sénégal, on aurait trouvé la parade à la hausse du prix du blé grâce à un haricot… magique. Dans certaines boulangeries, le niébé est utilisé comme complément à la farine de blé traditionnelle. Surnommé la viande du pauvre, le niébé est riche en protéines et donc très nourrissant. Au-delà de ses qualités nutritionnelles, le commerce fleurissant de cette farine « made in Sénégal » permet aussi de réduire, encore timidement, la dépendance alimentaire du pays.
Retrouvez l'intégralité de l'interview de notre spécialiste de l'OCDE Carmel Cahill. Avec elle, retour sur les facteurs de la hausse généralisée du prix des matières premières agricoles : augmentation de la population mondiale, changements climatiques, biocarburants et spéculation financière.
































