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Moyen-orient

Israël exige l'annulation pure et simple du rapport Goldstone

Vidéo par Lizzie TREU

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/04/2011

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, veut faire annuler le rapport onusien accusant l'État hébreu de crimes de guerre lors du raid mené à Gaza fin 2008. Son auteur, le Sud-Africain Richard Goldstone, dit regretter ses conclusions.

AFP - Israël a réclamé dimanche l'annulation du rapport Goldstone l'accusant de "crimes de guerre" durant son offensive contre Gaza à l'hiver 2008/2009, après que son auteur a reconnu avoir affirmé à tort que l'Etat hébreu avait visé intentionnellement des civils.

"J'appelle l'ONU à annuler immédiatement le rapport Goldstone. Il faut jeter ce rapport dans les poubelles de l'Histoire", a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans le cadre d'une offensive médiatique et diplomatique destinée à rehausser l'image internationale d'Israël.

En face, le mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza s'est déclaré "choqué par la position du juge", alors que le groupe radical Jihad islamique dénonçait "la reculade du juge Richard Goldstone" lui reprochant d'"avoir cédé aux pressions du lobby sioniste".

Un an après, les habitants de Gaza toujours dans les camps de réfugiés

De nouveaux éléments depuis la rédaction du rapport

Dans une tribune publiée samedi par le Washington Post, M. Goldstone a écrit que de nouveaux éléments apparus après la publication de son rapport fin 2009 montraient qu'Israël n'avait pas visé "de manière intentionnelle" des civils.

Selon lui, son rapport évoquant de possibles crimes de guerre voire de crimes contre l'humanité de la part d'Israël comme des groupes armés palestiniens à Gaza, pendant l'opération "Plomb durci", aurait été "un document différent" aujourd'hui.

"Il faut à présent multiplier les efforts pour que ce rapport soit annulé, et je vais m'y employer", a souligné le ministre de la Défense, Ehud Barak, après avoir demandé au juge Goldstone de "publier ses conclusions actuelles" sans se contenter d'un simple article de presse.

Le président israélien Shimon Peres a appelé pour sa part le juge "à s'excuser, pour avoir accusé Israël de crimes de guerre et ignoré que l'offensive d'auto-défense +Plomb durci+ avait été lancée en riposte à des milliers de roquettes tirées (depuis Gaza) contre des civils innocents".

L'ancien ambassadeur d'Israël à l'ONU, Danny Gillerman, s'est félicité à la radio militaire de la nouvelle prise de position du juge Goldstone, soulignant qu'elle venait après une série d'interventions israéliennes pour le faire changer d'avis.

Tous les journaux israéliens ont consacré dimanche leur première page aux "regrets" du magistrat sud-africain.

Aucune enquête n'a visé les responsables de l'opération

La dévastatrice offensive israélienne avait coûté la vie à 1.400 Palestiniens, en majorité des civils, et à 13 Israéliens, pour la plupart des militaires.

A la publication du rapport, les autorités israéliennes, qui avaient refusé de collaborer avec l'enquête de l'ONU, s'étaient déchaînées contre son auteur, accusé de faire le jeu du Hamas.

Un rapport présenté en mars au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, reconnaissait qu'Israël avait dédié d'"importantes ressources pour enquêter sur plus de 400 allégations de mauvaises conduites opérationnelles à Gaza" tout en regrettant qu'aucune enquête n'eût visé les responsables de l'opération.

Suite à ces enquêtes, trois actes d'accusation ont été lancés contre des militaires israéliens, selon des sources judiciaires.

Le rapport s'alarmait du fait que le Hamas n'avait pas pour sa part mené d'enquêtes sur le lancement d'attaques à la roquette et au mortier contre Israël.

En mars 2010, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU avait crée un comité pour assurer le suivi du rapport du juge Goldstone.

Le magistrat sud-africain avait recommandé la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye si les autorités israéliennes et palestiniennes refusaient d'ouvrir des enquêtes crédibles sur les "crimes de guerre" afin de punir les coupables.

Première publication : 03/04/2011

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