Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

"Agents presque secrets" : gros bras, petits effets

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : le rêve d’Europe des jeunes footballeurs ivoiriens

En savoir plus

LE DÉBAT

Quelle est la stratégie du président turc vis-à-vis des Kurdes ? (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Quelle est la stratégie du président turc vis-à-vis des Kurdes ? (partie 1)

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La DCNS a subi des fuites massives de documents

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le sexisme, c'est terminé (selon les hommes)"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Je rêvais d'un autre monde"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

"Ville morte en RDC" : une mobilisation inégale dans le pays

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Syrie: la Turquie sur tous les fronts

En savoir plus

Afrique

La force française Licorne prend le contrôle de l'aéroport d'Abidjan

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/04/2011

Les troupes de l'opération Licorne ont placé l'aéroport international d'Abidjan sous leur contrôle. Pour le camp du président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, la force française agit comme une "armée d'occupation".

Le camp de Laurent Gbagbo résiste. Trois jours après être entrées dans Abidjan, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), alliées au président reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, ne sont pas parvenues à s’emparer de la Radio-télévision ivoirienne (RTI), ni du palais et de la résidence présidentiels.

De son côté, la force française de l’opération Licorne a pris le contrôle de l'aéroport d’Abidjan, en coordination avec l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci). Soucieux d’"assurer la sécurité des ressortissants français et étrangers" vivant dans la capitale économique ivoirienne, l'état-major des armées françaises a décidé d’envoyer 300 hommes en renfort des quelque 1 100 soldats de Licorne déjà déployés sur place.

Le camp de Laurent Gbagbo a vivement réagi à cette prise de contrôle, dimanche, qualifiant la force française Licorne "d'armée d'occupation [agissant] en dehors de tout mandat" de l'ONU.

"Nous croyions avoir à faire à une rébellion de Ouattara [...] en réalité la Côte d'Ivoire est engagée dans une guerre contre l'armée française. Nous souhaitons interpeller l'opinion française et internationale sur les agissements de l'État français qui sera responsable, coupable de la guerre civile", a déclaré le conseiller du président sortant Alain Toussaint,  lors d'une conférence de presse aux côtés de Jacques Vergès, avocat proche de Laurent Gbagbo.

Réunion de crise à l’Élysée

Plus de 1 500 étrangers, dont 700 Français, sont actuellement regroupés dans le camp de Licorne, afin de se mettre à l'abri des violences et des pillages. Le président français, Nicolas Sarkozy, a convoqué une réunion de crise ce dimanche après-midi à l'Élysée pour décider des suites à donner à l’action française en Côte d’Ivoire.

Dans la nuit de samedi à dimanche, seuls quelques tirs à l’arme lourde ont été entendus dans le quartier d’affaires du Plateau, qui abrite le palais présidentiel. Annoncé dans la soirée de samedi, l’assaut final des pro-Ouattara était censé mettre un point final à l’offensive éclair qui leur a permis de prendre, au prix de centaines de morts, d’après plusieurs organisations humanitaires, le contrôle de l’ensemble du pays.

Gbagbo use de l’arme médiatique

Selon une source citée par Radio France internationale (RFI), les combattants ouattaristes attendaient de l’Onuci qu’elle détruise en partie l’armement lourd des forces loyales à Laurent Gbagbo. En vain.

Le camp Gbagbo a profité de ce répit pour organiser une offensive médiatique via la RTI, sur laquelle il a gardé la main. Tout au long de la journée de samedi, la télévision d’État a diffusé des images montrant le président sortant tout sourire et appelé le mouvement pro-Gbagbo des Jeunes patriotes à se mobilier.

Craignant une flambée de violences à Abidjan, la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a une nouvelle fois exhorté, ce dimanche, Laurent Gbagbo à se retirer "immédiatement" du pouvoir, dont il ne détient plus aujourd’hui que les symboles. 

Première publication : 03/04/2011

  • CÔTE D'IVOIRE

    Paris ordonne le regroupement "sans délai" de tous les Français d'Abidjan

    En savoir plus

  • CÔTE D'IVOIRE

    Les organisations humanitaires craignent une escalade de la violence dans l'ouest ivoirien

    En savoir plus

  • CÔTE D'IVOIRE

    Paris en faveur d'un renforcement de l'Onuci

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)