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Afrique

Comment les forces pro-Ouattara ont préparé l’offensive contre Gbagbo

©

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Jean-Baptiste MAROT

Dernière modification : 07/04/2011

Quatre jours ont suffi aux Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) favorables à Alassane Ouattara pour conquérir la quasi-totalité du pays et assiéger Abidjan. Retour sur les préparatifs d'une offensive éclair.

Il n'aura fallu que quatre jours aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) d’Alassane Ouattara pour renverser le rapport de force avec son rival, Laurent Gbagbo. Parties le 28 mars de l’ouest du pays, les FRCI avaient auparavant pris le contrôle des villes de Toulépleu et de Bloléquin pour couper la route aux miliciens libériens recrutés par le camp Gbagbo. Cette stratégie des hommes du président ivoirien reconnu par la communauté internationale leur a permis de s’emparer de la quasi-totalité du pays le 31 mars au soir. Et de venir poser le siège devant la résidence et le palais présidentiels d’Abidjan…

Pour s’assurer du succès de l’entreprise, les FRCI - nouvelle appellation donnée aux forces pro-Ouattara qui coiffe les soldats issus de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) et les éléments pro-Gbagbo "retournés" ou ralliés - ont pris le temps de ne rien laisser au hasard. "L’affaire a été minutieusement préparée. Fini l’improvisation de septembre 2002, lors de la première opération militaire contre Laurent Gbagbo. À l’époque, les rebelles n’avaient même pas de moyen radio pour communiquer entre eux. Juste des téléphones satellitaires. Ainsi, lors du siège du camp de gendarmerie d’Agban, à Abidjan, ils n’avaient pas pu prévenir leurs camarades qu’ils étaient à court de munitions et avaient dû abandonner la partie…", écrit Christophe Boisbouvier dans le dernier numéro de l’hebdomadaire "Jeune Afrique".

Distribution de matériel

Les préparatifs de l’opération ont commencé après l’appel lancé le 16 décembre dernier par le camp Ouattara à marcher sur la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), dans le quartier chic de Cocody, à Abidjan, pour y installer le nouveau directeur général de la chaîne. Réfugiés à l'Hôtel du Golf où ils étaient protégés par les casques bleus de l'Onuci après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle du 28 novembre, Alassane Ouattara et ses proches souhaitaient alors faire tomber ce porte-voix stratégique de la propagande des partisans du président sortant.

Mais en essayant d’ouvrir la voie aux manifestants bloqués par un barrage des Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales à Laurent Gbagbo, les FN ont été repoussés à coup de mitrailleuse et de canon de 20 mm...

Carte d'Abidjan

Au même moment, ils avaient également tenté de prendre Tiébissou, une ville stratégique située dans le centre du pays, entre Bouaké, tenue par les rebelles, et Yamoussoukro, la capitale administrative ivoirienne, mais s’étaient là aussi heurtés à une forte résistance des FDS. "Les forces favorables à Alassane Ouattara ont alors été impressionnées par la puissance de feu des pro-Gbagbo. Partant de là, elles ont commencé à se réorganiser, dans un premier temps avec l’espoir que la Cédéao [Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, NDLR] leur donnerait un coup de main", décrypte un observateur attentif du bourbier ivoirien qui préfère garder l'anonymat.

Une réorganisation qui, faute de pouvoir finalement s'appuyer sur le soutien militaire de l'organisation ouest-africaine, passe d’abord par une distribution aux soldats du matériel nécessaire pour monter au front. De nombreuses caisses d’armes et de munitions ont effectivement été déchargées sur le tarmac de l’aéroport de Bouaké, ces dernières semaines. D’autres auraient également transité par la frontière burkinabè, affirment des sources bien informées qui appuient leur dires sur les allers-retours récurrents effectués à Ouagadougou par certains chefs des FRCI. "Il suffit de regarder les photos publiées ces jours-ci dans la presse pour le constater : les armes des pro-Ouattara sont neuves !", relève un journaliste spécialiste de l’Afrique basé à Paris, contacté par FRANCE 24. RPG-7, RPG-9, Famas, munitions… : le matériel acheminé aux hommes d’Alassane Ouattara comprend aussi du matériel de combat nocturne, dont l’utilisation s’est avérée décisive lors de la prise de plusieurs villes de l’ouest du pays, à la fin mars.

Travail de sape

Depuis son QG d’Abidjan, la "République du Golf" raillée par le camp Gbagbo ne néglige pas non plus la formation de ses troupes. Selon une source ivoirienne proche des milieux militaires qui tient à garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, les meilleurs éléments des FRCI auraient suivi des stages d’entraînement au Burkina Faso et au Nigeria ces derniers mois, sous la supervision d’instructeurs américains et français. Une information que le ministère français de la Défense, joint par FRANCE 24, refuse de commenter, mais que semble confirmer un "membre des services de renseignements" hexagonaux cité par Le Canard enchaîné de ce 6 avril : "On a fourni des conseils tactiques aux FRCI", affirme celui-ci.

Il est vrai que, depuis l’enlèvement de cinq ressortissants français travaillant pour le compte d’Areva au Niger, en septembre dernier, Paris a déployé un détachement du Commandement des opérations spéciales (COS) à Ouagadougou pour faire la chasse aux combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), au Sahel…

Toujours dans l’ombre enfin, le camp Ouattara entame un travail de sape des forces restées fidèles à Laurent Gbagbo. Fort des contacts qu'il a tissés dans les milieux militaires pendant les trois années qu'il a passées à la Primature aux côtés de Laurent Gbagbo entre 2007 et 2010, Guillaume Soro, l'ex-chef des FN et Premier ministre d’Alassane Ouattara, a multiplié les initiatives pour tenter de retourner plusieurs officiers des FDS. Avec un certain succès apparemment : toujours selon la même source ivoirienne, certains "ralliés" auraient été associés à l’élaboration du plan d’attaque par l’ouest des FRCI. Même si, sur le terrain, l’offensive est restée aux mains des "seigneurs du Nord", ces fameux commandants de zone des ex-FN qui dirigeaient - de fait - les régions conquises par la rébellion depuis 2002. 

Première publication : 06/04/2011

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