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Afrique

Selon Alain Juppé, la situation à Misrata "ne peut plus durer"

Vidéo par Achren VERDIAN

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/04/2011

Le ministre français des Affaires étrangères déclare que la situation de la ville de Misrata, soumise au tirs des forces de Kadhafi depuis plusieurs jours, "ne peut plus durer". L'Otan se dit prête à "tout faire" pour protéger les civils.

AFP - La situation à Misrata en Libye, ville soumise depuis plusieurs jours aux tirs des forces de Mouammar Kadhafi, "ne peut pas durer", a déclaré mercredi le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, en indiquant qu'il allait en saisir le secrétaire général de l'Otan.

"Misrata est dans une situation qui ne peut pas durer et je vais m'en entretenir dans quelques heures avec le secrétaire général de l'Otan", Anders Fogh Rasmussen, a déclaré le ministre à la radio France Info.

Le chef militaire des rebelles libyens a accusé mardi l'Otan de "laisser mourir les habitants de Misrata" (ouest) sous les tirs des forces de Mouammar Kadhafi.

Reconnaissant qu'en Libye, "le risque d'enlisement existe", Alain Juppé a souligné qu'il ne revenait pas à la coalition internationale de "repartir à la reconquête du terrain".

"Nous avons demandé formellement qu'il n'y ait pas de dommages collatéraux sur les populations civiles, ca rend les interventions plus difficiles parce que les troupes de Kadhafi ont bien compris les choses et ont tendance à se rapprocher des populations civiles", a-t-il dit.

"Nous soutenons de toutes nos forces le Conseil national de transition (opposition), il faut aussi qu'il s'organise. Finalement sur le terrain tout dépendra d'eux. Nous sommes là pour protéger les populations civiles, et pas pour repartir à la reconquête du territoire", a insisté le ministre.

Il a réaffirmé qu'il s'agissait en Libye de passer à une solution politique, reconnaissant implicitement que l'action militaire internationale ne suffit pas pour arriver à un départ de ses fonctions de Mouammar Kadhafi.

Le régime de celui-ci est la cible depuis le 15 février d'une révolte populaire qui s'est transformée en guerre civile entre insurgés et forces loyales au dirigeant.

Première publication : 06/04/2011

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