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Afrique

Le chef militaire des insurgés accuse l'Otan de "laisser mourir" Misrata

Vidéo par Stéphanie DE SILGUY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/04/2011

Lors d'une conférence de presse à Benghazi, le général Abdel Fattah Younés a accusé l'Alliance atlantique de "laisser mourir les habitants de Misrata", troisième ville du pays, sous le feu des forces du colonel Kadhafi.

AFP - Le chef militaire des rebelles libyens a lancé mardi une attaque en règle contre l'Otan, l'accusant de "laisser mourir les habitants de Misrata" (ouest) sous les tirs des forces de Mouammar Kadhafi, qui ont également gagné du terrain dans l'Est, près de Brega.

"La presse internationale doit soutenir avec force le peuple de Misrata et appeler (à l'aide) l'Otan qui croit nous rendre service en bombardant ici et là alors qu'il laisse les habitants de Misrata mourir tous les jours", a déclaré le général Abdel Fattah Younés lors d'une conférence de presse dans le fief rebelle de Benghazi (est).

"Si l'Otan attend encore une semaine de plus, ce sera la fin de Misrata; nous ne trouverons plus personne là-bas", a ajouté le général, ancien ministre de l'Intérieur de Kadhafi qui s'est rallié à la rébellion en février.

Misrata, troisième ville du pays, est située à 214 km à l'est de la capitale Tripoli, bastion du régime Kadhafi. Depuis plus de 40 jours, les insurgés défendent sans relâche Misrata bombardée et assiégée par les forces loyalistes. Selon les rebelles, plus de 200 personnes ont péri dans les combats.

Selon le chef militaire rebelle, les habitants de Misrata sont désormais menacés "d'extermination au vrai sens du terme".

"L'eau y est coupée, il n'y a plus d'électricité ou de produits alimentaires, il n'y pas plus de lait pour enfants depuis 40 jours, alors que les forces de Kadhafi bombardent tous les jours maisons, mosquées et hôpitaux à l'artillerie lourde (...). Les habitants boivent de l'eau des égouts".

"Si l'Otan voulait briser le blocus de la ville, elle l'aurait fait depuis plusieurs jours", a-t-il poursuivi.

Ces accusations d'une virulence sans précédent interviennent quelques heures après que l'Alliance atlantique eut pourtant annoncé qu'elle avait fait de la défense de Misrata sa "priorité numéro un".

A Bruxelles, le général néerlandais Mark van Uhm, responsable des opérations conjointes alliées, a vanté l'efficacité des frappes alliées, expliquant que l'armée de Mouammar Kadhafi avait perdu le tiers de son potentiel après 17 jours de bombardements. L'Otan avait pris le relais de la coalition multinationale le 31 mars dernier.

Les avions de l'Otan ont effectué 14 bombardements lundi, a-t-il indiqué, y compris sur des défenses antiaériennes et des blindés des forces pro-Kadhafi dans la région de Misrata qui est la "priorité numéro un, en raison de ce qui se passe sur le terrain".

A l'autre bout du pays, dans la bataille qui oppose depuis près d'une semaine rebelles et loyalistes près du site pétrolier de Brega (800 km à l'est de Tripoli), l'Otan a mené mardi matin un raid aérien à une trentaine de km à l'est du port. Cette frappe a détruit deux pick-up des forces loyalistes venant de l'ouest qui avaient effectué une incursion dans le secteur déserté. Le raid n'a pas fait de victimes.

Les rebelles se trouvaient en fin d'après-midi à quelques dizaines de km d'Ajdabiya, reculant d'environ une trentaine de km vers l'est face aux coups de boutoir de l'armée loyaliste, selon un journaliste de l'AFP.

"Il n'y a pas de révolution sans revers", a déclaré à l'AFP Moustafa Gheriani, un porte-parole du Conseil national de transition (CNT), organe représentatif des rebelles.

Il s'était pour sa part refusé à montrer du doigt l'Otan pour expliquer ces revers. "Le peuple vaincra. Kadhafi ne peut pas diriger la Libye avec sa grosse machine, ses milices et ses mercenaires... Nous sommes déterminés à combattre ce tyran, et soit on le chassera, soit il dirigera un pays vide", a-t-il ajouté.

Le diplomate Chris Stevens, émissaire des Etats-Unis auprès de la rébellion libyenne, est arrivé à Benghazi où il a entamé des consultations avec le CNT.

Les Etats-Unis disent toujours réfléchir à la possibilité de reconnaître le Conseil comme interlocuteur légitime, une option déjà retenue par la France, le Qatar et l'Italie.

Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a affirmé mardi que la France cherchait une solution politique au conflit.

"Nous sommes en train de voir avec qui on peut travailler à Tripoli. Il va y avoir de plus en plus de défections autour de Kadhafi et il faut détecter les bons interlocuteurs", a indiqué M. Juppé, jugeant la situation sur le terrain "confuse et indécise".

Il a précisé que la prochaine réunion du Groupe de contact sur la Libye, créé à Londres il y a une semaine, se réunirait "peut-être le 12 ou 13 avril au Qatar".

Le ministre démissionnaire des Affaires étrangères, Moussa Koussa, qui a fait défection et s'est réfugié il y a une semaine à Londres, a été remplacé à son poste mardi soir par le vice-ministre libyen des Affaires européennes, Abdelati Obeidi.

Selon l'un des fils de Mouammar Kadhafi, Seïf al-Islam Kadhafi, interviwé par la BBC, l'ex-ministre est "malade" et c'est la seule raison de son départ.

Le régime du colonel Kadhafi a affirmé mardi soir qu'il était prêt au dialogue avec les rebelles s'ils déposent les armes, selon le vice-ministre des Affaires étrangères Khaled Kaïm pour qui le CNT formé par la rébellion "ne représente pas la base populaire en Libye".

Le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, avait quant à lui affirmé lundi soir que le régime était prêt à négocier des élections ou un référendum notamment.

Mardi après-midi, un pétrolier a accosté à Tobrouk, dans l'est de la Libye à 130 km de l'Egypte, selon un journaliste de l'AFP.

Le tanker doit charger mercredi la première cargaison de pétrole effectuée par la rébellion libyenne depuis l'arrêt total des exportations du pays, ce qui permettrait de financer l'insurrection.

Le régime autoritaire du colonel Kadhafi est la cible depuis le 15 février d'une révolte populaire qui s'est transformée en guerre civile entre insurgés et forces loyales au dirigeant.

Pour le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, le meurtre de civils en Libye était un "plan prédéterminé" préparé par le gouvernement de Kadhafi avant le début des révoltes dans ce pays. En janvier, après les révoltes en Tunisie, les autorités libyennes "ont commencé à se préparer à faire face à des problèmes en Libye" et elles "se sont organisées", a expliqué mardi M. Moreno-Ocampo qui avait annoncé le 3 mars l'ouverture d'une enquête pour crimes contre l'humanité en Libye visant notamment le colonel Kadhafi et trois de ses fils.

Première publication : 06/04/2011

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