Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"La constance c'est la confiance"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre l'État islamique

En savoir plus

DÉBAT

Rentrée économique en France : croissance, inflation... Tableau noir pour l'exécutif?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : accord impossible?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile divisée à propos de Darren Wilson

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Adèle Haenel, nouveau visage du cinéma français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Cameroun ferme ses frontières avec le Nigeria

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un Français sur deux est imposable

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

  • Le chef de l'armée désigné Premier ministre à Bangkok

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

  • Netanyahou compare le Hamas aux jihadistes de l'État islamique

    En savoir plus

  • Fabius veut coordonner avec l'Iran la lutte contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

  • Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

    En savoir plus

  • La Fifa interdit au FC Barcelone de recruter

    En savoir plus

  • Au bord de l'éruption, le volcan islandais Bardarbunga menace le trafic aérien

    En savoir plus

  • Quand l’Égypte sermonne Washington sur les émeutes de Ferguson

    En savoir plus

Economie

La BCE confirme sa première hausse des taux depuis 2008

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/04/2011

La Banque centrale européenne a augmenté son principal taux directeur de 0,25 % pour l'établir à 1,25 %. C'est la première hausse depuis le début de la crise en juillet 2008.

AFP - La Banque centrale européenne (BCE) a relevé jeudi son principal taux directeur de 1 à 1,25%, une nouvelle sans surprise pour les économistes et les marchés qui s'attendent à ce que ce mouvement haussier se poursuive dans les mois à venir.

La hausse avait été largement anticipée depuis que le président de la BCE Jean-Claude Trichet l'avait annoncée comme possible le mois dernier, arguant de la poussée de l'inflation depuis quelques mois en zone euro.

En mars, les prix ont augmenté de 2,6% en moyenne dans les 17 pays de la région, dépassant pour la quatrième fois consécutive l'objectif de moyen terme de la BCE d'une inflation proche mais inférieure à 2%.

Cet échauffement est lié avant tout aux prix de l'énergie et des biens alimentaires, qui selon les économistes devraient retrouver des cours plus normaux d'ici la fin de l'année. Mais la BCE craint, elle, qu'il ne se répercute sur le niveau des salaires et crée une spirale incontrôlable.

C'est la première fois que la BCE augmente ses taux depuis juillet 2008. Elle avait dû faire machine arrière deux mois plus tard en raison de la faillite de Lehman Brothers et de ses répercussions sur la finance mondiale.

Après plusieurs baisses successives, le taux directeur était fixé à 1% depuis mai 2009, son niveau historiquement le plus bas dont la BCE a jugé qu'il n'était plus approprié, alors que la croissance économique est repartie.

La BCE a également relevé jeudi de 25 points de base ses deux autres taux directeurs: le taux de prêt marginal (prêts d'urgence de 24 heures) est passé de 1,75% à 2%, et le taux de dépôt (qui rémunère les disponibilités que les banques lui prêtent) de 0,25% à 0,5%.

Si M. Trichet avait pris garde de dire en mars qu'une hausse de taux en avril ne signifierait pas le début d'un cycle, les économistes pensent le contraire et vont guetter le moindre de ses propos abondant dans ce sens lors de la conférence de presse qu'il doit donner à partir de 12H30 GMT à Francfort (ouest), au siège de l'institution monétaire.

Selon qu'il promette de "surveiller très étroitement" l'inflation, ou bien simplement de la "contrôler étroitement", les observateurs jaugeront de la probabilité d'un nouveau tour de vis en mai, en juin ou même seulement en juillet, note Thorsten Weinelt, de UniCredit.

Mais certains doutent que M. Trichet donne des indices clairs sur la suite de sa politique monétaire.

"Nous pensons que la BCE veut voir ce que donne la hausse d'aujourd'hui. Donc M. Trichet devrait se montrer plutôt réservé", selon les économistes de Commerzbank.

Un avis partagé par Marco Valli de UniCredit selon lequel la BCE veut se préserver le "plus grand degré de flexibilité".

La majorité des économistes tablent sur trois hausses dans l'année, qui porteront son principal taux directeur à 1,75%.

Un renchérissement du loyer de l'argent qu'ils jugent néfaste pour les économies les plus fragiles et endettées de la zone, alors que dans le même temps la Réserve fédérale américaine a décidé de maintenir un taux proche de zéro pour soutenir l'activité et que la Banque d'Angleterre (BoE) a aussi choisi le statu quo jeudi en gardant son taux à 0,5%.

Car si le scénario convient parfaitement à l'Allemagne, avec un taux de croissance attendu cette année d'au moins 2,3%, un chômage en recul et une inflation en hausse, jugent-ils, il complique encore la tâche des pays comme l'Irlande, la Grèce ou le Portugal qui a annoncé mercredi soir qu'il allait à son tour faire appel à l'aide européenne.

"La probabilité de restructuration de la dette est désormais d'environ 40%, au Portugal, d'environ 50% pour l'Irlande et 60% pour la Grèce", avance Ciaran O'Hagan, stratégiste obligataire à la Société Générale.

Les économistes vont aussi guetter ce que va dire M. Trichet sur son programme de rachat d'obligations publiques que certains membres de la BCE voudraient abandonner au plus vite, ainsi que sur les prêts aux banques à taux fixes et montant illimités qui ont été prolongés pour l'instant jusque juillet.

Première publication : 07/04/2011

  • ZONE EURO

    "La BCE agit trop tôt en augmentant son taux directeur"

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Les banques irlandaises toujours en mal d'argent

    En savoir plus

  • PORTUGAL

    Lisbonne condamné à un énième plan d'austérité

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)