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Afrique

L'Otan de nouveau accusée d'être à l'origine d'une "frappe fratricide"

Vidéo par Matthieu MABIN , Alexandra RENARD

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/04/2011

L'Otan enquête sur de nouvelles allégations de bavure selon lesquelles des avions de la coalition auraient ouvert le feu par erreur sur des rebelles dans la région de Brega. Cette frappe fratricide aurait fait au moins trois morts.

AFP - Au moins deux rebelles et un médecin ont été tués jeudi par un raid aérien dans la région de Brega, théâtre de combats entre insurgés et forces du colonel Mouammar Kadhafi, alors qu'à l'étranger les inquiétudes grandissent quant au risque d'un enlisement du conflit.
              
Selon des sources hospitalières et des témoins joints par l'AFP, des avions de l'Otan ont ouvert le feu sur des chars à l'est du site pétrolier de Brega (est). Bilan: deux soldats et deux médecins, ainsi que 14 blessés et six portés disparus, selon le chef d'état-major des insurgés, le général Abdelfatah Younès.
              
Des sources médicales ont fait état précédemment de trois morts, deux rebelles et un médecin, et de plus d'une vingtaine de blessés.
              
Selon le général Younès, cette attaque "semble avoir été l'oeuvre de l'Otan". "Nous estimons qu'il s'agit d'une frappe fratricide, menée par l'Otan par erreur".
              
"Si ce raid a été mené par l'Otan, c'est une erreur", a-t-il ajouté. "S'il est le fait de l'armée de Kadhafi, c'est une erreur encore pire, car nous sommes censés être protégés de cela par une zone d'exclusion aérienne".
              
L'Otan a assuré qu'elle enquêtait sur ces nouvelles allégations de bavure.
              
Au même endroit, des éclats d'obus sur une ambulance ont tué un infirmier et blessé deux autres, selon un médecin qui a assisté au raid. "La façon dont l'ambulance a été endommagée n'est pas claire, parce qu'au même moment les forces de Kadhafi tiraient des roquettes Grad sur les rebelles", a-t-il souligné.
              
Les insurgés, déjà furieux contre l'Alliance atlantique qu'ils accusent de ne pas assez les aider, ont laissé éclater leur colère. "Au lieu d'attaquer Kadhafi, ils nous attaquent. Qu'est-ce qui ne va pas avec nos amis les Etats-Unis et le Royaume Uni", s'interroge Souleimane Rifadi, un volontaire à l'hôpital d'Ajdabiya, à 80 km à l'est de Brega.
              
C'est dans cette région de l'Est libyen que se situe depuis une semaine la ligne de front entre forces loyalistes et rebelles, qui avancent et reculent au gré des frappes aériennes.
              
Dans l'après-midi, un vent de panique a saisi Ajdabiya, où des milliers de civils et rebelles ont pris la fuite vers le fief rebelle de Benghazi plus au nord à cause d'une rumeur d'attaque imminente de la ville par les forces de Kadhafi.
              
A l'autre extrémité du pays, des avions ont survolé jeudi Tripoli et des explosions ont été entendues dans la banlieue-est, selon des journalistes de l'AFP.
              
La situation humanitaire à Misrata, pilonnée sans relâche depuis un mois et demi par l'armée régulière, fait par ailleurs l'objet de toutes les attentions de la communauté internationale.
              
Emboîtant le pas à l'Otan, qui a fait de Misrata sa "priorité numéro un", l'ONU a appelé à un arrêt des hostilités autour de la ville, la troisième du pays.
              
Rebelles et humanitaires alertent depuis des semaines la communauté internationale sur le sort des quelque 300.000 habitants de cette ville dont plusieurs centaines ont été tués ou blessés par les combats selon eux.
              
Des affrontements entre rebelles et forces loyales se concentraient jeudi aux abords de la ville, selon un porte-parole des insurgés à Misrata ajoutant que les rebelles contrôlaient toujours le centre-ville.  Dans la soirée, le porte-parole du régime a indiqué que les forces loyales était la cible de "raids intensifs" de l'Otan.
              
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé être parvenu à envoyer un bateau chargé d'aide, vivres, médicaments et médecins jusqu'à Misrata.
              
Alors que les rebelles reculent de plus en plus vers l'est devant l'avancée des forces de Kadhafi, l'Europe et les Etats-Unis ont décidé de les aider notamment sur le plan financier, selon des sources impliquées dans des discussions avec eux.
              
Elles ont cependant souligné qu'aucune arme ne leur serait fournie, en application des résolutions de l'ONU imposant des sanctions contre la Libye et permettant l'usage de la force pour protéger les civils.
              
A Washington, un porte-parole de la diplomatie américaine s'est dit "encouragé" par les déclarations publiques et privées des rebelles.
              
"Les choses vont dans la bonne direction" s'agissant du "respect des droits de l'Homme et de la tentative de créer une transition démocratique incluant" toutes les composantes politiques, a déclaré Mark Toner.
              
Sur le plan militaire, les alliés occidentaux sont en train d'établir un système de communication entre le commandement militaire des rebelles et l'Otan, ont indiqué ces sources s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.
              
Cependant, le risque d'un enlisement se précise en Libye, favorisé par les limites fixées à l'intervention de l'Otan, la désorganisation persistante de rebelles mal armés et la résistance du régime de Kadhafi.
              
A Washington, le général américain Carter Ham, commandant des forces américaines pour l'Afrique, a estimé qu'il était peu probable que les rebelles parviennent à lancer un assaut sur Tripoli pour renverser le colonel Kadhafi.
              
Le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Thierry Burckhard, a reconnu que la situation était "complexe". Les forces pro-Kadhafi ont "modifié leur mode d'action" en réponse aux frappes de la coalition internationale: pick-up remplaçant les blindés, "imbrication" dans la population civile.
              
Pour dénouer cette crise, Paris a fait du départ de Kadhafi le préalable à toute solution politique, comme Washington la veille.
              
Reporters sans frontières (RSF) a par ailleurs annoncé que quatre journalistes (un Sud-Africain, deux Américains, et un Espagnol) étaient portés disparus depuis le 4 avril dans l'Est.
             


 

Première publication : 08/04/2011

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