Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée-Bissau : le président Vaz limoge le chef de l'armée

En savoir plus

REPORTERS

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

DÉBAT

Lutte contre les jihadistes : faut-il s'allier avec l'Iran ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le référendum écossais, sujet sensible pour les médias britanniques

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : la force de l'ONU prend le relais de la force africaine

En savoir plus

  • L’Australie déjoue des meurtres projetés par l’État islamique

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Ebola : la Française contaminée bientôt rapatriée à Paris

    En savoir plus

  • Air France : les pilotes maintiennent la pression au 4e jour de grève

    En savoir plus

  • Ajax - PSG : Lucas reconnaît avoir fait "une erreur"

    En savoir plus

  • Ukraine - Russie : Vladimir Poutine a-t-il remporté son bras de fer ?

    En savoir plus

  • Jack Ma et son Alibaba superstars de Wall Street

    En savoir plus

  • Référendum en Écosse : la presse britannique veut sauver l'Union

    En savoir plus

  • Élections en Tunisie : et revoilà les "amis" de Ben Ali

    En savoir plus

  • Des jihadistes enlèvent un soldat libanais près de la frontière syrienne

    En savoir plus

  • Nigeria : au moins dix morts dans une attaque contre une université

    En savoir plus

  • Un rapport dissèque les sommes records mises de côté par les entreprises

    En savoir plus

  • Vidéo : l'épidémie d'Ebola menace la Centrafrique

    En savoir plus

  • Filière jihadiste : six personnes interpellées près de Lyon, des armes saisies

    En savoir plus

  • Loi anti-jihad : l’interdiction de sortie du territoire adoptée

    En savoir plus

Moyen-orient

Des dizaines de milliers de Kurdes obtiennent la nationalité syrienne

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/04/2011

Le président syrien Bachar al-Assad poursuit les mesures d'apaisement. Ce jeudi, des dizaines de milliers de Kurdes ont obtenu la naturalisation syrienne tandis qu'une commission achève ses travaux sur la fin de l'état d'urgence.

AFP - Le chef de l'Etat syrien a mis fin jeudi à un contentieux d'un demi-siècle en naturalisant des dizaines de milliers de Kurdes tandis que la commission chargée de préparer l'abolition de la loi d'urgence a achevé ses travaux.

De leur côté, les opposants ont invité à des rassemblements jeudi devant les sièges du Baas pour le 64ème anniversaire de la fondation du parti et lancé des appels sur Facebook pour un "vendredi de la résistance pour manifester en dépit de nos blessures" et "des sit-in pacifiques jusqu'à la liberté".

"Le président Bachar al-Assad a promulgué un décret octroyant à des personnes enregistrées comme étrangères dans le gouvernorat de Hassaké la citoyenneté arabe syrienne", affirme le communiqué officiel.

Cette mesure concerne en principe environ 300.000 personnes.

En 1962, 20% des Kurdes de Syrie avaient été privés de leur citoyenneté à la suite de ce recensement controversé, et la question empoisonnait depuis la vie des personnes concernées et les rapports entre les autorités syriennes et la communauté kurde.

"Il s'agit d'une mesure positive", a réagi Radif Moustapha, président du comité kurde pour les droits de l'Homme. "Mais les Kurdes continueront à revendiquer leurs droits civiques, politiques culturels et sociaux", a-t-il affirmé à l'AFP.

Dans le même temps, "les juristes ont achevé de rédiger une nouvelle loi sur la sécurité remplaçant la loi d'urgence, et ont transmis jeudi leur texte au commandement régional du Baas", le parti au pouvoir depuis 1963, a affirmé à l'AFP un responsable proche du régime qui ne veut pas être identifié.

"Selon moi, le chef de l'Etat en prendra connaissance ce week-end et lancera ensuite une consultation auprès de différents représentants de la société civile", a-t-il ajouté. La nouvelle loi devrait être adoptée début mai par le Parlement.

L'abolition de cette loi adoptée en 1962 et qui réduit sensiblement les libertés publiques, est une des principales revendications des manifestants.

Le président Assad a de plus limogé jeudi Mohammad Iyad Ghazal, le gouverneur de Homs, à 160 km au nord de Damas, où des violences avaient eu lieu le 1er avril lors de manifestations, a annoncé l'agence officielle Sana.

Il s'agit du deuxième gouverneur démis en moins d'un mois par le chef de l'Etat, après celui de Deraa (sud), ville devenue l'épicentre de la contestation contre le régime.

Signe du changement depuis le début de la contestation mi-mars, les médias officiels, qui se distinguaient par leur langue de bois, ont changé de ton.

Le quotidien al-Baas a ainsi publié une tribune sur la loi d'urgence de Haytham Maleh, farouche défenseur des droits de l'Homme et opposant de longue date, libéré de prison il y juste un mois.

Autre nouveauté, la télévision syrienne donne depuis plusieurs jours la parole à des citoyens de différentes régions qui expriment leurs revendications, en majorité à caractère social. Certains affichent même leur désir de voir l'abolition de la loi d'urgence et même de l'article 8 de la Constitution sur le rôle central du parti Baas dans la société et l'Etat.

"Nous avons commencé il y a près d'une semaine ce programme qui s'intitule +Ce que les gens veulent+ et nous débuterons la semaine prochaine une autre émission sur la corruption", a affirmé une responsable de la télévision, qui a tenu à garder l'anonymat.

Les mesures répressives n'ont pas cessé pour autant.

Deux opposants, Rarghida Hassan et Ammar Cheikh Haïdar, ont été condamnés à deux ans de prison par un tribunal militaire de Homs, et trois autres jugés par contumace ont écopé de trois ans, pour avoir "propagé des informations mensongères susceptibles de nuire au moral de la nation", a affirmé Me Khalil Mattouk, président du Centre syrien de défense des prisonniers d'opinion.

 

Première publication : 07/04/2011

  • SYRIE

    Le soulèvement en cours restructure l'opposition au parti Baas

    En savoir plus

  • SYRIE

    Bachar al-Assad nomme un nouveau Premier ministre

    En savoir plus

  • SYRIE

    "Assad n'a rien annoncé de nouveau, le peuple redescendra dans la rue"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)