Dernière modification : 10/04/2011 

- Banques - Finance - Islande - Référendum


Les Islandais rejettent une seconde fois les accords Icesave

Les Islandais rejettent une seconde fois les accords Icesave

Les Islandais en faveur du "non" ne veulent pas assumer les pertes de la banque en ligne Icesave. Ces accords rejetés par les électeurs portaient sur le remboursement, réclamé par Londres et La Haye, de près de quatre milliards d'euros.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Les Islandais ont clairement rejeté samedi l'accord sur le remboursement de 3,9 milliards d'euros réclamés par Londres et La Haye après la faillite de la banque Icesave en 2008, plongeant dans l'embarras le gouvernement de Reykjavik, selon des résultats quasi définitifs du référendum publiés dimanche.

Selon les chiffres portant sur 70% des bulletins dépouillés et cités par la radio publique RUV, le "non" arrive nettement en tête avec 57,7% contre 42,3% de "oui".

Quelque 230.000 électeurs étaient appelés à se prononcer pour la seconde fois en un an sur une nouvelle mouture de cet accord Icesave, la banque en ligne dont la faillite avait spolié près de 340.000 épargnants britanniques et néerlandais.

La première ministre du gouvernement de coalition de centre gauche Johanna Sigurdardottir qui considérait cet accord comme "capital" pour l'Islande a manifesté sa déception.

Elle a souligné que ce résultat était "un choc" pour le gouvernement mais aussi pour le parlement dont 70% des députés avaient approuvé l'accord avant que le chef de l'état, refusant de le ratifier, ne le soumette à un référendum.

Déjà en mars 2010 les Islandais avaient massivement rejeté, à 93%, une première version de cet accord qui était moins favorable pour l'Islande.

Laborieusement négocié par Reykjavik avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas, l'accord Icesave visait à structurer le remboursement convenu avec ces deux pays qui ont dû indemniser les victimes.

L'économiste et professeur à l'Université d'Islande Gudmundur Olafsson, a prédit qu'une victoire du "non" portera le conflit devant l'AELE (Association européenne de libre-échange) et les Islandais ont très gros à perdre. "Les conséquences seront considérables", dit-il.

Pour les partisans du "non", sur leur site www.advice.is, "il n'y a jamais eu d'obligation légale pour les citoyens islandais d'assumer les pertes d'une banque privée".

L'avocat américain Lee Buchheit, qui a conduit les négociations pour l'Islande avec Londres et La Haye, avait estimé que "c'est le meilleur accord jamais négocié compte tenu du moment et des circonstances".

Avec une victoire du "non", prévient-il, c'est l'AELE qui sera saisie du conflit et cela prendra un an ou deux avant de savoir comment l'affaire se terminera. Il estime que ni les Néerlandais ni les Britanniques ne retourneront à la table des négociations.

Outre les tensions diplomatiques générées par les discussions entre Reykjavik, Londres et La Haye, cette affaire Icesave a profondément divisé le pouvoir islandais, le chef de l'Etat s'opposant au Parlement et au gouvernement.

Le président Olafur Ragnar Grimsson, s'appuyant sur des pétitions de dizaines de milliers de signataires contre l'accord, a refusé à deux reprises de promulguer la loi Icesave. Les deux fois elle avait pourtant été adoptée par les députés.

Le nouvel accord permettrait à l'Islande d'étaler ses paiements jusqu'en 2046 à un taux de 3% pour le 1,3 milliard d'euros dû à la Haye et de 3,3% pour les 2,6 milliards dus à Londres.

A l'échelle des habitants de cette île de l'Atlantique nord, l'accord représente près de 12.200 euros par tête, hors intérêts.Mais l'Islande espère rembourser une large partie avec des actifs de la banque faillie Landsbanki, maison mère d'Icesave, ce qui pourrait réduire la facture.

Commentaires (7)

AFFAIRE ISECAVE

Et encore des contradictions,Un économiste a dit,Un avocat a dit!!
En France ,il a été une époque ou par ex. tout diagnostic médical devait confronté à deux autre médecins pour que le patient soit plus au fait des décisions à prendre!!!!
Et les banques quelque soit le lieu sont-elles gérées concenscieusement????Merci

mettre toutes les banques et établissements financiers islandais

au ban de l'Europe. Aucun investissement privé, aucune démarche financière entre l'Islande et les personnes privées européennuire.es, uniquement pour des achats de marchandises entre personnes morales européennes et l'Islande ; et bien sur aucune entrée de ce pays avec l'Union Européenne. Ainsi ce genre d' "évenemment" ne pourra plus se reprod

Folie

Qu'est-ce donc cette folie de faire payer aux habitants d'un pays les imbécilités de banquiers et que d'autres n'hésitent pas à dire qu'il s'agit d'un bon accord . Sans dire que ceux qui sont au chômage n'auront pas de la part des gouvernants la même mansuétude.
"l'accord représente près de 12.200 euros par tête,".....!!!!!
Tiens donc ...

Folie

Qu'est-ce donc cette folie de faire payer aux habitants d'un pays les imbécilités de banquiers et que d'autres n'hésitent pas à dire qu'il s'agit d'un bon accord . Sans dire que ceux qui sont au chômage n'auront pas de la part des gouvernants la même mansuétude.
"l'accord représente près de 12.200 euros par tête,".....!!!!!
Tiens donc ...

c'est tout juste

Telquel a parfaitement raison: on privatise les profits et on mutualise les pertes. Rien de bien nouveau sous notre soleil...

referendum

au moins y a un pays qui respecte la voix de son peuple ,malgre les risques contrairement a nos pseudos democraties ou quand ca plait pas on recommence et on obtien un score favorable comme par magie

Et pourquoi...

le citoyen Islandais assumerait les dettes d'une compagnie privee ,les profits n'etaient pas partager eux!

Réagir à cet article
To prevent automated spam submissions leave this field empty.

Sur le même sujet

 
 
 
Fermer