Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Doutes sur l'identité du second bourreau de Daesh

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Franck Baudino, médecin et PDG de Health 4 Development (H4D)

En savoir plus

POLITIQUE

"L’islam n’est pas organisé en France"

En savoir plus

POLITIQUE

Affaire Fillon - Jouyet : "dommage" que les Français ne puissent pas entendre les enregistrements

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Côte d'Ivoire : les revendications des militaires entendues par le pouvoir

En savoir plus

FOCUS

En Iran, un éventuel accord sur le nucléaire divise la population

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Pierre Cardin, 92 ans, éternel créateur du futur

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Abdou Diouf salue la transition démocratique au Burkina Faso

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

États-Unis : l'offensive d'Obama face à l'immigration

En savoir plus

Afrique

Le président Bouteflika annonce une révision de la Constitution

Vidéo par Isabelle FAYOLLE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/04/2011

Dans son premier discours à la nation vendredi depuis les révoltes du monde arabe, le chef de l'État algérien, Abdelaziz Bouteflika, a annoncé une révision prochaine de la Constitution visant à "renforcer la démocratie".

AFP - Le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé vendredi soir un programme de réformes politiques prévoyant d'ici un an une modification de la Constitution, de la loi électorale et celle concernant la vie des partis politiques.

Dans un discours très attendu de 20 minutes, son premier depuis les révolutions qui embrasent le monde arabe, M. Bouteflika a précisé que ces réformes doivent être réalisées avant les "prochaines échéances électorales nationales" prévues en mai 2012.

"Des proposition insultantes, en deçà de ce qu'attendent les Algériens."

"Conscient de la responsabilité qui m'incombe, fort de votre soutien et soucieux de préserver l'équilibre des pouvoirs, j'oeuvrerai à introduire des amendements législatifs et constitutionnels en vue de renforcer la démocratie représentative dans notre pays", a assuré M. Bouteflika

La Constitution de 1996 a été légèrement amendée en 2009 pour permettre à M. Bouteflika, 74 ans, de briguer un troisième mandat.

La modification annoncée vendredi soir était réclamée à la fois par l'opposition et par les trois partis de l'Alliance présidentielle.

"J'ai exprimé, à maintes reprises, ma volonté de faire réviser la Constitution et j'ai réaffirmé cette conviction et cette volonté à plusieurs occasions", a rappelé le chef de l'Etat algérien en annonçant la création d'une commission constitutionnelle "à laquelle participeront les courants politiques reconnus et des experts en droit constitutionnel".

La commission fera des propositions que M. Bouteflika va ensuite soumettre soit à l'approbation du parlement, soit par voie de référendum, a-t-il dit.

M. Bouteflika a également annoncé une "révision profonde" de la loi électorale pour permettre aux Algériens d'"exercer leur droit dans les meilleures conditions, empreintes de démocratie et de transparence".

Les partis politiques, présents ou non à l'Assemblée nationale, seront associés à la révision de cette loi, a assuré le chef de l'Etat.

Cette garantie concerne notamment le Front des Forces Socialistes (FFS) du dirigeant historique, Hocine Ait-Ahmed qui milite pour l'élection d'une Assemblée constituante. L'Algérie compte 26 partis reconnus. Une dizaine d'autres attendent, depuis des années, leur agrément par le ministère de l'Intérieur.

La loi sur les partis sera elle aussi révisée, a ajouté M. Bouteflika. Elle permettra, selon lui, une contribution "plus efficace de ces partis au processus de renouveau du pays".

Alors que l'opposition se plaint du verrouillage des médias audiovisuels, monopole de l'Etat, le président algérien a promis une révision de la loi sur les médias permettant "la création de chaînes thématiques spécialisées et ouvertes à toutes les opinions, dans leur diversité".

M. Bouteflika ne s'est pas engagé explicitement sur l'ouverture de l'audiovisuel aux investisseurs privés.

La loi sur l'information va garantir, selon lui la "dépénalisation du délit de presse".

Le président Bouteflika a rappelé qu'après "le recouvrement de la paix et de la sécurité" lors de son premier mandat (1999-2004), "le lancement de programmes de développement ambitieux" durant le deuxième quinquennat (2004-2009), il avait "décidé de parachever cette démarche par un programme de réformes politiques visant à approfondir le processus démocratique".

Evoquant brièvement les révolutions qui secouent le monde arabe, M. Bouteflika a réaffirmé l'attachement de l'Algérie "à la souveraineté des pays frères et à leur unité, son rejet de toute ingérence étrangère et son respect de la décision de chaque peuple découlant de sa souveraineté nationale".

 

Première publication : 15/04/2011

  • ALGÉRIE

    Démonstration estudiantine dans les rues d'Alger

    En savoir plus

  • ALGÉRIE

    Au moins 22 blessés dans des émeutes à Alger

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)