Dernière modification : 16/04/2011 

- Blaise Compaoré - Burkina Faso - Manifestations


Blaise Compaoré dissout le gouvernement et limoge le chef d'état-major

Blaise Compaoré dissout le gouvernement et limoge le chef d'état-major

La mutinerie des soldats de la garde présidentielle a provoqué la chute du gouvernement de Tertius Zongo. Le président Blaise Compaoré a également limogé le chef d'état-major des armées, le général Dominique Djindjéré.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré, qui résiste depuis février à des mouvements de colère multiples, dont ceux de soldats, a été confronté jeudi et vendredi à une nouvelle mutinerie de sa propre garde présidentielle qui s'est étendue à d'autres militaires.

Cette mutinerie a entraîné la dissolution du gouvernement dirigé par le Premier ministre Tertius Zongo, et le limogeage du chef d'état-major des armées, le général Dominique Djindjéré, remplacé par le colonel-major Honoré Nabéré Traoré.

Le mouvement de révolte a débuté jeudi soir dans deux casernes de la capitale, dont l'une dans l'enceinte de la résidence à Ouagadougou de M. Compaoré - un ancien militaire au pouvoir depuis 24 ans. Le président a dû se rendre pendant quelques heures à Ziniaré, sa ville d'origine, à une trentaine de km au nord, avant de revenir en son palais vendredi matin.

Des dizaines de soldats de la garde présidentielle sont descendus dans les rues, tirant en l'air avec des armes lourdes et légères, pillant de nombreux magasins du centre-ville, saccageant le siège d'une radio privée, Savane FM, dont ils ont blessé deux employés, "réquisitionnant" des véhicules.

Ils ont également incendié le domicile du général Gilbert Diendiéré, chef d'état-major particulier de Blaise Compaoré, ainsi que celui de deux autres officiers. Plusieurs personnes, des civils, ont été "légèrement blessées" lors du saccage du domicile d'un de ces officiers, selon une source militaire.

La mutinerie s'est étendue vendredi matin à trois autres casernes de Ouagadougou.

"On revendique beaucoup de choses", a affirmé à l'AFP un des mutins, citant "les primes de logement" et alimentaire.

"Depuis ce matin, ils ont leur argent, tout le monde l'a eu", a affirmé un officier de la garde, sans préciser le montant et le nombre de soldats en ayant bénéficié.

Les tirs à l'arme lourde et légère qui, depuis jeudi soir, étaient entendus quasiment sans interruption en divers lieux de Ouagadougou, avaient cessé vendredi en fin d'après-midi.

La plupart des services publics, beaucoup de sociétés privées (banques, assurances...) et les stations-service étaient fermés à Ouagadougou, qui s'est muée en ville morte aux rues désertées.

Cette grogne survient après des mouvements, fin mars, de militaires en colère qui protestaient contre la condamnation et l'emprisonnement de certains de leurs camarades inculpés dans des affaires de moeurs et de viols.

Ils s'étaient emparés d'armes de guerre dans des garnisons de plusieurs villes, dont Ouagadougou, avaient déjà tiré en l'air dans les rues, pillé des boutiques et libéré certains de leurs camarades emprisonnés.

Le président Compaoré avait alors rencontré toutes les composantes de son armée à l'issue des rencontres, annoncé la "fin de la crise".

A son retour vendredi matin à Ouagadougou, il a notamment rencontré un ministre norvégien, qui, après l'entretien, a affirmé que M. Compaoré veut "engager le dialogue" pour mettre fin à la contestation dans son pays.

Avant les protestations des militaires, son régime avaient été secoué par des mouvements de jeunes, à la suite de la mort à Koudougou (centre) d'un étudiant de 23 ans, Justin Zongo, lors d'une manifestation.

Cette mort a provoqué d'autres manifestations, souvent violentes, à travers tout le pays qui ont fait six morts à Koudougou et dans ses environs.

Puis, il y a une semaine, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Ouagadougou et dans plusieurs villes de l'intérieur du pays contre le régime de Compaoré, 60 ans, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1987.

La contestation à laquelle fait face Blaise Compaoré survient au moment où celui auquel il a toujours accordé son soutien, l'Ivoirien Alassane Ouattara, vient d'accéder au pouvoir à Abidjan après l'arrestation de leur ancien ennemi commun, Laurent Gbagbo.

Devenu un temps médiateur dans la crise en Côte d'Ivoire où vivent au moins trois millions de Burkinabè, M. Compaoré y a pris une part importante en soutenant dès 2002 la rébellion à Laurent Gbagbo, alliée à Alassane Ouattara.

 

Commentaires (6)

lol bande de jaloue

salut a tous

vive compaore vive la paix si vous ne voulez pas de compaore ne le votez pas
au message au militaire votre generation est maudite ; la mort rattrape tous les mauvais gestes

cas de la situation au Burkina Faso

La manière de gouverner le Burkina doit changer et Blaise ne doit plus se présenter à la fin de son mandat.Le peuple en a marre de ce régime qui nous gouverne depuis 1987.Nous voulons du changement.Aussi le régime doit arrêter de nommer des ministres de complaisance,enfin l'opposition devrait faire parti du gouvernement pour que la situation change..........

ça n'arrive pas qu'aux autres....

Si vous êtes intelligent Mr le Président, partez dès maintenant, conseil très sage.
A bon entendeur, salut!

L'armee burkinabe a pris conscience !!!!!!

Fini les temps ou on nous utilisait pour des besoins personnels au liberia, an angola et recemment en cote d'ivoire. Nos chefs dorment peinards et c'est nous qui sommes sous le soleil toujours.
Nous ne voulons plus subir cette justice a plusieurs vitesse. Certains font des operations et ne sont ni condamnes, ni inquietes, pendant que pour un simple vol ou viol, on veut nous faire subir. CA SUFFIT.
De la part d'un soldat professionel de l'armee burkinabe(qui requiert l'annonyma)

signaler ce message

REVOLUTION BURKINBAISE

Je voudrais tout bonnement demander à Monsieur Blaise de laisser la chance au jeunes du Burkina de s'occuper de leur avenir car il est temps de que l'Afrique connaisse la paix. Je serai très malade de voir que votre famille puisse connaitre le sort d'autres présidents, je vous demande à cause de votre foi de bien vouloir éviter la guerre sous toutes ses formes. L'homme blanc a déjà gagné le terrain je sais que vous le savez mais ne pensez pas que je bosse pour eux mais seulement pour cette fois ci, ils ont eu bonne cause sur vous ! Laissez le pouvoir ce serait un acte révolutionnaire et digne de soulagement ; Merci de me comprendre

21h22 TU. Des tirs à l'arme

21h22 TU. Des tirs à l'arme légère et lourde retentissent encore à Ouagadougou malgré les règlements annoncés, c'est-à-dire la dissolution du gouvernement et les départs-nomination dans l'armée. Difficile de dire exactement d'où viennent ces tirs.

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