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Dans la prison des corps
La prison reste toujours un lieu tabou et secret. Mais derrière les barreaux, les détenus sont aussi extrêmement vulnérables. De l’hépatite C à la dépression, leur santé mentale et physique est devenue une priorité.
Au cœur de la détention, le centre de santé. Dans ces petits bureaux exigus, une équipe de médecins et d’infirmières reçoivent tous les jours les prisonniers et respectent le secret médical. Aujourd’hui Alain est venu consulter, depuis plus de 19 ans, il est atteint de l’hépatite C. Cette maladie facilement transmissible est courante dans les prisons, sa prévalence est 7 fois plus importante que dans la population normale. Son traitement, à base de médicaments et d’injections hebdomadaires, dure souvent longtemps et décourage les détenus qui sortent parfois avant d’être complètement guéris. Il arrive aussi que certains prisonniers se contaminent au sein des établissements pénitentiaires, lorsqu’ils se font faire des tatouages ou encore échangent des seringues clandestinement. Les équipes médicales doivent donc rester vigilantes même si la prise de conscience commence à se faire. Récemment, 40% des malades atteints d’une cirrhose ou d’un cancer du foie dus à une hépatite C ont pu bénéficier d’un aménagement de peine
Nous allons ensuite nous rendre à Lyon pour visiter une prison hôpital ou plutôt un hôpital prison spécialisé dans les troubles psychologiques. Suicidaires ou psychotiques, les détenus souffrent souvent de maladies mentales. Dans cet établissement unique en France, ils ont une chambre individuelle et deviennent des patients comme les autres. Loin de leur cellule et épaulés au quotidien, les prisonniers sont soignés. Une « réanimation sociale » qui demande de gros moyens : deux fois plus de soignants que de détenus.
Enfin, dernière étape de cette immersion en prison dans l’état de New York aux Etats-Unis, les prisonniers peuvent partager leur cellule avec… leur chien. Né en 1997, l’association Puppies behind bars confie à chaque détenu volontaire un chiot qu’il devra élever et dresser pendant 16 mois. Un compagnon au quotidien pour rompre avec l’isolement mais aussi se familiariser avec la discipline. Une fois formés, les chiens sont destinés à identifier les explosifs, la drogue ou encore à guider les personnes handicapées.
Commentaires (2)
reaction
les prisons sont des gens qui doivent observer beaucoup de chose dans leur milieu qui est la prison d'ordre themal je sais que guere les prisonniers vouleront cette idee bien manquante
les prisons
si seulement on prenait autant de précautions avec les victimes qui gardent dfes sequelles à vie.































