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Moyen-orient

Le pouvoir envoie des blindés en renfort dans la ville assiégée de Deraa

Vidéo par Lizzie TREU

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/04/2011

Après le "vendredi de la colère", où 62 personnes ont péri, une quinzaine de chars sont entrés dans Deraa, épicentre de la contestation du pouvoir syrien. Ces renforts viennent prêter main forte aux troupes déployées dans la ville.

REUTERS - Les forces syriennes ont bombardé samedi la vieille ville de Deraa, dans le sud du pays, et pris d'assaut la mosquée Omari, épicentre du mouvement de contestation contre le régime du président Bachar al Assad, ont rapporté des habitants.

"Le bombardement a cessé. Il y a des tireurs embusqués sur le toit de la mosquée", a précisé un habitant, ajoutant que les forces de sécurité, appuyées par des blindés, semblaient avoir pris le contrôle de la vieille ville.

Les chars qui ont commencé à se déployer lundi à Deraa ont visé en particulier une colline de la vieille ville appelée Karak, a-t-il dit par téléphone. Des agents des services de sécurité et de la police secrète ont aussi été aperçus dans la ville.

"Il semble qu'ils veuillent finir leur campagne aujourd'hui.A voir le nouveau déploiement de chars, il semble qu'ils intensifient leurs opérations aujourd'hui", avait auparavant déclaré un autre habitant.

Deraa, qui compte 120.000 habitants, est le berceau du soulèvement qui a débuté il y a six semaines pour, au départ, réclamer davantage de libertés et la fin de la corruption. La violente répression du mouvement a entraîné une radicalisation avec des appels au renversement d'Assad.

En dépit de l'imposant déploiement militaire et de nombreuses arrestations, les protestataires ont à nouveau manifesté vendredi en réclamant le départ d'Assad.

Plus de 500 morts en six semaines

Selon une source médicale, 19 personnes originaires de villages de la région ont été tuées vendredi par des tirs de l'armée alors qu'elles tentaient de pénétrer dans la ville pour manifester leur solidarité avec les manifestants.

Des mouvements syriens de défense des droits de l'homme ont avancé pour vendredi un bilan de 62 morts dans tout le pays, ce qui porte le bilan depuis le début du soulèvement à plus de 500 morts.

Reportage à la frontière syro-libanaise, traversée par des centaines de Syriens

Pour la première fois depuis le début de la répression sanglante, les puissances occidentales ont pris des mesures concrètes. Washington a imposé de nouvelles sanctions à des personnalités syriennes dont le frère d'Assad, Maher, qui dirige la quatrième division mécanisée, une unité ultra loyale, déployée lundi dernier à Deraa.

L'ordre exécutif signé par le président Barack Obama prévoit également des sanctions contre le cousin du chef de l'Etat, Atif Najib, contre Ali Mamlouk, directeur des services de renseignements, et contre les Gardiens de la révolution iranienne, accusés d'aider Damas à réprimer les manifestations, ce que démentent les autorités syriennes.

Les Etats membres de l'Union européenne ont annoncé de leur côté qu'ils étaient parvenus à un accord préliminaire visant à imposer un embargo sur les ventes d'armes à la Syrie. Cet accord devrait être formalisé dans les prochaines jours.

Des manifestations ont aussi eu lieu vendredi à Homs et Hama, dans le centre du pays, à Banias, sur la côte méditerranéenne, à Kamichli, à l'est, à Harasta, un faubourg de Damas, et dans la capitale elle-même.

Un militant des droits de l'homme à Deraa a déclaré vendredi que dans la ville, des morgues de fortune contenaient les corps de 85 personnes tuées, selon lui, depuis que l'armée a pénétré dans la ville, lundi.

Des habitants disent que la crise humanitaire s'aggrave.

Première publication : 30/04/2011

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