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FRANCE

Les corps des victimes de l'attentat de Marrakech ont été rapatriés

Vidéo par Stéphanie DE SILGUY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/05/2011

Les corps des huit victimes françaises de l'attentat de Marrakech du 28 avril ont été rapatriés ce mardi. Le président Nicolas Sarkozy s'est rendu à l'aéroport d'Orly pour leur rendre hommage aux victimes et s'entretenir avec les familles.

AFP - Les dépouilles des huit Français tués dans l'attentat de Marrakech, qui a fait 16 morts le 28 avril, ont été rapatriées mardi en France, où le président Sarkozy leur a rendu hommage et a promis à leurs proches que "le crime" ne serait pas "impuni".
              
L'avion transportant les corps, affrété par l'Etat français, a atterri mardi peu avant 17H00 à Orly.
              
Les huit cercueils drapés de la bannière tricolore ont été alignés sur le tarmac. Nicolas Sarkozy, venu avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy, a salué les familles et les proches, puis s'est recueilli devant les cercueils, avant que la garde républicaine n'entonne La Marseillaise.


              
Dans un discours très personnalisé, au cours duquel chaque victime, et notamment une fillette de 10 ans, Camille, a été évoquée nommément, le chef de l'Etat a promis que le "crime" de l'attentat ne resterait pas "impuni".
              
"La France, je le dis ici, je le dis devant les corps rapatriés de huit Français dont une petite fille de dix ans, je le dis devant vous qui allez maintenant devoir vivre avec cette douleur mais aussi avec ce terrible sentiment qui nous habite tous ce soir, la France ne laissera pas ce crime impuni", a déclaré M. Sarkozy.
              
"Les terroristes, mes chers compatriotes, savent désormais qu'ils n'auront aucun répit, nulle part, jamais. Où qu'ils se trouvent, où qu'ils se cachent ils seront recherchés, suivis à la trace, débusqués par tous les moyens et ils auront à rendre compte de leurs crimes", a-t-il poursuivi dans une allusion à la mort du chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, tué dimanche par un commando américain au Pakistan.
       


A l'issue de son allocution, le président s'est entretenu une trentaine de minutes avec les familles dans le pavillon d'honneur de l'aéroport.
              
Dans la matinée à l'aéroport de Marrakech, peu avant le départ de l'avion vers Paris, les familles s'étaient recueillies dans l'intimité, en présence du ministre marocain de l'Intérieur Taieb Cherkaoui, et de diplomates français.
              
"J'ai une haine des terroristes, les terroristes ne sont pas les défenseurs de l'islam", a déclaré à la presse le père d'une victime, qui n'a pas donné son nom.
              
Une bombe commandée à distance a soufflé le 28 avril un café, l'Argana, sur la place Jamâa El-Fna, haut lieu du tourisme à Marrakech, faisant 16 morts et 21 blessés.
              
Outre les huit Français, trois Marocains, un Britannique, un Canadien, un Néerlandais, un Portugais et un Suisse ont été tués dans cette attaque, la plus meurtrière au Maroc depuis 2003.


              
L'attentat n'a pas été revendiqué, et aucune arrestation n'a été annoncée, mais l'implication des émules d'Al Qaïda dans la région a été évoquée.
              
Les autorités marocaines ont réitéré lundi qu'elles privilégiaient la piste Al-Qaïda. "Nous sommes toujours sur la piste annoncée, qui évoquait des accointances avec Al-Qaïda", a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement Khalid Naciri.
              
Le jour même de l'attentat, le roi Mohammed VI avait ordonné une enquête rapide et transparente et demandé que l'opinion publique soit tenue au courant de son déroulement.
              
Parmi les pistes figure le portrait-robot d'un suspect établi grâce aux déclarations de deux touristes néerlandais. Il s'agirait d'un Arabe, jeune, bien rasé et aux cheveux longs qui a été vu au café Argana, quelques minutes avant l'explosion.
              
Tous les Français blessés dans l'attentat ont été rapatriés en France, a indiqué mardi l'ambassade de France. Les derniers l'ont été dans deux avions médicalisés mardi matin.
              


Première publication : 03/05/2011

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