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EUROPE

Le procès de Sandor Kepiro est "un moment historique pour la Hongrie"

©

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 05/05/2011

Acteur-clé du procès de l’ancien nazi hongrois présumé Sandor Kepiro (photo) qui débute ce jeudi, Efraim Zuroff, directeur du Centre Simon-Wiesenthal de Jérusalem, explique à FRANCE 24 l’importance de cet épisode judiciaire.

Sandor Kepiro, un ancien nazi hongrois présumé, comparaît depuis ce jeudi devant la justice de son pays. Âgé de 97 ans, cet ancien capitaine de gendarmerie est accusé d’avoir donné l’ordre de tuer, en 1942, au moins 1 200 civils, dont des juifs, à Novi Sad (Serbie). À l’ouverture du procès, qu’il a qualifié de "cirque", Sandor Kepiro a clamé son innocence. Il encourt la prison à perpétuité.

Pour Efraim Zuroff, directeur du Centre Simon-Wiesenthal de Jérusalem, le procès de celui que l’on présenta pendant des années comme le "nazi encore en vie le plus recherché" est l’aboutissement d’une longue traque.

Sandor Kepiro avait fui la Hongrie en 1944 après avoir été condamné à dix ans de prison pour crimes de guerre. Il s’était réfugié en Argentine avant de profiter de la chute du communisme pour rentrer dans son pays, en 1996. Dix ans plus tard, Efraim Zuroff retrouve sa trace à Budapest, où il sera arrêté en 2009. Témoin-clé de cette affaire, le "chasseur de nazis" explique à FRANCE 24 l’importance de ce procès.

FRANCE 24 : Pour vous qui avez contribué à l’arrestation de Sandor Kepiro, que représente ce procès ?
Efraim Zuroff - J’éprouve une grande joie. D’autant plus que, mardi, la justice hongroise m’a acquitté dans un procès en diffamation que Sandor Kepiro a intenté contre moi l’année dernière. Cependant, ce procès n’est pas mon histoire mais celle des Hongrois.

C’est avant tout un moment historique pour le pays. Il s'agit du premier procès d’un ancien nazi depuis l’indépendance du pays, en 1946. Il pourrait enfin permettre à la Hongrie d’exercer un travail de mémoire sur son rôle joué pendant la Seconde Guerre mondiale.

Et puis ce procès intervient à un moment où le pays est confronté à une résurgence du discours populiste qui stigmatise de plus en plus violemment la population rom. C’est l’occasion de montrer à quel point le racisme et l’antisémitisme peuvent mener à des horreurs.

Comment les Hongrois accueillent-ils la tenue de ce procès ?
E. Z. : L’opinion hongroise est clairement divisée. J’ai rencontré des personnes qui me soutiennent à 100 % et d’autres qui me critiquent. Reste que j’ai vécu aujourd’hui l’un des moments les plus forts de ma vie : une manifestation de catholiques arborant une étoile jaune. C’était très émouvant.

Sandor Kepiro est peu connu du grand public. Pourquoi figurait-il parmi les "nazis les plus recherchés" par le Centre Simon-Wiesenthal ?
E. Z. : Il était officier en 1942. C’est lui qui donnait les ordres d’exécution. Sandor Kepiro est, en outre, un homme extrêmement intelligent qui a réussi à se cacher durant des décennies. Pour toute l’Europe de l’Est, c’est un symbole de la collaboration avec le régime nazi.

Comme bien d’autres dignitaires nazis, il affirme n’avoir fait qu’exécuter des ordres…
E. Z. : Cette ligne de défense a déjà été rejetée à plusieurs reprises devant les tribunaux. Si on suit cette logique, seul Adolf Hitler serait responsable ! En outre, Sandor Kepiro est un juriste de formation, donc il savait parfaitement que les ordres qu’il a choisi d’exécuter étaient illégaux.

Première publication : 05/05/2011

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