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Le gouvernement promet la fermeté après de violents heurts inter-religieux

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 09/05/2011

Après les affrontements qui ont opposé musulmans et chrétiens samedi soir au Caire, et durant lesquels 12 personnes ont été tuées, le gouvernement a promis de défendre "d'une main de fer" la sécurité du pays.

AFP - Le gouvernement égyptien a assuré dimanche qu'il agirait d'une "main de fer" pour défendre la sécurité du pays et prendrait des mesures contre les attaques de lieux de cultes, au lendemain d'affrontements entre musulmans et chrétiens ayant fait 12 morts au Caire.

Les autorités vont "frapper d'une main de fer tous ceux qui cherchent à nuire à la sécurité de la nation", a déclaré le ministre de la Justice, Abdel Aziz al-Guindi, à l'issue d'une réunion de crise après les violences de samedi soir, imputant les violences à une "contre-révolution".

Le gouvernement va "appliquer de manière immédiate et ferme les lois qui criminalisent les attaques contre des lieux de culte et contre la liberté de croyance", a assuré le ministre, ajoutant que les lois antiterroristes seraient utilisées contre les fauteurs de troubles.

L'armée, dépositaire du pouvoir, a annoncé qu'elle allait déférer les 190 personnes arrêtées dans le cadre de ces violences devant des tribunaux militaires.

Deux églises attaquées au Caire

De violents affrontements ont opposé samedi soir musulmans et chrétiens dans le quartier populaire d'Imbaba. Douze personnes ont été tuées et 232 blessées, selon un dernier bilan officiel.

Les principaux affrontements se sont produits autour d'une église, attaquée par des musulmans estimant qu'une chrétienne voulant se convertir à l'islam y était enfermée.

Un couvre-feu a été imposé à 11H00 (09H00 GMT) dimanche dans le secteur jusqu'à lundi 11H00 (09H00 GMT), a indiqué la télévision d'Etat.

Une autre église a été incendiée dans ce quartier, où de nombreux soldats et de policiers anti-émeutes ont été déployés.

"Contre-révolution"

M. Guindi a imputé ces violences à une "contre-révolution" -que le gouvernement a affirmé à plusieurs reprises être orchestrée par des fidèles au régime du président Hosni Moubarak chassé du pouvoir le 11 février par une révolte populaire- semant le désordre dans le pays.

"Le peuple égyptien, la noble police et la grande armée sont debout ensemble aujourd'hui pour faire échec à la contre-révolution", a-t-il indiqué.

Les lois sanctionnant les attaques contre l'unité nationale "prévoient des sanctions sévères et peuvent conduire à la peine de mort", a-t-il ajouté.

L'armée a exhorté "toutes les communautés en Egypte, les jeunes de la révolution et les théologiens musulmans et chrétiens à s'opposer fermement aux tentatives de groupes obscurantistes de torpiller l'unité nationale".

Tensions confessionnelles croissantes

Depuis des mois, l'Egypte connaît une montée des tensions confessionnelles, alimentée par des polémiques autour des femmes coptes qui souhaiteraient se convertir à l'islam mais seraient maintenues cloîtrées par l'Eglise.

Plusieurs manifestations à l'appel de salafistes (islamistes radicaux) ont eu lieu ces dernières semaines pour réclamer "la libération" de Camilia Chehata et Wafa Constantine, deux épouses de prêtres selon eux séquestrées par l'Eglise.

Les deux femmes auraient chacune quitté leur mari, il y a sept ans pour Mme Constantine, l'année dernière pour Mme Chehata. Toutes deux ont été raccompagnées chez elles par la police, après que les Coptes aient assuré qu'elles avaient été enlevées par des musulmans.

L'Eglise a démenti leur éventuelle conversion, mais aucune des deux n'est réapparue publiquement pour donner sa version des faits.

Saisi par des islamistes, le parquet a demandé le 30 avril à entendre Camilia Chehata, mais l'Eglise a refusé de recevoir la notification d'un huissier.

Les Coptes, ou chrétiens d'Egypte, représentent 6 à 10% des quelque 80 millions d'Egyptiens. Ils s'estiment discriminés et de plus en plus marginalisés dans une société en grande majorité musulmane sunnite.

Ils ont été visés par plusieurs attentats, en particulier celui de la nuit de la Saint-Sylvestre contre une église copte à Alexandrie qui a fait 21 morts.

 

Première publication : 08/05/2011

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