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Gaz de schiste : l'Assemblée vote contre l'exploitation par fracturation hydraulique
Les députés ont adopté ce mercredi en première lecture une proposition de loi UMP qui vise à interdire la technique de fracturation hydraulique pour l'exploitation des gaz de schiste. La gauche a voté contre le texte qu'elle juge ambigü.
REUTERS - Les députés français ont adopté mercredi par 287 voix contre 186 la proposition de loi UMP qui interdit la technique de la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste.
Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour ce texte présenté par Christian Jacob, le président du groupe UMP. L'opposition, jugeant plusieurs dispositions "ambigües", a voté contre cette proposition de loi que le Sénat examinera à son tour le 1er juin.
La technique de la fracturation hydraulique, très contestée en raison de son impact sur l'environnement, consiste, pour libérer les carbures, à injecter de fortes quantités d'eau mélangée à du sable et des ajduvants chimiques.
Le texte, déposé par Christian Jacob, le président du groupe UMP, et tel qu'il a été modifié en commission, évoque seulement la fracturation hydraulique et l'abrogation des permis de recherches qui y ont recours, ce qui ouvrirait potentiellement la voie à l'utilisation d'une autre technique.
La proposition de loi dispose que les titulaires de permis exclusifs de recherches devront, dans un délai de deux mois, indiquer dans un rapport à l'autorité administrative les techniques employées dans leurs activités.
En cas de non remise du rapport ou bien s'il est indiqué que le titulaire du permis a recours à la fracturation hydraulique, le permis accordé par le gouvernement sera abrogé.
La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a apporté le soutien du gouvernement à ce texte, a reconnu que les permis accordés ne l'ont "pas été dans de bonnes conditions" et "que les choses ont été faites à l'envers".
"Avec ce texte, c'est l'occasion d'aller plus loin dans la mise en oeuvre du principe de précaution", a-t-elle dit en assurant, à propos de l'article 2 de la proposition de loi, qu'il "s'agit bien d'abroger tous les permis de recherche qui n'ont plus de raison d'être aprés l'interdiction" de la fracturation hydraulique.
Le groupe socialiste, qui avait semblé dans un premier temps accepter la version du texte mise au point par la commission du Développement durable, a fait marche arrière.
"C'est un texte qui ne tient pas du point de vue juridique", a dit Pascal Terrasse (PS). "Nous ne vous faisons pas confiance", a-t-il ajouté en demandant l'abrogation totale de tous les permis d'exploitation accordés.
Plusieurs centaines de personnes, parmis lesquelles tous les responsables des associations et mouvements écologistes, ont manifesté mardi aux abords de l'Assemblée nationale pour protester contre cette proposition de loi jugée "insuffisante".



























Commentaires (3)
mouai
Cette suspension est une victoire pour l'écologie, mais sans l'intervention acharnée des lobbyiste écologiste on en aurait jamais entendu parlé, et on en aurait juste subit les conséquences avec des "mais on savait pas à l'époque" "mais on est pas responsable" et tout le tralala. L'arret du gaz de schiste en France a un gout particulierement amer, on oublira pas qu'il s'agit de Mr Borlo, alors ministre de l'écologie, qui a autorisé ses exploitations il y a 3 ans sans aucune forme de débat ou de controle des risques. Et c'est d'autant plus amer, quand on pense au pays africains, sud américains, et asiatiques qui pour la plupart ont deja signés et engagés des exploitations de ce type sans en avoir mesuré les conséquences. L'avenir de leurs nappes est radieux...
la nature
la destruction de la nature est voulue et programmée
mais ce qui n'est pas programmée est la réaction de la nature qui agira en son temps
les ambigüs se sont eux
ils sont incapables d'analiser,et par principe de contradiction ils votent l'inverse,d'ailleurs ils ne savent faire que ça.
empoisonner notre notre sol ! ça ne les touchent pas; ils planent.
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