Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle : Le Gabon suspendu à la décision de la Cour Constitutionnelle

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentats aux États-Unis: la peur du terrorisme ravivée (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Mort d'un homme noir tué par la police aux États-Unis: racisme ou dérapage ? (partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Quelle politique mener à l'égard des réfugiés en Europe ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Budget de l'État 2017 : le grand bluff ?

En savoir plus

TECH 24

La dictature des algorithmes

En savoir plus

FOCUS

Adulé ou conspué : Jeremy Corbyn, une figure qui divise le Labour au Royaume-Uni

En savoir plus

#ActuElles

Pénélope Bagieu raconte en BD l'histoire de 15 héroïnes culottées

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Djihad" ou l'art comme rempart à l'extrémisme

En savoir plus

Economie

La Syrie part en guerre contre Facebook

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 11/05/2011

Damas accuse le célèbre réseau social de soutenir la "prétendue révolution" hostile au régime et lui reproche de fermer sans raison des pages Facebook qui soutiennent Bachar al-Assad.

Occupé à réprimer le soulèvement populaire qui s'oppose au régime de Bachar al-Assad, le pouvoir syrien n’en oublie pas pour autant le front des médias sociaux. Ces derniers jours, Damas a décidé de se lancer à l’attaque de Facebook. Le "crime" du célèbre réseau social ? Avoir fermé, vendredi dernier, la page de l’Armée électronique syrienne qui soutient le président syrien sans en avoir averti ses responsables alors qu'elle comptait plus de 60 000 fans, rapporte mardi la version arabe du site d’information américain CNN.

Quelques heures plus tard, le couperet tombait sur un clone de cette page de propagande pro-Bachar créée par des "sympathisants", selon la formule du quotidien d'État syrien "Al-Thawra".

En début de semaine, le journal a également accusé Facebook de "soutenir la prétendue révolution syrienne". En clair : Damas soupçonne le site de jouer double jeu, rappellant au passage que des pages de l’opposition continuent, elles, leur petit bonhomme de chemin numérique.

Si les responsables du réseau social se sont toujours gardés de prendre position lors des récents événements qui ont touché le monde arabe, force est toutefois de constater qu'il a permis aux manifestants égyptiens et tunisiens de s’organiser plus facilement. Reste cependant que Facebook n’a pas coutume de fermer des pages et ne sévit généralement qu'en cas d'infractions flagrantes et répétées contre ses règles. Contacté par FRANCE 24, la société n'a pas souhaité réagir.

Appel au spam

Les administrateurs de la célèbre page Facebook égyptienne "Nous sommes tous des Khaled Saïd", qui s'était notamment illustrée lors du soulèvement contre le régime de l’ex-président Hosni Moubarak, avancent, eux, l'explication suivante à la fermeture de la page de l'Armée électronique syrienne : ils assurent que ses responsables auraient enfreint le code de bonne conduite de Facebook.

"Nous sommes tous des Khaled Saïd" reproduit, ainsi, un message posté sur le "mur" de la page de l’Armée électronique syrienne expliquant à ses membres la marche à suivre pour "spammer" (inonder de messages indésirables) - ce qui est interdit - des groupes Facebook appelant à la révolution en Syrie.

Mais des internautes syriens prêtent, eux, à Facebook des motivations plus nobles. Le réseau social aurait réagi aux informations du quotidien britannique "The Telegraph", selon lesquelles, ces derniers jours, des opposants syriens ont été torturés pour livrer leurs codes d’accès à Facebook, expliquent-ils.

Autant d’accusations que réfutent Damas. Le quotidien "Al-Thawra" affirme, quant à lui, que "les responsables de la page de l’Armée électronique syrienne s’apprêtent à lancer une offensive dont Facebook se souviendra" pour se venger du prétendu parti pris du réseau social.

Première publication : 11/05/2011

  • SYRIE

    La répression s'intensifie dans le pays

    En savoir plus

  • SYRIE

    Sur Facebook, des opposants proposent à Bachar Al-Assad des élections libres

    En savoir plus

  • SYRIE

    "Un peuple qui ne va pas au bout de sa révolution creuse sa propre tombe"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)