Dernière modification : 14/05/2011 

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L'émissaire américain pour le Proche-Orient démissionne

George Mitchell, émissaire américain pour la paix au Proche-Orient, a présenté sa démission ce vendredi au président américain Barack Obama. Principal artisan de la paix en Irlande du Nord, il a tenté en vain pendant deux ans de l'obtenir en Israël.

Par Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE , correspondant de FRANCE 24 aux États-Unis (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, a démissionné vendredi, au moment où les Etats-Unis semblent préparer une nouvelle phase de leurs efforts pour raviver le processus de paix enlisé entre Israël et les Palestiniens.

Le président Barack Obama a rendu hommage dans un communiqué au "promoteur infatigable de la paix", rappelant que l'ancien sénateur s'était engagé pour deux ans quand il a accepté la mission en janvier 2009, à l'âge de 75 ans.

Il a également annoncé que l'émissaire adjoint David Hale assurerait l'intérim.

La nomination de M. Mitchell, au lendemain de l'investiture de Barack Obama, avait été un signe de l'importance accordée par la nouvelle administration à la paix entre Israël et les Palestiniens.

Mais en dépit des incessantes navettes du négociateur dans la région, les efforts américains se sont fracassés sur le refus des parties d'aboutir à un compromis suffisant pour relancer un dialogue direct entre elles.

La dernière tentative, lancée à Washington en septembre 2010, avait échoué moins d'un mois plus tard sur le refus d'Israël de prolonger un moratoire sur la colonisation juive en Cisjordanie.

L'administration américaine avait maintenu, pendant un temps, son objectif officiel d'aboutir à "une solution à deux Etats" à la fin de l'été 2011. Mais depuis le début de l'année, l'emploi du temps de George Mitchell était nettement allégé.

Son départ survient alors que M. Obama doit prononcer, le 19 mai au département d'Etat, un discours très attendu sur les révoltes dans le monde arabe et en Afrique du Nord.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait plaidé en avril que la reprise du dialogue entre Israël et les Palestiniens était "une nécessité immédiate" à la lueur de ces révoltes arabes. Elle avait suggéré au passage la possibilité d'une nouvelle approche de la politique américaine dans la région.

Que le processus de paix "soit une affaire extraordinairement difficile n'est une nouveauté pour personne", a observé vendredi Jay Carney, le porte-parole de la Maison Blanche: "Mais il se trouve que c'est important, et le président a l'intention de continuer à y travailler".

Le 20 mai, au lendemain de son discours, M. Obama recevra le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à qui des médias ont prêté l'intention de proposer son propre plan de paix.

Les Palestiniens, de leur côté, recherchent désormais activement la reconnaissance de leur Etat par l'assemblée générale de l'ONU. Tant les Etats-Unis qu'Israël redoutent cette initiative "unilatérale".

Le New York Times a affirmé en avril que la Maison Blanche comptait proposer un Etat palestinien dans les frontières de 1967, et que Jérusalem devienne la capitale commune à Israël et au futur Etat de Palestine. De même source, Washington écarterait l'option d'un "droit au retour" des réfugiés palestiniens.

Aucun élément plus récent n'a filtré quant aux intentions du président Obama. Mais nombre d'observateurs, aux Etats-Unis, pressent la Maison Blanche de soumettre ses propres idées pour la paix.

"La démission du sénateur Mitchell souligne la nécessité, pour le président, de prendre en charge personnellement la politique américaine de paix au Proche-Orient", a encore commenté vendredi Ori Nir, le porte-parole d'Americans for Peace Now, une organisation juive américaine qui milite pour la solution à deux Etats.

Les émissaires, a-t-il ajouté, "ne peuvent se substituer à un engagement présidentiel personnel, qui est la seule façon d'obtenir une avancée vers la paix entre Israéliens et Palestiniens."

 

Commentaires (7)

Obama parle au monde arabe

Le discours d'Obama au monde arabe est plein de bons sentiments. Mais si les Etats-Unis continuent à refuser de faire pression sur Israël pour accepter un accord de paix honorable avec le peuple palestinien, les propos de M. Obama ne seront que des mots creux.

Colonisation même au 21e siècle...qui l'a vue?

Honte aux journaliste et politiques qui défendent Israël qui OCCUPE et COLONISE des terres qui ne lui appartiennent pas, le tout quand on regrette la colonisation à coup de discours moralisateurs et de "liberté des peuples".

Quelle belle hypocrisie !

on savait bien que ce négociateur ne...

...réussira pas sa mission.car les responsables israeliens sont comme du poisson qui est bien savonné.On ne peut le tenir dans sa main.Aussi le Monsieur Sahara ROSS,n'obtiendra rien des mercenaires du front polisario.ces derniers sont accusés d'aider le dictateur libyen kadhafi,qui massacre le peuple,pour rester accrocher au pouvoir,puisqu'il a peur d'etre au chaumage.M METCHEL n'a pas reçu à convaincre les israeliens d'avoir des bonnes intentions avec leur voisin palestien,vu leur méthode de dialoguer avec les émissaires de l'ONU.A mon avis,il faut laissr ces derniers nager dans leur erreur,et ne pas avoir de contact avec eux.Un jour viendra ou ils se retournerons contre les europeens,les occidentaux et meme les USA.

fred tu as raisons et juste la verite

fred :ils sont ou les journalistes pour denoncer le rapprochement du fatah au terroriste du hamas?
bedzigui: quand a ete creer la palestine ? et par qui? et sur quelles royaumes? quand tu auras trouver repond moi merci

juste la verite

la traites de balfour a attribue a israel un territoire qui jadis etait deja occupes.vus comment les choses avance et avec l'avance des colonies je peu conclure qu'un processus a ete mis en place pour la dissolution de la palestine.

création de l'état palestinien

en quoi une décision unilatérale pose-t'elle problême ?

étrange

Aucune déclaration de l'intéressé qui démissionne à un moment clé pour cette région du monde. Les journalistes ne se posent aucune question et ne font pas de travail d'investigation. Chapeau

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