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Afrique

Le chef d'état-major de l'armée britannique veut intensifier les frappes

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/05/2011

Dans un entretien publié ce dimanche dans le Sunday Telegraph, le général David Richards, chef d'état-major de l'armée britannique, appelle à une intensification des bombardements aériens sur la Libye pour provoquer le départ du colonel Kadhafi.

AFP - Le chef d'état-major de l'armée britannique, le général David Richards, demande que l'Otan intensifie ses bombardements aériens sur la Libye "pour augmenter la pression" sur le colonel Mouammar Kadhafi, dans un entretien publié dimanche par le Sunday Telegraph.

"L'étau se resserre sur Kadhafi, mais nous avons besoin d'augmenter la pression au travers d'une action militaire plus intense", juge le général qui réclame un "élargissement des cibles" retenues par l'Otan en Libye.

"La campagne militaire jusqu'à présent a été un succès significatif pour l'Otan et nos alliés arabes. Mais nous devons faire plus", dit le général, ajoutant: "si nous n'augmentons pas la mise maintenant, il y a un risque que le conflit puisse aboutir à ce que Kadhafi s'accroche au pouvoir".

"Actuellement, l'Otan n'attaque pas d'infrastructures en Libye. Mais si nous voulons augmenter la pression sur le régime de Kadhafi alors nous devons considérer une augmentation de l'éventail de cibles que nous pouvons frapper", poursuit l'officier.

"Nous ne visons pas Kadhafi directement, mais s'il arrivait qu'il se trouve dans un centre de commandement et de contrôle frappé par l'Otan et qu'il soit tué, alors cela aurait lieu dans le cadre des règles" d'engagement, juge-t-il.

"Nous devons resserrer l'étau pour démontrer à Kadhafi que c'est fichu pour lui et qu'il doit partir", insiste le général Richards.

L'Otan a pris le commandement fin mars des opérations de la coalition internationale intervenues le 19 mars en Libye pour faire cesser les violences contre les civils et instaurer une zone d'exclusion aérienne, en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

La capitale libyenne et les villes environnantes sont visées quasi-quotidiennes par les raids.

Première publication : 15/05/2011

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