Dernière modification : 19/05/2011
- Affaire DSK - Bill Clinton - Dominique Strauss-Kahn - États-Unis - FMI - France - Justice - New York - Police - Silvio Berlusconi
Florilège des affaires mêlant sexe, scandale et hommes politiques
Inculpé pour agression sexuelle, tentative de viol et séquestration, le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn n’est pas la première personnalité politique à se retrouver confrontée à un scandale sexuel. Panorama non exhaustif.
Par FRANCE 24 avec dépêches (texte)
L'affaire Strauss-Kahn n'est pas sans rappeler d'autres scandales. L'Histoire compte nombre d'hommes politiques qui ont défrayé la chronique en raison de leurs comportements sexuels, voire de personnalités qui ont dû répondre de leurs actes devant la justice.
- Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi est au cœur de plusieurs scandales à caractère sexuel. Il est notamment accusé d'avoir sollicité les prestations sexuelles d'une mineure, surnommée Ruby, de février à mai 2010. Il est également mis en cause pour avoir fait pression sur la police pour obtenir la libération de cette jeune femme à la suite d'un délit. Son procès pour recours à la prostitution de mineure et abus de pouvoir, entamé le 6 avril 2011, doit reprendre le 31 mai.
- Le président israélien Moshé Katzav a dû démissionner en juin 2007 à la suite d'un scandale sexuel. Le 30 décembre 2010, il est reconnu coupable d'avoir commis deux viols sur une de ses subordonnées, au ministère du Tourisme, dans les années 1990. Ce n’est pas tout : il a aussi été condamné le 22 mars 2011 par un tribunal de Tel-Aviv à sept ans de prison ferme et deux ans avec sursis pour viol, harcèlement sexuel et actes indécents exercés à l'encontre d'une ancienne employée de la résidence présidentielle. Il a interjeté appel.
- L'actuel président sud-africain Jacob Zuma, au pouvoir depuis mai 2009, a été acquitté le 8 mai 2006 après avoir été accusé de viol d'une jeune femme séropositive. Ce procès avait exceptionnellement été retransmis en direct à la télévision. Le juge avait conclu que la plaignante, âgée de 31 ans, n'était pas crédible car, selon des témoins, elle souffrait de troubles mentaux.
- L'ancien vice-Premier ministre malaisien, devenu chef de l'opposition, Anwar Ibrahim, risque une peine de 20 ans de prison s'il est reconnu coupable d'avoir pratiqué la sodomie sur un ex-conseiller, en juin 2008. Ce dernier l’accuse en effet de relations sexuelles forcées. La Haute Cour de justice malaisienne vient d’ordonner, ce lundi, la poursuite du procès en estimant que les accusations de sodomie portées à son encontre étaient étayées.
- L'ancien président zimbabwéen et pasteur méthodiste Canaan Banana a été condamné à un an de prison en mai 2000 pour "sodomie et autres crimes sexuels" perpétrés à l'encontre de collaborateurs, alors qu'il était président de 1980 à 1987. Onze chefs d'accusation dont dix délits sexuels, avaient été retenus contre lui. Il a été libéré le 30 janvier 2001, sa peine ayant été écourtée. Il est décédé en novembre 2003.
- Nommé à la tête de la Banque mondiale en 2005, l’Américain Paul Wolfowitz a entretenu une liaison avec une salariée de l'institution. En avril 2007, la presse a révélé que l’ancien secrétaire adjoint à la Défense lui avait personnellement octroyé d'importantes augmentations de salaires. Dans un premier temps, il a nié tout népotisme et a refusé de démissionner, mais sa situation est devenue rapidement intenable. Il a quitté la Banque mondiale deux mois plus tard, en juin 2007.
- Le "Monicagate" est peut-être le scandale sexuel le plus retentissant ayant jamais touché une personnalité politique de premier plan. Le président des Etats-Unis en personne, Bill Clinton (1993-2001) a été accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec une stagiaire de la Maison Blanche, Monica Lewinsky, entre 1995 et 1997. Par ailleurs, une ancienne collaboratrice du président, Paula Jones, l’a accusé d’harcèlement sexuel alors qu’il était gouverneur de l’Arkansas au début des années 1990. Un rapport d'enquête lui a reproché d'avoir "menti sous serment" dans l’affaire Paula Jones, et d'avoir voulu faire entrave à la justice dans l'affaire Lewinksy. Une procédure de mise en accusation (dite ’impeachment’) a été menée contre lui. Elle a finalement été rejetée par le Congrès en 1999.
- L’Américain Eliot Spitzer, gouverneur de l'État de New York (2007-2008) et figure du Parti démocrate, s'est compromis dans une affaire de mœurs liée à un réseau de prostitution de luxe. Cet ancien procureur général (1999-2007), surnommé "M. Propre", a démissionné un an après son élection.
- John Edwards, étoile montante du Parti démocrate et candidat à l'investiture présidentielle américaine battu par Barack Obama en 2008, a vu sa carrière stoppée nette après la découverte d'une liaison adultère avec une documentariste de son équipe de campagne.
- En 1963, le secrétaire d’Etat à la Guerre britannique John Profumo était éclaboussé par un scandale sexuel sur fond d’espionnage. Il a été contraint de démissionner suite à la révélation de sa liaison avec une call-girl, Christine Keeler, qui entretenait, en pleine Guerre froide, des relations avec un fonctionnaire de l’ambassade soviétique à Londres.

































Commentaires (9)
les scandales sexuels des politiciens !
Merci. Je cherchais des idées, j'en ai plein pourtant, pour mes bouquins à l'eau de rose. Là cependant ça risque d'avoir des effluves un peu plus odorantes, genre euh comment dire, enfin vous voyez bien. C'est étonnant quand même ces gens qui vivent des vies bizarres que moi je ne vis pas ! Il faut dire que je suis une femme. C'est peut-être la clef du mystère. Si j'étais un homme...
dsk
pour le moment cette affaire est médiatisé donc il faut avoir tout les résultat pour connaitre les vrais cause donc a suivre
mais je trouve vraiment indécent que certain partit parle que de lui mais pas de la victime se qui prouve il ne pense que au pouvoir d une élection donc une France qui est pas a la hauteur d une vrais démocratie que le jugement se passe bien et surtout de ne pas oublié la victime
Pourquoi mettre une photo de
Pourquoi mettre une photo de Bill Clinton, alors que ce n'était pas de l'abus. Par contre, mettre sa photo, ça c'est de l'abus !
scandale sexuel
Ce qui est le plus scandaleux, c'est d'étaler au grand jour le scandale sexuel; je crains qu'à la longue les gens puissent s'y habituer et commencer à banaliser la chose. Il faudrait, à mon humble avis, trouver des dispositions qui inciteraient à un comportement plus décent de la part des auteurs de scandales, notamment un procès suivi d'une peine exemplaire, sans nécessairement tomber dans le sensationnel comme c'est le cas actuellement.
Une autre chose, nous sommes très nombreux auteurs de tels scandales, juges et avocats compris, seulement nous avons de la chance de n'avoir pas été pris en flagrant délit. Ceci devrait nous inspirer de l'humilité lorsque nous nous retrouvons devant une telle situation.
Alons-y donc, mais avec toute la sagesse possible, et faisons en sorte que le monde change.
Merci
Déontologie
On attend de la part des journalistes une déontologie irréprochable sur ce sujet.
Mais, hélas, il y a beaucoup de dérapages plus ou moins contrôlés.
La séparation entre ce qui relève de la vie privée et ce qui est un crime ou un délit n'est souvent pas très nette.
Un homme politique peut avoir une vie sexuelle hors normes s'il l'assume et s'il peut s'accommoder des attaques inévitables dont il fera l'objet.
Par contre, un homme politique délinquant ou criminel doit être jugé.
Les deux situations sont complètement différentes et seuls les pseudo-journalistes vendeurs de scandale cherchent la confusion.
DSK
dans l'affaire DSK les français mettront du temps à se rendre compte que ceci n'est qu'un coup monté pour écarté un adversaire politique à qui on avait promis le feu nucléaire s'il était candidat.
Mais votre article sur les scandales sexuels des hommes politiques est intéressant.
Parce qu'un français a été compromis dans une affaire sexuelle vous ressortez la majorité des hommes politiques Américains compromis bonjour la guerre médiatique.
Dominique Strauss-Kahn
La manière dont la justice américaine traite les suspects est le modèle que Sarkozy voudrait voir appliquer en France. D'où sa volonté de vouloir la disparition du juge d'instruction qui enquête à charge et à décharge.
Ah oui et Mitterrand, De
Ah oui et Mitterrand, De Gaules et les autres personnalités francaises? Le 2 poids 2 mesures est devenu trop flagrant dans vos reportages a moins que les aventures extraconjugales ne sont juteuses que chez les autres!!!
tous ses accusation sont
tous ses accusation sont fausse ils servent simplement de punition pour n'avoir pas obéit au ordre de l’élite.
Réagir à cet article