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Economie

Les ministres des Finances donnent le feu vert au plan de sauvetage du Portugal

Texte par Dépêche

Dernière modification : 17/05/2011

Les ministres européens des Finances se sont mis d'accord à l'unanimité sur le plan de sauvetage du Portugal qui va recevoir 78 milliards d'euros. Le pays doit en échange adopter des mesures d'austérité et procéder à des réformes.

AFP - Les ministres européens des Finances ont donné leur feu vert lundi à un plan de sauvetage pour le Portugal, qui prévoit 78 milliards d'euros de prêts conjoints avec le FMI en échange d'une cure d'austérité.

"Les ministres se sont mis d'accord à l'unanimité pour accorder une assistance financière en réponse à la demande des autorités portugaises", ont-ils annoncé dans une déclaration commune publiée lors d'une réunion à Bruxelles.

Les conditions du plan d'aide avaient été fixées au début du mois: le pays doit recevoir des Européens et du Fonds monétaire international, à hauteur de deux tiers/un tiers, 78 milliards d'euros de prêts sur trois ans.

En échange, il doit prendre de nouvelles mesures de rigueur, restructurer et renforcer le capital de ses banques, procéder à des privatisations et à des réformes notamment du système de santé et de l'administration, avec l'objectif d'assainir et de renflouer ses finances publiques.

D'après les prévisions données jusqu'ici par le gouvernement portugais, le déficit public devrait ainsi être ramené de 5,9% cette année à 3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2013.

Le programme est "ambitieux" mais "préserve les groupes les plus vulnérables de la société", ont souligné les ministres européens des Finances lundi.

Il "s'attaquera de manière décidée aux défis budgétaire, financier et structurel auxquels est confrontée l'économie portugaise" et "aidera aussi à restaurer la confiance et à protéger la stabilité financière de la zone euro", insistent-ils, appelant "tous les partis politiques (portugais) à assurer une application rigoureuse et rapide du programme".

Après avoir résisté durant plusieurs mois à la pression des marchés financiers, le Portugal était devenu en avril le troisième pays de la zone euro à demander une aide financière extérieure.

Avant lui, il avait fallu mettre sur pied l'an dernier des plans de sauvetage pour la Grèce (110 milliards d'euros) et l'Irlande (85 milliards).

Le feu vert des ministres des Finances semblait acquis après l'annonce la semaine dernière du soutien de la Finlande, jusqu'alors incertain.

Les Vrais Finlandais, un parti de droite nationaliste qui a obtenu 19% des suffrages aux législatives du 17 avril, avaient en effet affirmé à plusieurs reprises leur opposition à l'aide au Portugal. Mais ils ont finalement renoncé à entrer au gouvernement.

La Finlande est l'un des six pays de la zone euro bénéficiant de la meilleure notation financière possible sur sa capacité à rembourser ses dettes (AAA), ce qui en fait un partenaire crucial pour les plans de sauvetage européens.

La déclaration commune des ministres reprend d'ailleurs une des conditions posées par Helsinki à son accord, à savoir le fait que "les autorités portugaises s'efforceront d'encourager les investisseurs privés à maintenir leur exposition" dans le pays, "sur une base volontaire".

Avant même l'application du plan international, les mesures d'austérité prises jusqu'ici par Lisbonne pour tenter de calmer les marchés, baisses de salaires et hausse de TVA notamment, ont fait replonger le Portugal dans la récession dont il était sorti fin 2009.

Le PIB portugais s'est contracté de 0,7% au premier trimestre, après avoir déjà reculé 0,6% au trimestre précédent, selon des statistiques publiées la semaine dernière.

Le ministre portugais des Finances avait indiqué début mai que les nouvelles mesures liées au plan d'aide internationale pourraient entraîner une contraction de l'économie de 2% en 2011, puis en 2012, une reprise de l'activité étant attendue seulement en 2013.

Première publication : 16/05/2011

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