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DSK : la théorie du complot
Les premières rumeurs d’un complot contre Dominique Strauss-Kahn éclosent sur le Web. Les Taliban afghans commencent à communiquer en anglais sur Twitter. Et les internautes égyptiens tentent de sauvegarder les souvenirs de leur révolution.
DSK : la théorie du complot
C’est un étudiant de Sciences-Po et jeune militant UMP, Jonathan Pinet, qui avant les médias aurait été le premier à avoir fait état, sur Twitter, de l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn. Selon son message envoyé samedi à 17h, heure new-yorkaise, le patron du FMI aurait été interpellé dans un hôtel une heure plus tôt. Or, celui-ci a été arrêté à l’aéroport vers 16h40. De quoi alimenter les théories d’un complot contre DSK. Sur son blog, Jonathan Pinet, lui, ironise sur ces accusations. Quoiqu’il en soit, le débat continue de faire rage sur Twitter.
Les Taliban communiquent sur Twitter
Au pouvoir, ils interdisaient la télévision, la musique et le cinéma. Aujourd’hui, les Taliban afghans communiquent à tout va sur la toile et ont notamment investi Twitter pour diffuser leurs propagande.
Un outil sur lequel sont publiés des messages, rédigés en pashtoun pour la plupart, qui renvoient vers des comptes-rendus d'attaques contre les forces de police ou l'armée américaine. Le compte, créé il y a six mois, s’est fait remarquer en fin de semaine dernière. En effet, des tweets en anglais ont commencé à être publiés, attirant l’attention des médias internationaux et par la même occasion de centaines d’abonnés. Leur nombre dépassait ainsi les 4700 dimanche.
Et Twitter n’est pas le seul réseau social sur lequel les talibans tentent de diffuser leurs idées. Une page Facebook liée à l'émirat islamique d'Afghanistan a été créée. Elle compte à peine une quinzaine de fans pour l’instant. Une page ouverte plus tôt avait été fermée par les responsables du réseau social.
Le compte des Taliban sur Twitter pourrait donc connaître le même destin que la page Facebook, ou encore le site officiel de "l'émirat islamique d'Afghanistan". Banni à plusieurs reprises par différents hébergeurs, le site est régulièrement fermé, le temps pour ses administrateurs de créer un nouvel hébergement.
Traduit en 5 langues, le site existe ainsi depuis plusieurs années. Il diffuse des dizaines de vidéos montrant les supposées atrocités commises par la coalition, et des images d’attaques talibanes sur fond de musique et de coups de feu. Une communication en ligne qui vise avant tout un public international alors que seuls 3,4% des Afghans auraient accès à Internet.
Internet pour sauvegarder les souvenirs de la révolution égyptienne
Une page Facebook pour garder une trace des graffitis qui ont fleuri sur les murs du pays pendant la révolution égyptienne. Cette initiative a été lancée par Maya Gowaily, une jeune artiste de 26 ans, alors qu’elle observait des habitants du Caire nettoyer la ville au lendemain de l’éviction d’Hosni Moubarak.
En effet, les projets se multiplient sur la Toile afin de sauvegarder les souvenirs du soulèvement populaire contre l’ancien régime. Ce site invite ainsi les internautes égyptiens à lui soumettre les photos et les vidéos qu’ils ont prises pendant les manifestations.
Des documents amateurs sur lesquels va s’appuyer l’équipe du site « 18 days in Egypt ». Un projet de documentaire collaboratif revenant sur ces 18 journées historiques qui ont abouti à la chute de Moubarak.
Des Américains étudiant la langue arabe au Caire ont quant à eux lancé ce site baptisé « Tahrir Documents ». Objectif : récolter et traduire en anglais les tracts distribués sur cette place, symbole du mouvement de contestation. Des archives qui, pour l’heure, comptent déjà une centaine de pamphlets, de manifestes et d’affiches rédigés aussi bien par de simples citoyens que par des organisations politiques.
De son côté, l’université américaine du Caire a créé une page pour réunir les témoignages des étudiants ou des professeurs ayant participé aux manifestations. Elle appelle par ailleurs la population à lui donner des objets en lien avec la révolution comme, par exemple, les bâtons et autres armes de fortune utilisés par les manifestants pour se défendre. Des objets qui pourraient s’avérer très précieux pour les historiens dans les années à venir.
Lutter contre les maladies virales avec Twitter
Le nez qui coule, des maux de tête, de la toux ou encore de la fièvre, autant de symptômes traqués sur les réseaux sociaux par Kazemill. Ce système actuellement expérimenté au Japon s’appuie sur les messages Twitter envoyés par des utilisateurs se plaignant de ces symptômes. Objectif : dresser une carte de la propagation des maladies virales, une sorte de météo des rhumes et de la grippe qui pourrait aider les populations à mieux s’en protéger.
La vidéo du jour
C’est une histoire d’amour entre deux bouteilles de laits dont les destins se croisent à l’usine. Celles-ci font vie commune sur les rayons d’un supermarché avant de déménager dans le même réfrigérateur. Mais leurs chemins se séparent tragiquement au moment de passer à la poubelle. Elle se retrouve dans le bac des déchets recyclables et il n’y a malheureusement plus de place pour lui… Une vidéo réalisée pour une ONG britannique pour appeler à la réduction des déchets ménagers.


























