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EUROPE

La reine Elisabeth II rend hommage aux victimes de la lutte pour l'indépendance

©

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 18/05/2011

Au premier jour de sa visite d'État en Irlande, Elisabeth II a déposé une gerbe en mémoire des victimes de la lutte pour l'indépendance. C'est la première visite d'un monarque britannique en Irlande depuis George V, en 1911.

REUTERS - La reine Elizabeth II a rendu hommage mardi aux Irlandais tombés en combattant pour l'indépendance de leur pays vis-à-vis de la Grande-Bretagne, geste de réconciliation difficile à imaginer voici encore peu et qui marquait le début d'une visite d'Etat historique.

La souveraine a déposé une gerbe au Jardin du souvenir de Dublin, monument aux héros morts pour l'Irlande, devant une foule silencieuse de dignitaires et de soldats, et en présence de son époux le duc d'Edimbourg dont l'oncle, Louis Mountbatten, fut assassiné par des activistes de l'Ira en 1979.

Cette visite, la première d'un monarque britannique depuis l'accession de l'Irlande à l'indépendance en 1921, vise à mettre en lumière les relations de bon voisinage qui ont remplacé des siècles d'animosité. Elle s'entoure néanmoins d'un dispositif de sécurité exceptionnel après la découverte d'une bombe artisanale témoignant de la persistance d'une minorité hostile.

L'hymne national britannique, le "God Save the Queen", a retenti dans l'un des principaux sanctuaires irlandais où des représentants de groupes paramilitaires protestants d'Irlande du Nord figuraient parmi une foule triée sur le volet.

La plupart des Irlandais ont approuvé la venue de la reine, mais les foules qui l'accueillent d'habitude ont cette fois été tenues à l'écart des rues pour des raisons de sécurité.

21 coups de canon

"Ma mère aurait adoré vivre cette journée", a dit Alex Wrafter, 67 ans. "Je ne crois pas qu'elle y aurait cru, mais c'est à mon avis extraordinairement important. Il faut mettre le passé à sa place."

Auparavant, la reine avait été accueillie par le ministre irlandais des Affaires étrangères, Eamon Gilmore, à son arrivée à l'aérodrome militaire de Casement, qui porte le nom d'un
diplomate britannique exécuté en 1916 pour soutien présumé à la cause nationaliste irlandaise. Elle a rencontré la présidente Mary McAleese, catholique originaire d'Irlande du Nord et championne du rapprochement entre les deux pays. Devant la résidence présidentielle, qui fut celle des vice-rois britanniques en Irlande, la reine a passé en revue une garde d'honneur et a été saluée par 21 coups de canon.

Dans la capitale, des habitants ont réagi avec dégoût à la découverte d'un engin explosif dans le compartiment à bagages d'un autobus en route pour Dublin. "C'est moche. Ils nous ramènent au Moyen Age", a dit Tom O'Neill, représentant de commerce de 34 ans. "Il y a encore en Irlande des gens qui ont à surmonter toute la question anglaise. Ce sont nos voisins."

On soupçonne des dissidents nationalistes opposés à la présence britannique en Ulster d'avoir posé la bombe, que l'armée a neutralisée dans la ville de Maynooth, à 25 km de Dublin, après un avertissement téléphonique adressé à la police.

L'Irlande a monté la plus grande opération de sécurité de son histoire pour la visite de quatre jours qu'accomplit la reine et pour la venue, deux jours plus tard, du président américain Barack Obama.

Des tireurs d'élite étaient postés autour du Jardin du souvenir et environ 4.000 policiers appuyés par 2.000 soldats patrouillaient dans le centre-ville.

Manifestants dispersés

Quelque 200 manifestants ont lancé briques, bouteilles et feux d'artifice sur les forces de l'ordre, qui ont riposté à la matraque. Lors d'un autre rassemblement près du Jardin du souvenir, des manifestants ont brandi des pancartes et scandé des slogans antibritanniques.

La venue du couple royal coïncidait avec le 37e anniversaire des attentats de Dublin et Monaghan le 17 mai 1974, le jour le plus meurtrier en trois décennies de conflit nord-irlandais. Des parents de victimes ont déposé une gerbe sur le site d'une des explosions à Dublin avant l'arrivée de la reine. Malgré l'accord de paix de 1998 qui a globalement mis fin au conflit qui durait depuis trente ans en Irlande du Nord, les actes de violence y sont en hausse. Pour la première fois depuis deux ans, un policier y a été tué en avril par une bombe.

La visite royale est axée sur la réconciliation et vise à renouer les liens, fondés sur une longue émigration irlandaise, qui ont uni les deux pays malgré leurs antagonismes. Près d'un Britannique sur dix passe pour avoir un grand-parent irlandais, ce qui donne droit à la nationalité du pays. L'Irlande n'a rompu ses derniers liens avec la monarchie qu'en 1948.
Les Irlandais n'auront que des visions fugaces du couple royal à bord d'une Land Rover blindée louée en Irlande du Nord.

Mais Kathleen Hannon et sa soeur Jean Caulderbanks, 60 et 64 ans, ne manqueront pas le spectacle. "Nous avons grandi en observant la famille", dit Hannon sous une statue de l'écrivain James Joyce à Dublin. "Nous sommes allées à Buckingham et là où est inhumée Lady Diana. Nous ne sommes pas protestantes, nous aimons simplement voir comment vit l'autre moitié."

 

Première publication : 18/05/2011

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