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FRANCE

Dominique Strauss-Kahn démissionne de la direction générale du FMI

Vidéo par Stéphanie DE SILGUY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/05/2011

DSK a informé ce jeudi le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) de sa démission. Il clame également "avec la plus grande fermeté" son innocence face aux accusations d'agression sexuelle retenues contre lui.

AFP - Dominique Strauss-Kahn a démissionné jeudi de son poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI), et s'est engagé à ne pas bouger de New York dans l'espoir de convaincre la justice américaine de le remettre en liberté sous caution.


"Dominique Strauss-Kahn a informé aujourd'hui le conseil d'administration du Fonds monétaire international de son intention de démissionner de son poste de directeur général avec effet immédiat", a indiqué l'institution de Washington dans un communiqué publié peu après minuit (04H00 GMT).

"au sein du conseil d'administration, ça sera clairement un soulagement"

Le FMI a publié une lettre dans laquelle il clame son innocence.

"A tous, je veux dire que je réfute avec la plus extrême fermeté tout ce qui m’est reproché", a-t-il écrit depuis sa prison de New York, où il a été placé en détention provisoire lundi.

Ces mots sont la première déclaration publique de M. Strauss-Kahn depuis qu'a éclaté samedi l'affaire de crime sexuel dans laquelle il est poursuivi. Une femme de chambre d'un hôtel de New York l'accuse de l'avoir agressée sexuellement et d'avoir tenté de la violer.

M. Strauss-Kahn doit savoir vendredi si la chambre d'accusation, qui s'est réunie cette semaine à huis clos et a entendu mercredi le témoignage de la victime présumée, a décidé de l'inculper ou, moins probable, de lui faire bénéficier d'un non-lieu.

En attendant de connaître cette décision cruciale, une audience destinée à examiner une nouvelle demande de mise en liberté du directeur général du FMI devait se dérouler jeudi à New York, a indiqué à l'AFP un porte-parole du tribunal pénal de Manhattan, David Bookstaver.

Les avocats de DSK, qui proposent le versement d'une caution d'un million de dollars, estiment que le patron du FMI a les "ressources financières suffisantes" pour s'en acquitter, selon la requête à la Cour suprême de l'Etat de New York publiée mercredi soir sur le site internet du New York Times.

Pour appuyer leur requête, ils avancent le prix de la maison qu'il habitait à Washington: quatre millions de dollars. La requête indique que "le couple a acheté la maison en 2007", et joint un titre de propriété au nom d'Anne Sinclair, son épouse.

Fait nouveau, la défense de DSK insiste sur les liens étroits entre Anne Sinclair et les Etats-Unis. Les avocats rappellent qu'elle est née à New York, qu'elle y a été lycéenne et qu'elle "prépare en ce moment un livre portant sur la vie politique américaine".

M. Strauss-Kahn s'engage à demeurer 24 heures sur 24 dans une résidence de Manhattan, qui n'a pas été précisée, sous ce que le document appelle une "surveillance électronique" et qui pourrait consister en des bracelets électroniques. Même si le document ne fait pas formellement le lien, la résidence où il demeurerait est probablement celle de sa fille qui vit de façon "permanente", à Manhattan, selon la requête.

M. Strauss-Kahn a déjà remis son passeport français à la justice américaine et s'engage à remettre aussi son document de voyage de l'ONU aux autorités afin de prouver qu'il ne quittera pas le territoire américain pendant la durée de la procédure judiciaire, poursuit la défense.

Surtout, il dit "renoncer volontairement à toute procédure d'extradition de toutes sortes".

M. Strauss-Kahn est visé par sept chefs d'accusation, notamment tentative de viol et séquestration. Il a été incarcéré lundi sur ordre de la juge Melissa Jackson, qui a refusé de le libérer malgré l'offre d'une caution d'un million de dollars. La juge a invoqué un risque de fuite trop important.

De son côté, la femme de chambre de l'hôtel Sofitel de Manhattan, une Guinéenne de 32 ans mère d'une fille de 15 ans a témoigné mercredi devant la chambre d'accusation (Grand jury).

Le Grand jury, qui compte entre 16 et 23 jurés populaires, s'est réuni en secret et sans juge pour entendre les éléments de preuve de l'accusation et décider si M. Strauss-Kahn devait être inculpé.

Si ce n'est pas le cas, il sortira libre du tribunal, bénéficiant d'un non-lieu. Mais s'il est inculpé, le patron du FMI devra décider s'il plaide coupable ou non. S'il plaide non coupable, ce qui a été sa ligne jusqu'ici, il y aura un procès, probablement dans quelques mois. S'il change d'avis et plaide coupable, sa peine sera négociée entre l'accusation et la défense.

En attendant, M. Strauss-Kahn passait une troisième nuit en prison. Vêtu d'une combinaison carcérale grise d'une pièce, sans ceinture ni bouton, il porte des chaussures sans lacet. La nuit, les gardiens doivent vérifier qu'il respire. Pour cela, ils peuvent être amenés à le réveiller, a dit à l'AFP Norman Seabrook, président d'un syndicat de gardiens de prison.

A la télévision, l'avocat de la plaignante, Jeff Shapiro, a cherché à démonter à l'avance la théorie d'une relation sexuelle consentie entre M. Strauss-Kahn et son accusatrice, qui pourrait être avancée par la défense.

"Quand les jurés vont entendre son témoignage et la voir, quand elle pourra enfin raconter son histoire publiquement", ils vont se rendre compte "qu'il n'y a rien de consenti dans ce qui s'est passé dans cette chambre d'hôtel", a assuré Me Shapiro sur NBC.

Lundi, devant la cour, l'avocat de M. Strauss-Kahn, Benjamin Brafman, avait déclaré: "les preuves médico-légales, selon nous, ne coïncident pas avec un rapport forcé".

Les procureurs ont indiqué lundi qu'ils avaient des preuves montrant qu'il y avait eu une tentative de viol, s'appuyant notamment sur l'examen médical pratiqué sur la plaignante après les faits présumés.

L'avocat de l'accusatrice a assuré que sa cliente était prête à venir témoigner devant les tribunaux face au patron du FMI, l'un des hommes les plus influents de la planète jusqu'à il y a quelques jours.

"Elle est prête à faire tout ce qu'on lui demandera de faire et à coopérer avec la police ou le ministère public", a dit Me Shapiro. "Elle n'a aucune idée derrière la tête. Elle fait ça parce qu'elle pense qu'il faut le faire et elle va le faire", a-t-il déclaré sur NBC, rejetant, tout comme le frère de l'accusatrice, toute "théorie du complot".

Une majorité des Français (57%) considère néanmoins que DSK est "victime d'un complot", selon un sondage CSA.

Les accusations qui pèsent contre Dominique Strauss-Kahn avaient amené des responsables politiques américain, britannique et français à pousser le patron du FMI vers la sortie.

En France, le président Nicolas Sarkozy a demandé à ses ministres de "s'abstenir de commenter" l'affaire, de faire preuve de "dignité" et de "hauteur de vue", a rapporté François Baroin, porte-parole du gouvernement.

Le FMI a indiqué jeudi qu'il allait faire connaître "rapidement" les modalités de l'élection d'un nouveau directeur général. "Pour le moment, M. John Lispky reste directeur général", a-t-il précisé dans un communiqué.

S'il devait être condamné pour l'ensemble des chefs d'accusation dont il fait l'objet, M. Strauss-Kahn risquerait jusqu'à 74 ans de prison.

 



Première publication : 19/05/2011

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