Dernière modification : 20/05/2011 

- Côte d'Ivoire - Université


Dans les "no man's lands" du campus universitaire de Cocody

Dans les "no man's lands" du campus universitaire de Cocody

Le vaste campus universitaire de la commune chic de Cocody, dans l'est d'Abidjan, n'a pas accueilli un seul étudiant depuis plus d'un mois. Reportage en images au cœur de ce symbole d'une Côte d'Ivoire en panne sèche depuis la crise post-électorale.

Par Guillaume GUGUEN , envoyé spécial à Abidjan, Côte d'Ivoire (texte)
 

Les étudiants qui se baladaient nombreux entre les larges allées du campus universitaire de Cocody ont "disparu du décor". Seuls les lézards, les oiseaux de mauvaise augure et quelques hommes en arme, chargés d'en assurer la surveillance, y ont désormais droit de cité. Dortoirs silencieux, voitures désossées, vêtements laissés à l'abandon, poubelles collectives qui débordent... Le site ressemble à une ville fantôme.

Carte d'Abidjan (source : RFI)
(cliquez pour agrandir)

Difficile d'imaginer qu'il y a quelques semaines encore, les 65 000 étudiants de cette université réputée dans toute l'Afrique de l'Ouest préparaient les examens prévus, comme chaque année, en mai et juin  Ou que les membres de la puissante Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), proche de Laurent Gbagbo, y avaient érigé, au lendemain de la présidentielle contestée du 28 novembre 2010, des semblants de barrages destinés à contrôler les nombreuses allées et venues des étudiants et des automobilistes traversant le site pour rejoindre la Riviera, voisine.

Le 13 avril, à l'issue du premier conseil du gouvernement Ouattara, ordre à été donné de fermer l'ensemble des campus et résidences universitaires de la ville pour "réhabilitation et assainissement". Pour l'heure, les travaux n'ont toujours pas débuté et la date de reprise des cours n'a pas encore été fixée. "Nous attendons l'investiture d'Alassane Ouattara pour nous mettre au travail avec les autorités", confie aujourd'hui un responsable de la Fesci. Visite en images.

D'ordinaire bondée aux heures de pointe, la route menant à l'entrée de l'université de Cocody est déserte. Le site abrite 10 facultés (sciences sociales, médecine, lettres, communication...), 10 instituts de recherche et 19 dortoirs. (Crédit : G. Guguen)
Le campus universitaire de Cocody compte 19 résidences universitaires, aujourd'hui toutes inoccupées. Avant la fermeture, près de 40 000 étudiants vivaient sur le site, ce dernier ne disposant officiellement que de 9 644 lits. (Crédit : G. Guguen)
Les bancs de la "fac" n'ont plus été occupés depuis le 13 avril, date de la fermeture du campus. L'université d'Abobo-Adjamé ainsi que les résidences universitaires de la Cité Mermoz, d'Abobo et de Port-Bouët ont subi le même sort. (Crédit : G. Guguen)
Des vêtements usés jonchent le sol de ce vaste campus de plusieurs hectares. (Crédit : G. Guguen)
Des voitures laissées à l'abandon ont été désossées, malgré la surveillance d'hommes en armes sur le site. (Crédit : G. Guguen)
La Fesci n'a jamais caché ses sympathies pour Laurent Gbagbo. Ce puissant syndicat étudiant fut longtemps un vrai tremplin politique pour ses dirigeants, tels le Premier ministre Guillaume Soro ou l'ex-chef des Jeunes Patriotes, Charles Blé Goudé. (Crédit : G. Guguen)
Véritable ville dans la ville, le campus comptait auparavant plusieurs magasins. (Crédit : G. Guguen)
Renommée dans toute l'Afrique de l'Ouest, l'université de Cocody regroupe pas moins de 10 unités de formation et de recherche (UFR) : sciences sociales, médecine, langues, information, communication... (Crédit : G. Guguen)
Dans les halls, des convocations aux examens, prévus entre mai et juin, demeurent épinglées sur les panneaux. (Crédit : G. Guguen)
Les cours dispensés dans les 10 instituts de recherche que compte le campus ont forgé la réputation de l'université de Cocody. (Crédit : G. Guguen)
La mini-gare routière située à l'entrée du campus est, elle aussi, déserte. (Crédit : G. Guguen)
De jeunes Abidjanais récupèrent les bouteilles en plastique que les rares agents d'entretien laissent à leur disposition, à l'entrée du campus. Ils les revendent ensuite à un centre de recyclage situé sur la commune voisine d'Adjamé. (Crédit : G. Guguen)

     

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    (4) Réactions

    Bonne nouvelle

    Pour nous autres étudiants depuis 2004 c'est une très bonne nouvelle.Difficile à avaler mais c'est une pillule curative pour une université malade de ses infrastructures,des ses programmes et de ses étudiants

    On a peur

    Au passage, la fesci n'est pas dissoute cher Mattieu....On ne ferme pas les université pour réhabilitation, ni les cités, on a fermé parce que les étudiants font peur, on a peur qu'il y ait une élite pour assurer dignement la relève sans assugétissement.Trop tard les idées sont dejà là rien ne peut nous les effacer de l'esprit pas même les facultés fermées.les idées ont été planté et elles germeront tôt ou tard

    reprise cours

    Les eleves de la promotion 2009-2010 qui ont étét reçu au Bac n'ont pas commencé les cours et nous sommes dans le mois de Mai,j'aimerai savoire a quand la reprise des cours puisqu'il ya encore d'autre eleves en terminal qui auront des examen a passé et viendront sans a l'université donc faite vite.

    réhabilitation des universités et campus universitaires

    Le 13 avril, à l'issue du premier conseil du gouvernement Ouattara, ordre à été donné de fermer l'ensemble des campus et résidences universitaires de la ville pour "réhabilitation et assainissement". Pour l'heure, les travaux n'ont toujours pas débuté et la date de reprise des cours n'a pas encore été fixée.
    1/ les bacheliers de l'année 2010 attendent de commencer les cours depuis bientôt une année;
    2 / le spectre de l'année blanche s'accentue car toutes les UFR accusaient déjà du retard avant la fermeture

    je crois qu'il est grand temps que les nouvelles autorités nous donne les détails de leur politique pour la jeunesse estudiantine !

    Au passage, je veux leur dire un grand Merci d'avoire dissous la FESCI, ! c'est une véritable organisation criminelle !

     
     
     
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