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Afrique

Alassane Ouattara investi président devant ses pairs et des milliers d'Ivoiriens

Texte par Guillaume GUGUEN

Dernière modification : 21/05/2011

En présence d'une vingtaine de chefs d'État, Alassane Ouattara a été investi président, ce samedi à Yamoussoukro, lors d'une cérémonie fastueuse censée amorcer la réconciliation d'un peuple déchiré par une décennie de crise politico-militaire.

Il avait déjà prêté serment mais n'avait encore pu goûter au prestige d'une cérémonie à la hauteur de sa fonction, acquise par les armes malgré sa victoire dans les urnes le 28 novembre 2010. Ce samedi à Yamoussoukro, la capitale administrative ivoirienne, Alassane Ouattara a été officiellement investi président de la Côte d'Ivoire à la faveur d'une grand-messe à laquelle un aréopage de chefs d'État et de dirigeants d'institutions internationales a assisté.

Placée sous le signe de "la Côte d'Ivoire rassemblée", la cérémonie entendait amorcer l'ère de la réconciliation après six mois de conflit fratricide qui ont fait près de 3 000 morts. Elle était également l'occasion pour les nouvelles autorités de montrer au monde que le pays a la volonté de rejoindre le concert des nations.

"Le temps est venu de renouer avec les valeurs profondes de notre belle Côte d'Ivoire et de rassembler les Ivoiriens […] Célébrons la paix sans laquelle aucun développement n'est possible. La Côte d'Ivoire se réconcilie et se rassemble", a insisté le chef de l'État ivoirien lors de son discours d’investiture concluant la fastueuse cérémonie.

"Solennel, sobre, populaire"

Depuis plusieurs jours, des centaines d'agents d'entretien s'employaient au nettoyage des larges avenues qui quadrillent une capitale politique parée des couleurs nationales. Un large dispositif sécuritaire a également été mis en place à Yamoussoukro, où plus d'un millier d'invités étaient attendus. Tout au long de cette journée de samedi, les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), la police, la gendarmerie, les troupes françaises de la Licorne et les casques bleus de l'Onuci assurent l'encadrement du réseau routier menant à la capitale.

"Nous garderons toujours des forces militaires ici."

"Le président de la République a voulu que cette manifestation soit digne et sobre compte tenu des évènements, explique l'entourage du chef de l'État. Mais étant un événement solennel, cette investiture sera populaire." Un avis que ne partagent pas les opposants d'Alassane Ouattara qui fustigent la débauche de moyens mis en œuvre pour cette investiture.

Nicolas, Goodluck, Blaise et les autres...

Dès les premières heures, des milliers de partisans d'ADO, venus de tout le pays, se sont rassemblés aux abords de la Fondation Félix Houphouët-Boigny. Vêtus des couleurs du parti présidentiel, ils ont attendu en chantant et dansant l'arrivée des personnalités du monde politique et des affaires soucieuses d'apporter leur soutien au numéro un ivoirien. Parmi la vingtaine de chefs d'État et de gouvernement présents à la cérémonie figurent les principaux alliés africains d'Alassane Ouattara durant la crise : le président nigérian, Goodluck Jonathan, le Burkinabé Blaise Compaoré, le Sénégalais Abdoulaye Wade, le Togolais Faure Gnassinbé ainsi que le Premier ministre kényan Raila Odinga. Moins engagés dans le règlement du conflit, le Guinéen Alpha Condé, le Malien Amadou Toumani Touré, le Ghanéen John Atta-Mills, le Gabonais Ali Ben Bongo et le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, le Tchadien Idriss Déby Itno et le Sud-Africain Jacob Zuma ont, entre autres, répondu présent. Également de la fête : le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dont les apparitions dans ce genre de procession sont plus que rares. On n'avait pas vu pareil rassemblement depuis le dernier sommet Afrique-France, en mai 2010, à Nice.

Car l'ancienne puissance coloniale, qui a contribué via l'intervention de la force Licorne à l'arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril, est également représentée par son chef de l'État. Arrivé ce matin à Yamoussoukro avec une importante délégation, Nicolas Sarkozy a été accueilli sous les vivats de la foule réunie dans le hall de la Fondation Félix Houphouët-Boigny. Le ministe français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a eu le droit, quant à lui, à une standing-ovation lors de son arrivée dans la grande salle de cérémonie

À l'issue des festivités, le numéro un français, accompagné de son chef de la diplomatie, Alain Juppé, et du ministre de la Coopération, Henri de Raincourt, s'est envolé pour Abidjan afin d'y rencontrer la communauté française sur la base militaire de Port-Bouët.

 

Première publication : 21/05/2011

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