Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Algérie : un Français enlevé par un groupe lié à l'organisation de l'EI

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Couple franco-allemand : la cigale et la fourmi ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Nicole Garcia, actrice et réalisatrice accomplie

En savoir plus

FOCUS

L'Afrique à Paris !

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Graham Watson, président du Parti des Libéraux et Démocrates pour l'Europe

En savoir plus

ICI L'EUROPE

UE : avec Pierre Moscovici, un changement de cap économique ?

En savoir plus

DÉBAT

Manuel Valls à Berlin : prendre exemple sur le modèle allemand ?

En savoir plus

  • Poucettes, matraques à pointes : le marché de la torture "made in China"

    En savoir plus

  • Arrestation à Orly de trois jihadistes présumés, dont le mari de Souad Merah

    En savoir plus

  • Les lycéennes et collégiennes turques autorisées à porter le voile islamique

    En savoir plus

  • Droit à l'avortement : le gouvernement espagnol recule sur son projet de loi

    En savoir plus

  • Les États-Unis frappent le cœur de l’EI en Syrie

    En savoir plus

  • L'armée israélienne abat un avion de chasse syrien au-dessus du Golan

    En savoir plus

  • La justice autorise l'adoption d'enfants nés d'une PMA à l'étranger

    En savoir plus

  • Les Kurdes syriens réfugiés à Erbil prêts à repartir au combat contre l'EI

    En savoir plus

  • Rapt du Français en Algérie : qui se cache derrière les "Soldats du califat" ?

    En savoir plus

  • Prison à vie pour Ilham Tohti : "Ils ont créé un 'Mandela ouïghour'"

    En savoir plus

  • L'armée tue deux Palestiniens accusés de la mort des adolescents israéliens

    En savoir plus

  • Le président chinois, principal absent du sommet sur le climat

    En savoir plus

  • L'Afrique à Paris !

    En savoir plus

  • Présidentielle tunisienne : le point sur les candidats

    En savoir plus

  • Un million de bébés européens nés grâce à Erasmus

    En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

EUROPE

Élections locales sur fond de crise sociale

Vidéo par Claire BONNICHON

Texte par Dépêche

Dernière modification : 22/05/2011

Les Espagnols votent ce dimanche pour des élections régionales et municipales qui devraient - selon les derniers sondages - sanctionner le gouvernement socialiste de Zapatero, bousculé depuis une semaine par une fronde sociale sans précédent.

AFP - L'Espagne, envahie par une rébellion sociale inédite contre le chômage et la crise économique, votait dimanche pour des élections locales qui s'annoncent comme une débâcle pour les socialistes au pouvoir.
              
A Madrid, la foule des manifestants restait mobilisée sur la place de la Puerta del Sol, où le village de bâches bleues et de tentes des jeunes "indignés" est devenu le coeur de la contestation.
              
Dans la nuit, des dizaines de milliers de personnes avaient de nouveau manifesté dans toutes les villes du pays.
              
Cette fronde soudaine a été l'invitée surprise de la campagne électorale, au moment où les socialistes s'apprêtent, selon les sondages, à affronter une sévère défaite aux élections régionales et municipales, face à leurs adversaires conservateurs du Parti populaire (PP).
              

Débâcle attendue pour les socialistes


Le mouvement a surgi depuis le 15 mai via les réseaux sociaux, pour très rapidement s'amplifier, gagner tout le pays et se structurer. Dimanche, ses organisateurs devaient décider de la suite à lui donner.
              
Spontané, coloré, pacifique, laboratoire d'idées pour des réformes à venir, ce mouvement citoyen, qui se veut apolitique, dénonce l'injustice sociale, les dérives du capitalisme, la "corruption des politiciens".
              
Si les revendications sont des plus diverses, le chômage, avec un taux record de 21,19% et près de la moitié des moins de 25 ans, revient sur toutes les lèvres.
              
Et aussi la défiance envers les grands partis politiques, les socialistes et le Parti populaire, qui pourrait alimenter dimanche le vote blanc, l'abstention tant redoutée par la classe politique ou le vote pour de petits partis.
              
Le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, a affirmé après avoir voté à Madrid qu'une "large participation est sans aucun doute le meilleur résultat pour cette journée électorale".
              
Son adversaire Mariano Rajoy, chef du PP, a lui aussi rappelé que "la démocratie, c'est le vote".
              
Mais les jeunes n'y croient pas. "Bien sûr, bien sûr qu'ils ne nous représentent pas", est l'un des slogans favoris, répété à l'infini chaque nuit sur la Puerta del Sol.
              
"Bien sûr je vais voter, mais pour un petit parti", confiait dimanche Ana Rodriguez, une jeune femme ingénieur au chômage de 29 ans, qui venait de passer deux nuits avec les manifestants. "Il faut un changement dans le système politique, pour que les petits partis soient mieux représentés".
              
Le défi est double pour le gouvernement, puisque les rassemblements se poursuivent en dépit de la trêve qui interdit toute activité politique à la veille et le jour des élections.
              
Sous la pression de la rue, face à des foules réunissant des citoyens de tous horizons, le gouvernement a dû renoncer à faire évacuer les manifestants.
              
A dix mois des législatives de mars 2012, le pouvoir socialiste était déjà en très mauvaise posture pour sa politique d'austérité contre la crise.
              
Dans ce contexte troublé, toutes les communes d'Espagne élisent leurs conseils municipaux et 13 des 17 régions autonomes leurs Parlements. La Catalogne, le Pays Basque, la Galice et l'Andalousie votent à d'autres dates.
              
34,6 millions d'électeurs sont appelés à élire 8.116 maires, plus de 68.400 conseillers municipaux et 824 députés régionaux.
              
L'annonce le 2 avril par M. Zapatero qu'il ne se présenterait pas pour un troisième mandat en 2012 semble être restée sans effet sur la chute de popularité des socialistes.
              
A partir de lundi, ils pourraient ne plus contrôler qu'une seule des 17 régions espagnoles, l'Andalousie, et devraient perdre des fiefs historiques comme la Castille-la Manche et l'Estrémadure, ainsi que les grandes villes de Barcelone et Valence.
              
Les bureaux de vote doivent fermer à 20h00 (18h00 GMT). Les premiers résultats partiels sont attendus à partir de 20h00 GMT.

Première publication : 22/05/2011

  • ESPAGNE

    Des centaines de personnes défient l'interdiction de manifester

    En savoir plus

  • ESPAGNE

    Vent de rébellion inédit pour protester contre le bilan socialiste

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)