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FRANCE

Primaire socialiste : Martine Aubry "prendra ses responsabilités"

©

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/05/2011

Interrogée sur son éventuelle participation à la primaire socialiste, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, a implicitement fait un pas vers une candidature. Elle a déclaré dimanche qu'elle "prendrait ses responsabilités", le moment venu.

REUTERS - Martine Aubry a fait dimanche un pas supplémentaire vers une candidature à la primaire socialiste préalable à l'élection présidentielle, expliquant qu'elle avait "envie que la gauche gagne" et "envie d'être utile" à son pays.
Dans un entretien à France 2, le premier secrétaire du PS a dit que sa réflexion était "très avancée" sur le sujet, parlant de "détermination", d'"enthousiasme" et de "responsabilité".

Des mots choisis avec soin pour celle à qui certains reprochaient de n'avoir pas fait jusqu'ici montre de son désir de se lancer dans la course à la présidentielle.
"Mon envie, c'est que la gauche gagne, et mon envie c'est d'être utile à mon pays", a déclaré la maire de Lille, qui est à la tête du PS depuis trois ans.
"Oui", a-t-elle répondu à la question de savoir si elle faisait partie des responsables socialistes susceptibles de participer à la primaire du PS prévue en octobre, qui désignera le candidat de son camp dans la course à l'Elysée.

Martine Aubry a dit avoir entamé "depuis longtemps" une réflexion sur ce sujet, "bien avant" la chute de Dominique Strauss-Kahn, ancien favori des sondages aujourd'hui inculpé pour agression sexuelle aux Etats-Unis.
"Sans précipitation, je continue cette réflexion qui est déjà, vous l'imaginez, très avancée, et je garde le cap parce que les Français nous demandent cela".

"Il faut se préparer, je me suis préparée", a-t-elle poursuivi. "Pour moi, la politique ce n'est pas une carrière, c'est se dire à tout moment : 'Où suis-je le plus utile ?'"

"J'ai toujours pris mes responsabilités, les Français le savent et je les prendrai. Ils savent qu'ils peuvent me faire confiance".


"Il faut de la hauteur"


"Je dirai les choses lorsque j'aurai à les dire", a résumé l'ancienne ministre de l'Emploi et porte-drapeau de la semaine de 35 heures.
Selon le calendrier prévu, les candidatures à la primaire socialiste seront déposées entre le 28 juin et le 13 juillet.

L'arrestation de Dominique Strauss-Kahn, le week-end dernier à New York, a bouleversé les socialistes, qui comptaient sur le directeur général du Fonds monétaire international pour battre le président sortant Nicolas Sarkozy, dont la candidature ne fait guère de doute.
François Hollande, candidat à la primaire PS, est le nouveau favori des sondages d'opinion, qui placent aussi Martine Aubry en bonne position lorsqu'ils sondent les intentions de vote au premier tour de la présidentielle.
Martine Aubry a refusé de se comparer au député de Corrèze, qui dirigea le Parti socialiste avant elle pendant dix ans.
"Les candidats, ce ne sont pas des adversaires, ce sont des camarades qui défendent ce qu'ils croient bon pour leur pays et je respecterai jusqu'au bout cette règle, que je sois candidate ou que je ne le sois pas", a-t-elle souligné.
François Hollande sera dimanche soir l'invité du journal de 20 heures de TF1.
Parmi les autres candidats déclarés à la primaire figurent le député Arnaud Montebourg et Ségolène Royal, candidate malheureuse à l'élection présidentielle de 2007.
"Une élection n'est jamais gagnée d'avance mais comptez sur notre enthousiasme, sur mon enthousiasme et sur ma détermination pour que tout soit fait en 2012 pour que la France se retrouve elle-même, dans le fond", a dit Martine Aubry.
La fille de Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne (1985-1995) qui avait lui-même renoncé à briguer l'Elysée, a reconnu que l'ambition présidentielle supposait certaines qualités.
"Je suis une femme normale dans le sens où je vis comme tout le monde, mais je pense que quand on veut être candidat à la présidence de la République, il faut un peu plus", a-t-elle dit.

"Il fait incarner la France, ses valeurs, il faut de la hauteur et en même temps de la proximité avec les Français".

 

Première publication : 23/05/2011

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