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Amériques

À Londres, Barack Obama rejette l’idée d’un déclin des puissances occidentales

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/05/2011

Au deuxième jour d’une visite d’État au Royaume-Uni, le président américain Barack Obama s’est exprimé devant les parlementaires à Westminster Hall. Il a notamment rejeté l’idée d’un déclin de l'Occident au plan international.

À Westminster Hall (Londres), le discours de Barack Obama, prononcé mercredi devant les deux chambres du Parlement réunies, a conclu le volet politique d’une visite de trois jours au Royaume-Uni.

Face aux parlementaires, M. Obama a livré un discours optimiste, par lequel il a salué l’émergence de puissances nouvelles tout en rappelant l’importance de l’alliance atlantique dans la gestion des problèmes internationaux à venir. Le président américain a rejeté l’idée que l’influence des puissances occidentales serait en déclin.

Réitérant l’attachement des Etats-Unis à son ancienne colonie et à leur partenariat « indéfectible », le président américain a également insisté sur le rôle essentiel des Etats-Unis et leurs alliés dans plusieurs dossiers : la non-prolifération nucléaire, la transition démocratique en Afghanistan et dans les pays arabes, la surveillance de l’économie de marché et le réchauffement climatique.

Voici quelques extraits significatifs du discours de Barack Obama devant les parlementaires britanniques

• Économie

Des pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil connaissent une croissance très rapide. Nous devons saluer cette évolution. […] Un argument voudrait que l’émergence de ces pays accompagne le déclin de l’influence américaine et européenne dans le monde. Cet argument est erroné. Le temps de notre ‘leadership’ n’est pas révolu. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et ses alliés ont façonné un monde dans lequel de nouvelles nations peuvent émerger et les individus peuvent prospérer. Notre alliance restera indispensable. […] À un moment où les défis et les menaces exigent que l’on travaille tous ensemble, nous restons le meilleur catalyseur pour organiser une action globale.

La nature de notre leadership devra néanmoins évoluer avec le temps. […] Pendant ce siècle, il faudra forger de nouveaux partenariats, nous adapter à de nouvelles circonstances et aux besoins d’une nouvelle ère. […] Les idées fondamentales d’Adam Smith restent vraies aujourd’hui. Il n’y a pas de meilleur générateur de richesse et d’innovation qu’un système basé sur la libre entreprise, qui libère le plein potentiel des individualités. […] C’est sur ces principes que des pays tels que la Chine, l’Inde ou le Brésil croissent aussi rapidement, car, par à-coups, ils évoluent vers des principes de marchés que les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont toujours embrassés.

Les succès et les échecs de notre passé peuvent servir d’exemple pour les économies émergentes. Il est possible de connaître la croissance sans polluer. La prospérité durable ne se définit pas par ce que consomme une nation, mais par ce qu’elle produit, et par les investissements qu’elle fait dans son peuple et ses infrastructures.

• Otan et alliances occidentales

Aujourd’hui nous faisons face à un ennemi différent. Des terroristes ont supprimé la vie de nos citoyens à New York et à Londres. Et pendant qu’Al Qaïda cherche à lancer une guerre de religion en occident, nous devons nous souvenir qu’ils ont tué des milliers de musulmans – hommes, femmes et enfants – à travers le monde. Nos nations ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l’Islam. Nos efforts visent à vaincre Al Qaïda et ses alliés extrémistes.

Pendant presque une décennie, l’Afghanistan a été un front central de ces efforts. Au cours de ces années, vous, le peuple britannique, vous avez été un allié indéfectible, avec tant d’autres, dans cette guerre que nous avons menée. […]

Et nous assurons désormais une transition durable du pouvoir […] pour que l’Afghanistan ne soit pas un repère pour la terreur, mais un pays fort et souverain qui tiendra sur ses deux jambes.

• Révolutions arabes

Nous agissons de la sorte aujourd’hui parce que nous ne croyons pas simplement pas dans le droit des nations mais en celui des citoyens. C’est l’objectif qui nous a guidés durant notre combat contre le fascisme et notre lutte conte le communisme. Cette idée est aujourd’hui mise à l’épreuve en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Pays après pays, les peuples se mobilisent pour accéder à la liberté. . […]

Ce que nous avons vu et ce que nous voyons à Téhéran, à Tunis, sur la place Tahrir est une soif de ces populations pour obtenir les mêmes libertés que celles que nous tenons pour acquis, ici, chez nous.

Nous devons investir dans l’avenir de ces nations qui transitent vers la démocratie, à commencer par la Tunisie et l’Égypte – en renforçant nos partenariats commerciaux, en les aidant à prouver que la liberté amène la richesse. […]

Les démocraties sont les alliés les plus proches dont nous disposons. […] C’est cette vérité qui guide nos pas en Libye. Il aurait été facile de dire, au début de la répression en Libye, que ceci n’était pas notre affaire, que la souveraineté d’un pays devait primer sur le massacre d’un peuple à l’intérieur de ses frontières. Certains défendent ce point de vue. Mais nous sommes différents. Nous embrassons une responsabilité plus large. […] C’est pour cela que nous avons stoppé ce massacre en Libye. Et nous n’arrêterons pas jusqu’à ce que l’ombre de la tyrannie soit levée. Nous procéderons avec humilité. […] En fin de compte, il faut que la liberté soit gagnée par le peuple lui-même, pas imposée de l’extérieur. Mais nous pouvons et nous devons nous tenir aux côtés de ceux qui luttent.

• Moyen-Orient

Et au Moyen-Orient, nous appelons également à un Israël sécurisé et une Palestine souveraine.

• Nucléaire

À travers le monde, les alliés verrouillent la prolifération des matériaux nucléaires pour qu’ils ne tombent pas entre de mauvaises mains – grâce à notre ‘leadership’. À la Corée du Nord, à l’Iran, nous avons envoyé un message leur disant que ceux qui s’affranchissent de leurs obligations devront en subir les conséquences. C’est pour cela que l’Amérique et l’Union européenne viennent de renforcer les sanctions contre l’Iran, grâce à l’impulsion du Royaume-Uni et des États-Unis.

 

Première publication : 25/05/2011

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