Dernière modification : 27/05/2011 

- Crash aérien - Vol Rio-Paris


Les pilotes ont lutté pendant quatre minutes avec les commandes de l'appareil

Selon les premiers éléments publiés par le Bureau chargé de l'enquête, l'Airbus A330 du vol d'Air France Rio-Paris a "décroché" avant d'effectuer une descente vers l'océan Atlantique qui a duré 3 minutes 30.

Par Cyrielle ABEHSERA (vidéo)
Dépêche (texte)
 

REUTERS - Les pilotes du vol AF447 d'Air France <AIRF.PA> ont lutté le 1er juin 2009 pendant plus de quatre minutes avec les commandes de l'appareil avant qu'il s'abîme dans l'Atlantique, entraînant la mort de 228 personnes.

Sur le site du BEA, la note sur l'accident du vol Rio-Paris au format PDF (également disponible ci-dessous dans cette page)

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a décidé de rendre publics les données et les enregistrements de conversations des pilotes du vol Rio Paris extraits des "boîtes noires" repêchées début mai, à la suite d'informations contradictoires publiées ces derniers jours dans les médias.

La publication du rapport d'étape qui doit expliquer les causes de la catastrophe est toujours prévue d'ici fin juillet.

Après le désengagement du pilotage automatique pour des raisons non précisées, l'A330 d'Airbus <EAD.PA> est monté jusqu'à 38.000 pieds, puis l'alarme de décrochage s'est déclenchée et l'avion a effectivement décroché.

"Les ordres du pilote en fonction ont été majoritairement de cabrer", souligne le BEA, précisant que la descente a durée 3 mn 30 pendant lesquelles l'avion est resté en situation de décrochage. "Les moteurs ont fonctionné et toujours répondu aux commandes de l'équipage".

Le pilote en fonction qui est resté aux commandes de bout en bout est le plus jeune des trois. Le commandant de bord avait au décollage la fonction de copilote.

Au moment de l'événement, le commandant de bord venait de partir en repos tandis que les deux copilotes se trouvaient dans le cockpit, mais il est revenu dans le poste de pilotage "environ 1 mn 30 après le désengagement du pilote automatique", soit à 2 h 11 minutes 40 secondes GMT, précise le BEA.

"Constatations", pas "compréhension"

Au moment où le commandant de bord revient dans le cockpit, l'avion a déjà décroché, a-t-on expliqué au BEA. L'avion a perdu 3.000 pieds et l'avion subit des oscillations qui atteignent parfois 40 degrés.

"Je n'ai plus aucune indication", dit le pilote en fonction, à 2 h 12 minutes 02 secondes GMT.

L'hypothèse d'un problème de sondes de mesure de vitesse du type Pitot, fabriquées par Thales <TCFP.PA> et qui équipaient les A330 et A340, a été avancée comme une cause possible du drame. Les Pitot ont été remplacées par d'autres sondes sur toute la flotte Air France après l'accident.

Les sondes Pitot de l'épave pourraient être remontées plus tard. Ces petits tubes placés à l'avant de l'appareil givraient à haute altitude, ce qui aurait pu perturber le pilotage.

Avant l'analyse des boîtes noires, le rapport d'expertise judiciaire soulignait que neuf incidents similiraires étaient survenus sur vols Air France dans les mois précédant l'accident et que les équipages n'étaient pas "préparés à les affronter" faute "d'information et d'entraînement".

Le résultat des deux enquêtes, celle conduite par deux juges d'instruction et celle du BEA, revêt de forts enjeux judiciaires et industriels. Airbus et Air France ont été mis en examen en mars pour homicides involontaires.

"Ce que nous publions aujourd'hui, ce ne sont que des constatations et ce n'est pas la compréhension de l'événement", a déclaré Jean-Paul Troadec, le directeur général du BEA, évoquant comme au début de l'enquête une combinaison de facteurs techniques et humains. "Pour comprendre comment tout cela s'est enchaîné, c'est un travail qui commence".

Il a affirmé que le BEA n'avait subi aucune pression d'Airbus ou d'Air France, les seules pressions étant "les pressions médiatiques".

Airbus a indiqué dans le communiqué que les informations publiées par le BEA "constituent un pas important en vue de l'identification de la totalité de la chaîne d'événements qui a conduit à l'accident tragique du vol Air France 447".

La note d'information du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (le 27/05)
Commentaires (20)

vol rio-paris

peut-on imaginer l'hypothèse d'un sabotage de l'avion?

Alarme de décrochage.

L'alarme est sous la dépendance des sondes de Pitaud. Qui a actionné cette alarme de décrochage près de une minute sinon ces sondes ?
Les pilotes ne soufflent pas mot de cette alarme. Ne sont-ils pas sous tranquilisant ?

crash du vol AF 447

Il se peut que l'alarme du decrochage....puis son arret on induit l'equipage en erreur...mais le decrochage est quand meme au desengagement du pilote automatique...a cause du givrage des
sondes pitot...et que l'equipage à tout tente pour recuperer l'avion...je sais que la formation des pilotes Air France est des plus pointus...et que c'est une des meilleures cies mondiale à qui je fais entierement confiance...c'est les sondes pitot Thales qui sont responsables ...Et l'equipage et les passagers sont les malheureuses victimes de ce crash...on aurait pu comme tous ces passagers etre sur ce vol.nous qui voyageons beaucoup et principalement avec Air France....

Vol AF447

Tout cela est très technique. Cependant, le profane discerne bien que les systèmes ont mal fonctionné, voire n'ont pas fonctionné du tout à certains moments. Les pilotes ne pouvaient se fier qu'aux indicateurs de bords surtout en pleine nuit. Il ne faudrait donc pas abandonner trop rapidement les défaillances des sondes Pitot que plusieurs pilotes avaient signalées depuis longtemps. D'ailleurs, ce n'est pas pour le plaisir qu'elles ont été remplacées sur tout les appareils de ce type après ce terrible accident. Si les capteurs sont défaillants, nombre de paramètres sont faussés.
Que certains médias commencent déjà à avancer l'erreur de pilotage me choque donc profondément. Cette attitude semble à mes yeux orientée vers la protection de très gros intérêts financiers (constructeur, exploitant, assurances etc... etc...).

TOUT SE DEROULE PENDANT L'ABSENCE DU PILOTE PINCIPAL?

Bonjour,

Dans ce moment de douleur ni les images ni les comentaires pouront remplacer les douleurs qui occupent les familles des victimes, Sans le mal on ne sauras reconnaitre le bien.

Si j ai peu me permettre de dire cela.

Pour eviter ce genre d'erreurs, pourquoi pas avoir une equipe de sautage en l'air. Si l'aprovisionement en l'air est possible, pourquoi pas de sautage en l'air.
Ou encore avoir des images des avions en directe, comme cela la quasi totalité du monde pouront en ce moment prier en faveur des passagers, Seul Dieu restera le pilote par excellence.

Merci.
NSANGu CRISTOVAO
ANGOLA-LUANDA

Explication

Je ne suis pas pilote, mais ce qui s'est passé et les réactions des pilotes me semblent très clairs :
Par suite du dysfonctionnement des sondes pitot, les 2 pilotes n'avaient aucune idée de la valeur de leur vitesse. D'où, 2 possibilités : soit ralentir, soit accélérer. Malheureusement, ils ont donc agi au hasard et ont choisi la mauvaise solution: ils ont choisi de ralentir, croyant aller trop vite, pour ne pas "disloquer" l'avion en vol. Pour ce faire :
1) d'une part, ils ont diminué la puissance des moteurs
2) d'autre part et surtout, ils ont cabré l'avion pour le ralentir, jusqu'à 13000m (38000 pieds). Mais comme l'avion allait trop lentement (ils ne le savaient pas à cause du dysfonctionnement des sondes pitot), l'avion a fini par décrocher, arrivé à 13000 m, pour 3 raisons :
- la diminution de la puissance des moteurs
- la raréfaction de l'air à 13000 m
- la diminution de vitesse due à la montée de 10 000 à 13 000 m
Ensuite, il est tombé comme une pierre, et n'a pas été récupérable en 1mn30 qui restait avant de heurter le sol, lorque le commandant est revenu dans le cockpit.

Alors ils y arrivent ou il faut appeler les Marine's?

Les Marine's sont les champions de la navigation aérienne même pour les aviateurs mal disposés à comprendre en vol ce qui se passe?Comment voulez-vous qu'ils aient le temps de découvrir où il y a panne?A moins de croire au Père Noêl çà se fait pas tout seul sauf si à leur bord il y aurait pu avoir un navigateur-volant réparateur dès qu'une panne est signalée à bord de leur système mécanique?Est-ce du charabia que je dis ou le prix des plus-values les plus fondamentales du respect des autres comme les passagers en premier et l'Equipage confiant à leurs propres écoles d'aviation civile sans contestation.Leurs professeurs de haute classe doivent en pleurer tellement c'est assurément bête comme incident technique.

Vol Rio Paris

Comment se fait-il que l'incidence n'est pas une information fournie aux pilotes, alors que dans certains vieux coucous on pouvait la lire sur un simple tube gradué??

vol AF447

En fonction des éléments connus il y a eu une possible conjonction de facteurs aggravants :
les tubes de pitots défaillants
situation météo extrême , CB probable avec une situation d'ascendances et descendances violentes
(sous les tropiques les vitesses ascensionnelles peuvent atteindre les 350 km/h )
une situation de givrage extrême
tout cela additionné a pu donner une arrivée sur le coté d'une immense ascendance due au CB
la dégeulante fait partir a droite l'avion qui subit une tres forte descendance voit sa vitesse air disparaître
le pilote tire pour compenser et contre a gauche
donc augmente la situation de décrochage
il est laché par les pitots qui givrent et ne comprends plus la situation reelle
la suite pourrait etre une serie d'enchainement de faits negatifs que personne en cabine n'aurait eté a meme de comprendre
une situation quasi similaire s'est passée en 1995 je crois avec la descente d'un avion de ligne japonais qui s'est retrouvé dans une masse d'air violemment descendante , l'avion a tellement emplafonnée la VNE qu'une partie de l'empennage a eté arraché mais la descente s'est terminée vers les 1000 m /sol et le pilote a récupéré l'avion au raz des flots et l'a posé sur l'aeroport le plus proche avec une vitesse de l'ordre de 400 km/h si mes souvenirs sont exacts a cause des trous dans les ailes et l'empennage
nous en apprendrons plus bientôt
une pensée a tous les êtres humains qui étaient dans cet avion et qui ont du comprendre ce qui aller arriver .

Il semble qu'avec des

Il semble qu'avec des réacteurs sous les ailes il faille réduire la puissance pour rattrapper un décrochage à l'inverse des motorisations classiques.

accident du vol RIO

Quelle horreur! La famille déja anéantie par les décés ,de leurs proches ont maintenant à supporter ces 3mn des derniers instants de vie. La vérité ,oui, mais des fois bien difficile à endurer. De toutes façons on ne peut plus accuser les pilotes, qui je pense ont fait tout ce qu'ils pouvaient risquant eux mêmes leurs vies.Sincères condoléances à toutes les familles.

air bus

c'est un accident qui ne remet nullement en cause le serieux des
compagnies Air France et Air bus

vol Rio Paris

il est facile d'incriminer les pilotes , ils ne peuvent pas se défendre .

Et le français dans tout ça?

Qui s'est miTa plonger..! Bravo!
Qui s'est miS à plonger

Manoeuvre de base

Le rattrapage de l'avion a la suite d'un décrochage est une manoeuvre de base que tout pilote (de ligne) est censé pouvoir réalisé le cas échéant. Il a été entrainé a bien réagir.

Pilote Air France

Cela fait de nombreuses fois que des avions Air France ont des problèmes et que les pilotes sont montrés du doigt.
Les question de la qualité de la formation et des entrainements des équipages Air France ne devrait-elle pas être posé?

Hommage aux ouvriers de la recherche

hommage aux parents des victimes pour leur cohésion,mais leurs avocats doivent compter sur la faiblesse de notre humanité orgueil .Il y a eu des pionners et des martyrs de la guerre ,et le manque d'amour fait oublier " que c'étaient nos fréres."

commandes electriques

L'A330 n'est doté que de commandes de vol électrique. Il n'y a pas de lien mécanique entre les Joysticks du poste de pilotage et les gouvernes. Mais les systèmes sont redondants et ils n'ont a ma connaissance jamais causé de pannes majeurs.
En cas de défaillance des systèmes de controle, l'information aurai été detecté et enregistré.
A savoir s'il ne s'agissait que d'une indication incorrecte de la vitesse (ce qui aurai déconnecté le Pilote Automatique) non repéré par les pilotes conduisant a un des décrochages en serie et perte totale de controle. Le fait de chuter dans des Cumulonimbus ne doit pas aider a la situation car cela engendre de forte turbulence et ne laisse pas voir un horizon, seuls les instruments fournissent alors des informations sur l'attitude de l'avion.
Il est de toute les façons honteux que les pilotes n'est pas reçus d'informations sur les problèmes récurrents des pitots causant des problèmes d'indication de vitesse incoherente et une revision des reactions a avoir le cas échéant.
...SI... cela est la raison principal du crash, Air France pourrai être mis en cause pour manque d'information et de formation de son personel. Il faut attendre les rapports avant d'affirmer quoi que ce soit.

décrochage et formations virtuelles

Rattraper un décrochage est possible en acrobatie et en chasse,par un piquet avec accompagnement ,le gueulard affole le pilote.un cabré plaque la surface portante au mur de la traînée,à condition de n'être pas formé virtuellement .Car il faudra se souvenir qu'un enfant de 13ans peut piloter virtuellement un 747.Les histoires de sondes qui sont des "badins"pour les moustachus,ne trompent que les incompétents.
les pilotes paras que j'honore,font éjecter les mecs quand accrochés à la voilure externe,ils ajoutent le parasite de traînée à la vitesse réduite de notre confort .AMEN ,pour nous.

vol AF 447 qui peut répondre?

une question s.v.p :est-ce que l'airbus A 330 est doté de commandes de vol rigides de "secours" ?en admettant la possibilité,ces commandes de vol démunies de toute assistance électriques ou numériques ou autres,peuvent-elles servir à corriger l'assiette de l'aéronef ..?

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