Dernière modification : 28/05/2011 

- Boris Tadic - Bosnie-Herzegovine - Justice - Justice internationale - Ratko Mladic - Serbie


La lumière sera faite sur la cavale de Mladic, assure Tadic

Lors d'un entretien accordé à FRANCE 24 après la capture de Ratko Mladic, le président serbe estime que les conclusions de l'enquête sur les années de cavale de l’ex-général des Serbes de Bosnie permettra au pays de "tourner la page de ce chapitre."

Par Catherine NORRIS TRENT (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

Au lendemain de l’arrestation de , Ratko Mladic, le président serbe, Boris Tadic, assure, lors d'un entretien à FRANCE 24, que la lumière sera faite sur les circonstances de la cavale de l'un des fugitifs les plus recherchées d’Europe.

“En ce moment, nous cherchons à savoir ce qui s’est passé au cours des dernières années, affirme Boris Tadic. Il est important de continuer l’enquête afin de savoir ce qui s’est réellement passé et pour analyser s’il y a une quelconque possibilité pour que des officiels gouvernementaux ou des partis politiques aient été impliqués dans sa protection."

PORTRAIT DE RATKO MLADIC

Surnommé “le boucher des Balkans”, Mladic a été capturé chez un proche le 26 mai dans le petit village de Lazarevo, au nord de la Serbie. L'arrestation de cet homme accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pendant la guerre de Bosnie dans les années 1990 a mis fin à une cavale longue de 16 ans.

"Tourner la page"

Dans un entretien dans la capitale serbe de Belgrade, Tadic explique que l’ancien général a, dans un premier temps, été protégé par l’État serbe - jusqu’au départ de l’ancien président Slobodan Milosevic, chassé du pouvoir par un soulèvement populaire en 2000. "Après les changements démocratiques, il a été protégé par des gens qui n’étaient pas formellement des membres de l’armée ou des services secrets, mais avec ce type d’expérience", affirme le président serbe au pouvoir depuis 2004. À la fin, il a été protégé par d’autres personnes, principalement sa famille et ses amis. Nous cherchons à savoir ce qui s’est passé. Il est important pour nous de tourner la page de ce chapitre de notre histoire."

La capture de Mladic ouvre la voie à l’adhésion de la Serbie à l’Union européenne (UE), un processus qui a été bloqué par l’absence de progrès dans la recherche de Mladic et Goran Hadzic, un autre Serbe accusé de crimes de guerre par le Cour internationale de justice de La Haye et qui n’a toujours pas été capturé.

Au cours des derniers mois, le gouvernement de Tadic a fait de l'intégration de son pays au sein de l'UE l’une de ses priorités. Belgrade ambitionne de se porter officiellement candidat d’ici à décembre prochain.

La concomitance de l’arrestation de Ratko Mladic et la visite de Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'UE, en Serbie, est-il une coïncidence ? En octobre, la Commission européenne doit présenter son rapport sur l’ouverture de négociations avec la Serbie.

Mais le président serbe réfute catégoriquement l’idée d’une mise en scène destinée à gagner les faveurs des pays membres. "Nous n’avons pas fait de calcul au moment d’arrêter Ratko Mladic, garantit-il. Nous avons travaillé très fort à cette issue depuis le début de notre mandat. Pourquoi mettons-nous en place toutes ces réformes ces dernières années ? Nous le faisons pour nous, par pour l’Union européenne ou le tribunal de La Haye."

Commentaires (2)

Mladic

Le premier ministre a l'air tout surpris que ce Monsieur Mladic
était caché avec la complicité de certaines autorités.Pour être plus clair la Serbie veut poser sa candidature en Europe, et profiter de la manne européenne, voilà toute l'histoire. Encore un pays qui viendra alourdir les finances. Dans ces circonstances on devrait refuser les discussions préliminaires venant d'un pays qui n'a jamais respecter les droits de l'homme et par hasard veut se présenter comme moderne et respectueux des être humain. Laissons les mijoter dans leur jus, l'Europe est un céphalopodes ingouvernable grâce aux anglais et Américains.

Goran Hadzic n'est pas

Goran Hadzic n'est pas recherché par la Cour Internationale de Justice (CIJ) mais par le Tribunal Pénal International pour l'ex Yougoslavie (TPIY). Ce sont deux institutions bien différentes.
La Cour Internationale de Justice (CIJ) ne juge pas les personnes, mais donne des avis consultatifs et des décisions sur les différents entre Etats. Le Francais étant une langue officielle du TPIY, il est très triste de lire une si grosse erreur qui pourrait très facilement etre évitée sur le site de France 24.

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