Dernière modification : 30/05/2011 

- Afghanistan - Armée américaine - États-Unis - Hamid Karzaï - Taliban


Hamid Karzaï lance un "dernier avertissement" à Washington après la mort de 14 civils

Le chef de l'État afghan, Hamid Karzaï, a qualifié dimanche de "meurtre" la mort de quatorze civils afghans, dont une majorité d'enfants, lors d'une frappe aérienne américaine. Il adresse un "dernier avertissement" à la Maison Blanche.

Par FRANCE 24 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Le président afghan Hamid Karzaï a qualifié dimanche de "grave erreur" et de "meurtre" la mort samedi de 14 civils dans une frappe aérienne américaine et a lancé "un dernier avertissement aux troupes et responsables américains", sommés de cesser leurs opérations "unilatérales".

Quatorze civils afghans, dont une majorité d'enfants, ont été tués samedi lorsque des hélicoptères, venus aider une position de l'Otan attaquée par des insurgés, ont tiré des roquettes sur deux maisons dans le Helmand, selon les autorités de cette province méridionale, bastion des talibans où la coalition a enregistré ses plus lourdes pertes depuis le début du conflit fin 2001.

"Il a été dit de façon répétée aux Etats-Unis et à l'Otan que leurs opérations unilatérales et inutiles causaient la mort d'Afghans innocents et (...) violaient les valeurs humaines et morales, mais il semble qu'ils n'écoutent pas", a déclaré M. Karzaï, cité dans un communiqué officiel.

Selon le communiqué, au ton inhabituellement virulent, "le président a qualifié cet incident de grave erreur et de meurtre d'enfants et de femmes afghans" et a "adressé un dernier avertissement aux troupes et responsables américains".

M. Karzaï a mis en cause "les troupes américaines" dans la mort de ces civils, alors que les autorités provinciales du Helmand n'avaient évoqué que des hélicoptères de l'Otan sans plus de détails.

Le chef de l'Etat afghan a précisé que dix enfants, deux femmes et deux hommes avaient été tués et que six civils avaient été blessés dans cette frappe.

Des images télévisées ont montré des hommes portant des cadavres d'enfants couverts de poussière et les présentant aux journalistes.

Le communiqué présidentiel n'évoque pas un deuxième événement survenu mercredi au Nouristan (nord-est) et rapporté samedi.

Le gouverneur de cette province montagneuse où la rébellion est bien implantée a indiqué que 18 civils et 20 policiers avaient été tués dans une frappe aérienne le 25 mai, lors d'intenses combats ayant opposé les forces afghanes et de l'Otan aux talibans qui menaçaient de s'emparer d'un district.

"Les policiers ont été tués par des tirs fratricides", a affirmé Jamalddin Badar, "les civils ont été tués parce qu'ils ont été confondus avec les talibans, vêtus d'habits civils et qui, à court de munitions, se sont réfugiés dans des habitations".

La Force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) a indiqué être "au courant" des allégations dans le Helmand et le Nouristan, et avoir envoyé une équipe d'enquêteurs, assurant que leurs conclusions seraient rendues publiques.

Les pertes civiles sont un sujet sensible en Afghanistan, où dix ans de présence militaire étrangère alimentent le ressentiment anti-occidental.

M. Karzaï, qui entretient des relations de plus en plus tendues avec ses alliés occidentaux, reproche régulièrement à l'Otan de faire des victimes civiles dans ses opérations et de les mener sans concertation avec l'armée afghane.

Samedi, il avait demandé à son ministre de la Défense de faire cesser les opérations menées "unilatéralement" par l'Otan et de transmettre aux forces afghanes le contrôle des raids nocturnes.

Il avait également demandé à ce que l'armée afghane mène ses propres opérations, de manière indépendante.

Un raid de l'Otan, qui avait tué quatre personnes présentées comme des civils par la population, avait déclenché deux jours de violentes manifestations, les 18 et 19 mai à Taloqan (nord-est), faisant 17 morts en deux jours.

Plus de 2.700 civils ont été tués en 2010, selon l'ONU qui attribue les trois quarts de ces décès aux insurgés.

En savoir plus
Réagissez à cet article
Commentez cette article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(5) Réactions

LE CLOWN DE KABOUL

PRÉSIDENT D'UN PAYS ARCHI CORROMPU, CORROMPU LUI-MÊME??? QUE REPRÉSENTE-T-IL CE BOUGRE??? RIEN!!!!!
UNE FOIS LES SOLDATS OCCIDENTAUX PARTIS SON POUVOIR S'EVANOUIRA. QUE FERA-T-IL DONC. IL SE RALIERA AUX TALIBANS???
IL RISQUERA ALORS DE SUBIR LE MÊME SORT QUE LE DERNIER PRÉSIDENT AFGAN AVANT LA PRISE DE POUVOIR PAR LES TALIBANS: ÊTRE PENDU.
CELA M'INDIFFÈRE, MAIS PAS ENSUITE LE SORT DES FEMMES ET FILLETTES DE CE PAYS RENDU À LA BARBARIE.

CE

on pretend proteger les

on pretend proteger les civils en libye et on les massacre en afganistan et pakistan

Pourquoi on parle

Pourquoi on parle d'allégation mais pas de meurtres? ah droits de l'homme où es-tu?

Un dernier avertissement

Un dernier avertissement avant quoi ! Hamid karzai est sous la botte de l'oncle Sam...

c est tellement grave

pourquoi une coalition peut de cettte maniere envahir un pays auparavant souverain et intègre. il y avait un gouvernement religieux mais ce n est pas un prétexte. le soutien a ben laden a été clairement réfuté par la suite dans la région. le seul prétexte que je vois c 'est que la gouvernement religieux de 2000 avait réduit de 90% la production d héroine, (l islam est plutot contre les drogues), mais le lobby des drogues est surpuissant en Europe et USA. si vous ne connaissez pas ces données, je vous conseille l'article wikipédia sur la narcoéconomie en Afghanistan, puis vérifiez les sources sur de nombreux autres sites.

 
 
 
Fermer