Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Grand oral de Manuel Valls : confiance renouvelée mais majorité fragilisée ?

En savoir plus

DÉBAT

Immigration clandestine : l'Europe impuissante ?

En savoir plus

FOCUS

Immigration en Méditerranée : prêts à risquer leur vie pour rejoindre l’Europe

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Margaret Atwood, la reine du roman d’anticipation est de retour !

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Vote de confiance : Manuel Valls sera-t-il soutenu par sa majorité ?

En savoir plus

TECH 24

Apple, IFA, cours de code : c'est la rentrée high-tech !

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Coalition contre l'EI : "L'Iran doit participer"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

En savoir plus

SUR LE NET

Certains médias accusés de faire le jeu de l'EI

En savoir plus

  • Valls obtient la confiance des députés malgré l'abstention des "frondeurs"

    En savoir plus

  • Ligue des champions : Monaco s'impose, le Real cartonne

    En savoir plus

  • EI, EIIL, Daech, comment appeler les jihadistes en Irak et en Syrie ?

    En savoir plus

  • Au moins 67 Sud-Africains tués dans l'effondrement d'un immeuble à Lagos

    En savoir plus

  • Une roquette tirée de Gaza vers Israël, la première depuis la trêve

    En savoir plus

  • Les étrangers désormais interdits de travail au Soudan du Sud

    En savoir plus

  • L’inavouable alliance des États-Unis et de l’Iran contre l’EI

    En savoir plus

  • Exposition : Niki de Saint Phalle, une sacrée nana, au Grand Palais

    En savoir plus

  • Air France : la grève se durcit, les négociations "bloquées"

    En savoir plus

  • Yannick Agnel, la fin du rêve américain

    En savoir plus

  • Deux branches d’Al-Qaïda appellent les jihadistes à s’unir contre la coalition anti-EI

    En savoir plus

  • Nouvel appel des musulmans de France contre l’EI

    En savoir plus

  • Washington frappe des positions de l'État islamique près de Bagdad

    En savoir plus

  • Les députés ukrainiens ratifient l’accord d’association avec l’UE

    En savoir plus

Amériques

Retour triomphal de l'ex-président Manuel Zelaya après deux ans d'exil

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/05/2011

Une semaine après l'abandon des poursuites pour trahison le visant, l'ancien chef de l'État hondurien, chassé du pouvoir en juin 2009, a été accueilli par des dizaines de milliers de partisans à Tegucigalpa, la capitale.

AFP - L'ex-chef de l'Etat hondurien Manuel Zelaya a effectué un retour triomphal samedi à Tegucigalpa où il a été accueilli par des dizaines de milliers de partisans, deux ans après le coup d'Etat qui l'avait évincé du pouvoir.

Vêtues de rouge, ces dizaines de milliers de personnes ont attendu durant des heures l'arrivée de ce colosse moustachu de 1,90 m, en provenance du Nicaragua voisin, où il avait passé la nuit après un exil de 16 mois en République dominicaine.

Certaines ont souffert un malaise en raison de la chaleur, supérieure à 30 degrés celsius.

"Nous venons plein d'optimisme et d'espoir pour chercher une sortie à la crise. A un moment, tout était quasiment perdu, mais nous n'avons jamais été vaincus", a déclaré Zelaya, arborant son célèbre chapeau blanc, sur une estrade installée près de l'aéroport de la capitale.

L'ex-président a également rendu "hommage à ceux qui sont tombés dans cette lutte et cette bataille (...) à ceux qui ont versé leur sang", en mentionnant trois personnes, dont Isis Obed Murillo, 18 ans, mort une semaine après le coup d'Etat.

Le 28 juin 2009, Zelaya, élu sous l'étiquette libérale en 2006 mais auteur d'un virage à gauche deux ans plus tard, avait été arrêté au saut du lit, en pyjama, par l'armée de ce petit pays pauvre d'Amérique centrale, avec l'aval du Congrès et de la Cour suprême.

Ces trois institutions dénonçaient sa volonté d'organiser une consultation, selon elles illégale, visant à réformer la Constitution qui interdit à un président de briguer un second mandat.

Le retour de Zelaya, 58 ans, a été rendu possible par l'annulation récente des poursuites pour corruption et haute trahison à son encontre.

Il est retourné dans son pays accompagné de son épouse, Xiomara Castro, de sa fille, de ses deux petites-filles et de personnalités internationales, comme Nicolas Maduro, le chef de la diplomatie de son grand allié, le Venezuela.

Après les retrouvailles avec ses partisans, venus de tout le pays en autocar ou en voiture, il devait être reçu au palais présidentiel par le chef de l'Etat du Honduras, Porfirio Lobo, avec qui il a signé un accord de réconciliation dimanche en Colombie, et le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza.

L'OEA avait exclu le Honduras de ses rangs après le coup d'Etat et attendait le retour de Zelaya pour le réintégrer en son sein, permettant de débloquer l'aide internationale, vitale pour ce pays où 70% des près de huit millions d'habitants vivent avec moins de 4 dollars (3 euros) par jour.

Zelaya revient avec l'intention affichée de mener une "lutte pacifique et démocratique" pour reprendre le pouvoir aux élites qui l'en ont évincé.

L'adoption en février d'une réforme de la Constitution, autorisant des référendums sur des points comme celui interdisant toute réélection du président, pourrait lui permettre de briguer un nouveau mandat en 2013, d'autant qu'il revient avec un fort capital politique.

Zelaya "a aidé les pauvres, ce qu'aucun président n'avait fait. C'est pour cela que nous sommes tous là, car nous espérons aussi que sous sa direction, on puisse faire quelque chose avec le Front de résistance (FNRP)", rassemblement de mouvements sociaux créé après le coup d'Etat, a déclaré Arnulfo Mendez, 62 ans.

Si la Constitution n'est pas réformée l'ancien président pourrait laisser la place à son épouse, Xiomara Castro, 51 ans, très en vue après le putsch.

"Elle a gagné ce droit dans la rue après le coup d'Etat, elle exerce un leadership", selon le sous-coordinateur du FNRP, Juan Barahona.

Première publication : 29/05/2011

  • HONDURAS

    Le président déchu Manuel Zelaya quitte Tegucigalpa pour la République dominicaine

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)