Dernière modification : 02/06/2011
- Affaire DSK - Augusto Pinochet - Bahreïn - Chili - Revue de presse internationale
"Les féministes anglo-saxonnes se déchaînent"
Presse internationale, Jeudi2 juin. A voir dans la presse internationale ce matin, la polémique qui continue sur les moeurs politiques et le sexisme en France; et virulence de la presse anglo-saxonne. A voir aussi: la disparition d'une opposante à Bahrein, et Pablo Neruda.
Par Hélène FRADE
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On commence cette revue de presse internationale avec cette polémique qui continue sur le sexisme en France, après le scandale DSK, l’affaire George Tron et les récentes accusations prononcées par Luc Ferry.
A voir pour commencer dans Courrier international, cet article paru dans The Nation, rédigé par une féministe américaine ; on sait tout le bien qu’on pense outre-atlantique de certaines moeurs françaises, mais là, c’est lé divorce : «chère France, entre nous c’est fini» écrit Katha Pollitt.
«France, je ne t’aime plus écrit-elle, car à quoi bon avoir tous ces gens intelligents, cultivés, laïcs, si en réalité, ce sont de tels saligauds imbus d’eux-mêmes…De temps en temps tu devrais te voir : ces hommes puissants, d’âge mur, orgueilleux et ventripotents qui se pavanent dans les médias et déblatèrent sur le fait que DSK se serait simplement allé à quelque grivoiserie gauloise».
Des attaques pour le moins violentes, et c’est la même virulence qui s’exprime du côté du International Herald Tribune.
«Non means non» : non c’est non écrit une autre journaliste femme, qui conclut avec cette question posée cette semaine par la ministre Roselyne Bachelot, cette question métaphysique : «le féminisme finira-t-il par éclairer un jour la France de ses lumières ou sera-t-il comme le rocher de Sisyphe, une tâche à recommencer toujours ?».
Les femmes, toujours, et leurs luttes ; avec beaucoup moins de légèreté, la Une de The Independent, qui revient ce matin sur la disparition d’une opposante à Bahrein.
Elle s’appelle Ayat al Gormezi ; Ayat qui est peut-être morte au moment où nous parlons.
Cette jeune femme, une étudiante, a été arrêtée le 30 mars dernier pour avoir récité un poème contre le gouvernement.
Sa famille est sans nouvelles depuis son arrestation, et tout ce qu’on sait c’est qu’elle s’est retrouvée à un moment donné dans un hôpital militaire après avoir été torturée.
A voir aussi dans les journaux étrangers ce matin, ces questions qui commencent à émerger sur la disparition de Pablo Neruda, le poète chilien, décédé d’un cancer en 1973.
C’est à voir dans The Guardian, comment le Chili s’intéresse au rôle qu’aurait pu jouer dans cette disparition peut être hâtée par Pinochet.
Le poète vous venez de le dire était malade au moment du coup d’Etat de 1973, mais son ancien chauffeur a raconté qu’il aurait été empoisonné alors qu’il était déjà à l’hôpital.
Du coup, je vous propose de terminer avec cet extrait de Confieso que he vivido, J'avoue que j'ai vécu, recueil publié à titre posthume :
«Je veux vivre dans un pays où il n'y a pas d'excommuniés.
Je veux vivre dans un monde où les êtres seront seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.
Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos.
Je veux que l'immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s'épanouir.»
Je veux vivre dans un monde où les êtres seront seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.
Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos.
Je veux que l'immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s'épanouir.»
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(2) Réactions
merci
merci pour votre contribution.
Hélène Frade.
tronc commnu
Tronc commun
Il nous faut nous entendre la dessus tout de même
même si c'est le vent que l'on sème pour nous rencontrer nous-mêmes
la séduction c'est du harcèlement au féminin
le harcèlement, c'est de la séduction au masculin
un sourire suffit à la femme pour séduire
pour l'homme, c'est beaucoup plus dur à cuire
il faut qu'il insiste, qu'il persiste et qu'il existe
toute une liste pour se faire passer pour un artiste.
la légèreté d'une femme au propre comme au figuré...
reste une chose bien compliquée pour le mâle
qui ne sait jamais sur quel pied danser ?
Mais c'est tout le charme de la séduction :
les points de suspension...le point d'interrogation : j'y vais ? Ou j'y vais pas ?
La lourdeur d'un homme au premier comme au second degré...
ne peut être balayée, simplifiée, ni réduite à sa petite part d'animalité...
elle en dit long sur la difficulté des hommes à conquérir l'objet de leur désir...
ils sont peut-être plus démunis, moins armés pour gagner ce genre de guerre,
il y a en tout cas, quelque chose à creuser...
non... Pas le fossé qui les sépare déjà
et que l'on doit aux féministes et machistes de tout bord
Creuser... la-dedans... un tunnel, pour capter l'autre au lieu de la capturer
l'éluder au lieu de le dénoncer comme un obsédé
la séduction est un jeu mais ce n'est pas un jeu de dupes...
ni oui... ni non...
c'est l'art de plaire...
mais c'est aussi l'art de se défaire de celui ou celle qui ne nous plaît pas.
Je crois qu'il y a un mot pour dire NON à la nature...
c'est... c'est la culture... des sens et dans tous les sens !
http://www.lejournaldepersonne.com/2011/06/tronc-commun/