Dernière modification : 04/06/2011 

- Blaise Compaoré - Burkina Faso


La garde présidentielle réprime une mutinerie à Bobo-Dioulasso

La garde présidentielle réprime une mutinerie à Bobo-Dioulasso

Pour la première fois depuis le début des mutineries dans les casernes burkinabè, le président Blaise Compaoré a envoyé sa garde rétablir l'ordre à Bobo-Dioulasso. Toute autre rébellion militaire connaîtra le même sort, prévient l'état-major.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Le président burkinabè Blaise Compaoré a envoyé vendredi sa garde mater une mutinerie à Bobo Dioulasso (sud-ouest), livrée aux tirs en l'air et aux pillages de militaires, espérant donner un coup d'arrêt à la grogne dans l'armée qui déstabilise son pouvoir.

Sept morts lors de l'opération militaire

Six militaires et une civile ont été tués dans l'opération conduite vendredi par l'armée burkinabè contre des mutins dans la capitale économique Bobo Dioulasso (sud-ouest), a annoncé samedi le gouvernement.

Il y a eu "six militaires tués dans l'enceinte du camp" des mutins lors de l'opération, a déclaré le ministre de l'Administration territoriale et de la Sécurité, Jérôme Bougouma, lors d'une conférence de presse.

"Ceux qui sont tombés, c'est suite à une résistance, il y a eu une riposte des éléments d'intervention", a-t-il expliqué, refusant toutefois de dire s'il s'agissait bien de mutins.

"Une jeune fille a été tuée par une balle perdue" dans un quartier, a-t-il ajouté, confirmant une information donnée de source militaire.

C'est la première fois, depuis le début du mouvement de protestation en mars, que le régime emploie la manière forte face à l'une de ces manifestations violentes, généralement motivées par des revendications financières.

Selon des sources médicales, au moins 30 personnes ont été blessées depuis jeudi, notamment par des balles perdues tirées par les mutins.

Peu avant 10H00 (locales et GMT), des hommes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) appuyés par des parachutistes commandos, qui avaient rejoint la capitale économique dans la nuit, sont passés à l'action.

Ils "ont pratiquement encerclé le camp, ils occupent toutes les voies qui mènent au camp", a déclaré un résident.

"J'ai vu des éléments du RSP qui tirent en l'air en allant vers le camp. On a vraiment peur", a dit un autre.

Au même moment, des "tirs d'arme lourde" retentissaient vers le gouvernorat et l'hôpital, non loin du camp Ouezzin Coulibaly où sont basés les mutins, selon un témoin qui n'a pu préciser l'origine des tirs.

Au niveau du camp, "il y a des échanges de tirs entre les mutins et les hommes du RSP", qui se déplacent à bord de pick-up surmontés de mitrailleuses, a témoigné plus tard un riverain, disant avoir vu un mutin, blessé aux jambes, "couché dans un fossé".

Un autre habitant a indiqué que les troupes déployées sur place avaient reçu du renfort, "arrivé à bord de plusieurs 4x4 dans le camp". Selon lui, un "jeune militaire" a été arrêté et emmené dans le camp par les troupes d'élite.

Les militaires venus de Ouagadougou et leurs renforts "sont venus nous libérer, ça fait trois jours qu'on ne dort pas", a confié un résident. "La population est contente, les gens sortent avec de l'eau et du jus de gingembre pour leur en donner".

Le durcissement de la mutinerie à Bobo Dioulasso, après la multiplication des protestations dans des casernes en deux semaines, a conduit le président Compaoré à risquer l'épreuve de force.

Si les soldats mécontents ne veulent pas "rentrer dans le rang", "on doit les désarmer par la force", a justifié un officier dans la capitale.

La nuit avait été marquée par des tirs en l'air intenses à travers la ville et de nouveaux pillages massifs.

"Les militaires sont allés dans tous les quartiers et ils tiraient partout" malgré le couvre-feu nocturne instauré pour l'occasion, a raconté un résident.

"Une partie du marché a été saccagée", a souligné le maire, Salia Sanou. "Il y a beaucoup de dégâts, il faut maintenant libérer les populations et sécuriser leurs biens", avait-il ajouté peu avant l'intervention du RSP.

Mercredi, le gouvernement, confronté à une crise sans précédent depuis l'arrivée au pouvoir en 1987 de M. Compaoré, lui-même militaire, avait appelé les mécontents à la "retenue" et au "dialogue" et dit envisager "des mesures en vue du rétablissement de l'autorité de l'Etat".

La France, ex-puissance coloniale, a estimé vendredi que "le dialogue entre toutes les parties doit être privilégié" au Burkina Faso. Paris s'inquiète de l'évolution d'un pays encore récemment pôle de stabilité dans une Afrique de l'Ouest tourmentée, par exemple en Côte d'Ivoire.

Commentaires (17)

a diaass

Slt cher ami, Je ne peux pas politiquer quand les propos avancées sont contradictoires aux contradictions des évènements qui se déroulent au Burkina Faso. Néanmoins, sans toute fois tarder, j’aimerai bien aussi évoquer les contradictions qui existent entre les contractions de vos propos; mais, tous ces récits ne reflectent pas la vérité que vit le Burkina Faso; c’est a dire, la régime dictatorial de Blaise. Si nous sommes d’accord sur ce point, je nécessite en plus, et voire même nécessairement immédiatement que le peuple Burkinabais quittent Blaise du pouvoir.

A Pepe

Par rapport à la mutinerie à Bobo,Chacun a sa façon d'interpréter cette situation au pays.Seulement ayons une réflexion poussée lorsque l'on désire penser autrui.
NB :Maxime et marxisme sont loin des mots parents.

A Pepe

Par rapport à la mutinerie à Bobo,Chacun a sa façon d'interpréter cette situation au pays.Seulement ayons une réflexion poussée lorsque l'on désire penser autrui.

at diaass

Qu'est ce que tu racontes mon cher ami. Tu parles du marxisme et de la quatrieme republique, c'est a dire comprendre les contradictions qui existent entre les contradictions des propos avancees me permet de conclure que vous n'avez pas saissi le probleme du Bukina Faso; qui est un probleme visant des mesures democratique, mais cheminee par des non lettres. 24 annees, c'est entre nous largement suffissant pour une qualification de dictature. Il doit partir.

Blaise ton problème est

Blaise ton problème est grave. Tu es au pouvoir depuis 87, c’est a dire; vraiment Blaise ton problème est vraiment si grave. Ah, oui Blaise; tout gouvernement qui se montre incapable de maîtriser son armée est un gouvernement finit. Ici, c’est plus politique . C’est la fin de tes 24 années. Entre nous, en plus 24 années???Largement suffisant et non objective pour qualification de Dictature. T’es fini, et crois le ensuite.

mutinerie

ça suffit qu'il parte Compaoré et c'est tout;trop c'est trop

La garde présidentielle réprime une mutinerie

Le président Bourkinabé B.Compaoré est dans la légende des dictateurs africains.Après la mort du président Oumar Bongo; En attendant le sénégal sur sa position électoral à venir; Le président Paul B. qui est soutenu par la france pour une position francophone; Blaise compaoré et Mamadou Tandja étaient les têtes de liste. Après le départ de tandja au niger par un coup d'état,compaoré devait recevoir le même sort. Mais l'élysée l'a protégé à cause de l'accord de Ouaga signé entre les bélligérants ivoiriens qu'il facilitait.C'est ainsi que la CEDEAO lui a confié la participation des létiges sous régional. Au togo et en guinnée.Alors Blaise Compaoré est un dictateur, il était et reste dans le viseur de certains pays occidentaux

peut importe qui de l'armé a

peut importe qui de l'armé a libéré Bobo. RSP + parachutiste commando de dédougou... nous (la population sans arme et meurtri) saluons cette initiative et soutenons vivement cette action. la preuve est que la population de Bobo s'est exprimée d'une manière ou d'une autre (en annulant leur marche et en offrant des sachets d'eau aux éléments venus les libérer. On peut revendiquer sans piller la population. Je crois qu'il est grand temps que les burkinabé aigris regardent la vérité en face. voulons nous la violence ou la paix? moi en tout je veux la paix même si j'irai à une marche de l'opposition mais je ne prendrai pas les armes contre mes frères (commerçants...). à chacun de reconnaître son ennemi.

Mutinerie à Bobo-Dioulasso

La gouvernement du Burkina Faso a le soutien de toute la population dans cette affaire. On ne saurait laisser les militaires prendre les civiles en otage. Vivement le retour à une situation normale. Le Burkina Faso n'a pas besoin de ce désordre.

fatigues

Pourquoi les milliaires s’amuse à traumatiser la population,pour qui ils sont là, je pence qu'il est temps que ses différentes crimes et bavures ne reste pas impuni sinon ont n'en finira jamais avec le genre je suis mécontent alors j'utilise mon arme pour revendiquer. que des conneries. beaucoup de courage au PR, je trouve que c'est une décision sage qu'il à prit. Sans rancœur

debut

apres le printemps arabe,voici le commencement de l'ete africain....

ARRETER DE DIVAGUER !!!

A TRAORE OUSMANE (et a tout commentateur dans ta ligne),
A tout moment vous trouvez l'occasion de parler de Blaise comme un ennemi du peuple. Il a montré sa bonne foi par le dialogue avec toutes les parties prenantes et cette fois-ci il fallait la force pour faire comprendre les choses aux "oreilles dures". Nous soutenons cette action! Enfin cette roulette de mutinerie va pouvoir s'arrêter !!! ya n'en marre!!!

Bonjour

"Un gouvernement,c'est le fruit de l'environnement qu'il crée".Si la maxime reste incontestée,qu'en advient-il lorsqu'on l'applique au pouvoir de la quatrième république Burkinabé.Ce que les hommes intègres vivent semble le chaos similaire à celui ivoirien.Et je trouve que la position de SEM Compaoré face au militaires mutins est insoutenable.Mieux vaut continuer avec la négociation que d'entreprendre un bras de fer.
Par ailleurs ,notons que l'instabilité politique est loin de s’arrêter Au Faso,disait un pessimiste.

mutinerie bobo

je ne suis pas d'accord avec cette intervention car selon moi les choses ne feront que s'envenimer.Depuis 2O ans les burkinabés sont victimes de BLAISE et ses amis.L'éducation qui est le moteur primordial du devellopement se voit hipotéquer,une chose est sur si la france qui est le véritable symbole de la démocratie prène des mésures drastiques.Nous sommes fatigués de ces millitaires et de tous ces gens corompus

dite plutôt que vous soutenez

dite plutôt que vous soutenez blaise.mais vous n'y pourrez rien blaise partira

MERCI LE BLAISO

nous soutenons cette action, il faut que ça cesse, il faut manifester mais de la à voler la population nous somme contre. ce sont des rebelles et doivent être traité comme tel.

mutunerie

il était temps. Nous soutenons sans réserve cette action de la garde présidentielle pour ramener la paix.

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