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FRANCE

Cécile Duflot réélue à la tête du parti Europe Écologie-Les Verts

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/06/2011

Avec 92,7 % des voix des délégués du parti, Cécile Duflot a été réélue pour la troisième fois consécutive à la tête d'Europe Écologie-Les Verts, lors d'un congrès à La Rochelle, où les propos de Nicolas Hulot sur Jean-Louis Borloo ont fait polémique.

AFP - Ce devait être la journée de Cécile Duflot, plébiscitée pour un troisième mandat à la tête d'Europe Ecologie-Les Verts. Mais samedi, les déclarations de Nicolas Hulot à propos de Jean-Louis Borloo alimentaient toutes les conversations à La Rochelle, les critiques fusant contre l'ex-animateur de télévision.

Visiblement émue, Cécile Duflot, 36 ans, a été réélue pour la troisième fois d'affilée secrétaire nationale du parti écologiste par 92,7% des voix des 600 délégués, après avoir battu la motion de Daniel Cohn-Bendit dimanche dernier lors du vote des militants (50,25% contre 26,55%).

Pour elle, ce congrès restera celui "de l'unité, de la responsabilité et de la maturité des écologistes". "Nous avons un devoir de réponse face à la social-démocratie fatiguée et au libéralisme débridé", et à la présidentielle, notre candidature "ne sera pas une candidature de témoignage", a-t-elle assuré, toujours "neutre" dans la primaire EELV.

Largement acclamée pendant de longues minutes à l'issue de son discours, elle a été rejointe à la tribune par les candidats à la primaire, dont Eva Joly et Nicolas Hulot. Et même si ce dernier s'est retrouvé un peu éloigné sur la scène, la photo de la famille écologiste avait déjà été prise plus tôt.

Sa très large victoire annoncée avait pourtant été en partie éclipsée par les déclarations tenues la veille par M. Hulot lors d'un dîner avec des journalistes. Le candidat à la primaire avait raconté avoir envisagé un partenariat avec le patron du Parti radical pour 2012.

Samedi, il a précisé que l'hypothèse restait envisageable si M. Borloo disait "très clairement qu'il est en phase avec les valeurs de la gauche".

"Ce n'est pas la peine d'en faire un plat", minimise-t-il à son arrivée au congrès. "J'ai choisi un camp et je m'y tiendrai", assure-t-il, "la logique" est de discuter avec le PS.

Un instant plus tard, Dominique Voynet, soutien d'Eva Joly, lui lance devant les caméras qu'il l'a "carrément torpillée" avec son Pacte écologique en 2007 où la candidate à la présidentielle avait obtenu 1,57%.

Puis, alors que l'ancienne ministre critique ses propos sur M. Borloo, il s'étonne : "On ne va pas me reprocher de dire la vérité ?". "Mais si, on va te le reprocher!", lui lance l'élue de Montreuil, dans un sourire vengeur.

Cécile Duflot, elle, s'est faite un peu plus tendre à son endroit : Nicolas Hulot "a le droit d'être un peu ramolli en fin de soirée et trouver des sujets d'animation pour les journalistes le lendemain matin"...

Mais sur le fond, "la stratégie est d'une limpidité absolue", rappelle-t-elle fermement : "aucune alliance avec aucun représentant de la majorité présidentielle" et "envisager sans automaticité la possibilité d'accord à gauche". "Point à la ligne!".

Du pain bénit pour Eva Joly. Car pour l'ex-juge, qui avait été approchée par François Bayrou avant de rejoindre Daniel Cohn-Bendit en 2009, M. Borloo est le "clone" de Nicolas Sarkozy.

Du côté de l'écologiste vedette, on estimait que ses déclarations "transparentes" avaient finalement "du sens". Jean-Paul Besset explique : "Nicolas veut convaincre et rassembler et donc ne veut pas verrouiller les gens sur leur identité passée".

Quant à Daniel Cohn-Bendit, qui a boudé La Rochelle, les propos de Hulot "ne le dérangent pas", glisse un proche qui l'a eu au téléphone.

La plupart des militants semblaient eux vouloir attendre les débats entre les candidats pour se prononcer. Rendez-vous lundi à Toulouse pour le premier d'entre eux.

Première publication : 04/06/2011

  • FRANCE

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