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Amériques

La Cour suprême doit se prononcer sur l'extradition de Cesare Battisti

Vidéo par Stéphanie DE SILGUY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/06/2011

La plus haute juridiction brésilienne s'est réunie, ce mercredi, pour décider de l'extradition ou non vers l'Italie de l'ex-militant italien d'extrême gauche Cesare Battisti. L'affaire oppose Rome à Brasilia depuis 2004.

AFP - Trente ans après avoir fui l'Italie, l'ex-militant d'extrême gauche Cesare Battisti devrait savoir s'il sera extradé vers son pays d'origine qui le réclame pour des meurtres commis pendant les "années de plomb" ou autorisé à vivre en liberté au Brésil, à l'issue d'un nouvel examen mercredi de son cas par la Cour suprême du Brésil.
              
Les neuf juges de la plus haute juridiction brésilienne ont entamé les débats à 14H40 heure locale (17H40 GMT).
              
Ils doivent se prononcer sur une demande de l'Italie qui remet en question la décision de la Cour, en 2009, laissant le président de l'époque, Luiz Inacio Lula da Silva, décider en dernier ressort sur l'extradition de Battisti.
              
Au dernier jour de son mandat, le 31 décembre 2010, Lula avait rejeté l'extradition de Battisti vers l'Italie, estimant qu'il pourrait y être victime de persécution politique.
              
Aujourd'hui âgé de 56 ans, Battisti a été condamné en 1993 par contumace en en Italie à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et tentatives de meurtres à la fin des années 1970, crimes dont il se dit innocent.
              
"Il est très anxieux dans l'attente de son jugement" et il continue à prendre des anti-dépresseurs, a déclaré au quotidien O Globo, une de ses avocates, Renata Saraiva, qui lui rend souvent visite en prison.
              
En cavale pendant trente ans, Battisti a été arrêté à Rio de Janeiro en 2007 et incarcéré peu après dans une prison de haute sécurité près de Brasilia dans l'attente d'une décision sur son extradition.
              
Au cas où la Cour suprême juge que le dernier mot revient bien au chef de l'Etat, Battisti "ne sera pas extradé et pourrait sortir de prison dès ce soir", a déclaré à l'AFP, l'avocat Antonio Carlos Almeida Castro, ancien défenseur d'un membre des Brigades rouges italiennes.
              
Les avocats de Battisti ont d'ores et déjà déposé une demande de mise en liberté immédiate qui sera examinée par la Cour.
              
Dans le cas contraire, "peu probable" selon cet avocat, Cesare Battisti "sera rapidement extradé".
              
Le refus de Lula d'extrader Battisti avait provoqué une crise diplomatique entre Brasilia et Rome pour qui la décision de l'ancien président "portait atteinte à la souveraineté de l'Italie".
              
A l'époque, Rome avait rappelé son ambassadeur pour consultations, un geste traduisant la colère du gouvernement et de toute la classe politique. "Je m'engage à poursuivre la bataille pour que Battisti soit livré à la justice italienne", avait alors déclaré le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.
              
L'ancien activiste, devenu auteur de romans policiers en France où il a trouvé refuge de 1990 à 2004, clame son innocence et affirme être "certain" qu'il serait présécuté et tué s'il était renvoyé en Italie.
              
Pour justifier sa position, le président Lula s'était appuyé sur un article du traité d'extradition stipulant qu'il ne s'appliquait pas en cas de "raisons fondées de supposer que la personne réclamée subira des actes de persécution et de discrimination".
              
Arrêté dans son pays en 1979 quand il militait dans le groupuscule des "Prolétaires armés pour le communisme" (PAC), Cesare Battisti avait été condamné à douze ans de prison. Il s'est évadé en 1981 et a alors commencé une longue cavale au Mexique, en France et au Brésil.

 

Première publication : 08/06/2011

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