- Internet - Syrie - Ukraine
La répression en Syrie filmée par les forces de sécurité
Des vidéos filmées par les forces de sécurité syriennes illustrent la violence de la répression. Des internautes ukrainiens dénoncent la censure du web dans le pays. Et National Geographic met en ligne des photos déclassifiées de la zone 51 dans le Nevada.
La répression en Syrie filmée par les forces de sécurité
Ces images accompagnées d’une musique montrent des hommes lourdement armés discutant, le sourire aux lèvres, près de deux cadavres gisant au sol. Mis en ligne lundi sur les réseaux sociaux par des opposants syriens, ce clip aurait été réalisé en guise de trophée par une milice proche du clan du président Bachar Al-Assad. Plusieurs vidéos apparemment filmées par des membres des forces de sécurité ont en effet émergé sur la Toile ces dernières semaines.
Diffusée au mois d’avril, cette vidéo témoignant des arrestations massives dans le village de Baïda avait ainsi eu un écho retentissant sur la Toile. Elle avait notamment été utilisée pour dénoncer la brutalité de la répression.
Les médias officiels ayant affirmé que la scène ne s’était pas déroulée en Syrie mais en Irak, l’un des détenus a témoigné avec sa carte d’identité syrienne quelques jours plus tard dans cette vidéo tournée au même endroit pour contredire cette version.
Ces images auraient elles été tournées par des soldats sur le toit d’une mosquée à Deraa à la fin du mois d’avril. Elles montreraient des hommes armés en uniforme attroupés autour de plusieurs cadavres en pleine discussion sur la manière de mettre en scène la vidéo. L’un d’entre eux semble ainsi placer des cartouches de munitions parmi les corps. Des hommes présentés par la télévision d’Etat comme des membres de gangs armés qui auraient affronté les forces de l’ordre. Une information aussitôt démentie par des activistes qui affirment que ces citoyens auraient été tués après avoir tenté d’approvisionner en nourriture les manifestants de Deraa alors que la ville, foyer de la contestation, était assiégée par l’armée.
Censure sur le web ukrainien
Mykola Sukhomlyn, l’un des internautes les plus influents d’Ukraine, est-il victime d’une censure en ligne de la part des autorités du pays ? C’est la question qui agite la blogosphère locale depuis que le compte Facebook du cyberactiviste a été fermé le 1er juin dernier par les administrateurs du réseau social.
Une fermeture qui serait liée, selon Mykola Sukhomlyn, à la diffusion de cette vidéo fustigeant le train de vie de certains politiciens dans le pays sur sa page Facebook. Des images qui montrent Anatoly Blyzniuk, le gouverneur de la région de Donetsk, sortir d’une berline d’une valeur de plus de 60 000 euros et qui ont été largement relayées par des médias en ligne depuis. Des révélations qui auraient ainsi valu au cyberactiviste de recevoir des messages de menaces l’invitant à cesser immédiatement ses activités sur la toile.
Malgré ces menaces, Sukhomlyn a tenté de recréer un nouveau compte sur le réseau social mais ce dernier a lui aussi été rapidement supprimé. Une situation qui a poussé de nombreux internautes du pays à lui apporter leur soutien. Cette page Facebook a ainsi vu le jour pour appeler le gouvernement à mettre un terme à une censure considérée comme inacceptable.
Un acte de censure sur le réseau qui n’est pas une première en Ukraine. En effet, à la demande des autorités locales, les administrateurs de Facebook ont supprimé le mois dernier la page des activistes de FEMEN, une organisation de défenses des femmes connue pour ses actions coup de poing généralement menées torse nu. Raison invoquée : la mauvaise image donnée du pays sur la toile par ces militantes.
Une situation qui inquiète les internautes ukrainiens qui tentent désormais de se mobiliser. Ce groupe appelant le gouvernement à respecter les droits des cyberactivistes en Ukraine compte ainsi plusieurs centaines de citoyens prêts à se battre pour défendre l’espace de liberté que représente, à leurs yeux, le net.
Photos déclassifiées de la zone 51
National Geographic a récemment mis en ligne sur son site ces photographies prises en 1963, en pleine guerre froide, après le crash d'un prototype d'avion espion américain dans la célèbre "area 51", dans le désert du Nevada. Des images qui viennent d'être déclassifiées par la CIA sur lesquelles on voit notamment l’épave de l’appareil et les opérations menées dans le plus grand secret pour en récupérer les débris. Des documents qui devraient entretenir le mystère et alimenter les rumeurs sur les activités du gouvernement américain dans cette zone protégée dont l'existence n'a jamais été officiellement reconnue.
Yoocasa, le réseau social familial
Un espace virtuel où toute la famille peut se retrouver pour communiquer et s’amuser. Lancé il y a un an par un jeune papa, Yoocasa est un réseau social où les membres d’une famille peuvent partager à distance des moments de convivialité. Des activités interactives comme des jeux de coloriage sont en effet proposées sur le site. Un réseau social plus adapté aux enfants qui est également plus sécurisé, les parents devant valider la mise en relation avec chaque nouveau membre.
Vidéo du jour
Tous les secrets de fabrication pour réaliser une scène de guerre archi réaliste et bourrée d'effets spéciaux grâce à son ordinateur : c'est ce que propose de découvrir Platige Image dans ce making-of mis en ligne avec la collaboration du réalisateur polonais Paweł Borowski. Un travail impressionnant qui inspirera sans doute de nombreux réalisateurs en herbe sur la toile.































Réagissez à cet article
(0) Réaction