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Amériques

La justice brésilienne libère Cesare Battisti

Vidéo par Claire BONNICHON

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/06/2011

Ancienne figure de l'extrême gauche italienne, Cesare Battisti est sorti de prison ce jeudi matin. La Cour suprême du Brésil a refusé de l'extrader vers l'Italie, où il avait été condamné en 1993 par contumace à la réclusion à perpétuité.

AFP - L'ex-activiste italien d'extrême-gauche Cesare Battisti est sorti peu après minuit (03H00 GMT) de la prison près de Brasilia où il était incarcéré depuis quatre ans, après que la Cour suprême du Brésil a rejeté son extradition vers l'Italie, a constaté un journaliste de l'AFP.

"C'est la fin d'un feuilleton policier et judiciaire"

La libération de cette figure des "années de plomb" des années 70 en Italie, où il a été condamné pour meurtres, met un point sans doute final à une cavale de trente ans, suivie d'une bataille judiciaire et d'une crise diplomatique avec Rome.

Accompagné de ses avocats, Cesare Battisti, 56 ans, vêtu d'un pantalon clair et d'une chemise blanche, est apparu serein à la foule de reporters et de photographes postés devant la prison de haute sécurité de Papuna, où il était en attente de son extradition depuis son arrestation en 2007 à Rio de Janeiro.

Il n'a fait aucune déclaration en retrouvant la liberté.

Un de ses défenseurs, Luis Roberto Barroso, a indiqué aux journalistes que Battisti "n'avait aucune intention de quitter le Brésil". Il a précisé que son client se rendrait dès jeudi au ministère de la Justice pour solliciter un visa de résident permanent.

Il devait passer la nuit dans un condominium fermé, dans les environs de Brasilia.

Battisti était réclamé par l'Italie après avoir été condamné en 1993 par contumace à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970, crimes dont il se dit innocent.

Quelques heures plus tôt, les juges de la Cour suprême avaient jugé par six voix contre trois que l'Italie ne pouvait contester la décision souveraine de l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva de ne pas extrader Battisti.

Rome a aussitôt réagi vivement par la voix de la ministre italienne de la Jeunesse, Giorgia Meloni, qui a dénoncé ce refus comme étant une "énième humiliation" pour les victimes.

"La décision des juges suprêmes brésiliens de ne pas autoriser l'extradition d'un criminel comme Battisti, tout comme celle de l'ex président Lula, représente l'énième humiliation pour les familles de ses victimes", a déclaré la ministre, citée par l'agence Ansa.

La plus haute juridiction du Brésil a statué à l'issue d'un débat houleux de six heures.

"Ce qui est en jeu ici, c'est la souveraineté nationale. C'est très simple. La Cour, elle-même, a décidé que le président de la République pouvait décider", a dit le juge Luiz Fux en justifiant son vote contre l'extradition.

En 2009, la Cour avait accepté d'extrader Battisti mais, dans un jugement controversé, avait laissé le président Lula décider en dernier ressort.

"Il ne s'est jamais passé quelque chose comme cela, il ne s'est jamais passé quelque chose comme cela!", a hurlé dans la salle le juge Gilmar Mendes qui a condamné avec véhémence la décision de Lula de refuser d'extrader l'Italien.

Pour répondre aux cris de Mendes, le juge Joaquim Barbosa a également haussé le ton: "ça suffit! Nous avons un homme en prison. Votons pour clore cette discussion", a-t-il dit.

Le refus de Lula d'extrader Battisti avait provoqué une crise diplomatique entre Brasilia et Rome qui avait rappelé son ambassadeur à Brasilia.

Arrêté dans son pays en 1979 quand il militait dans le groupuscule des "Prolétaires armés pour le communisme" (PAC), Cesare Battisti avait été condamné à douze ans de prison. Il s'est évadé en 1981 et a alors commencé une longue cavale au Mexique, en France où il est devenu auteur de romans policiers et finalement au Brésil.
 

Première publication : 09/06/2011

  • BRÉSIL

    Le président Lula refuse d'extrader l'ex-militant Cesare Battisti vers l'Italie

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