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FRANCE

Nicolas Sarkozy a présenté son plan d'aide aux éleveurs victimes de la sécheresse

Vidéo par Ludovic de Foucaud

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/06/2011

Lors d'une visite en Charente, Nicolas Sarkozy a annoncé le déblocage d'une série de d'aides d'urgence pour les agriculteurs durement touchés par la sécheresse. Des mesures sont jugées insuffisantes par la Confédération paysanne.

AFP - Nicolas Sarkozy a dévoilé jeudi un plan d'aide aux éleveurs victimes de la sécheresse, avec étalement des remboursements de prêts et exonération fiscale, lors d'une visite en Charente où il croisé le chemin de sa rivale socialiste de 2007 Ségolène Royal.
              
En attendant son invité, l'éleveur de bovins qui accueillait la visite présidentielle en a résumé l'enjeu sans détour. "Notre trésorerie et nos stocks de fourrage sont exsangues, la catastrophe est devant nous", a constaté François Laurent, "il nous faut tout de suite des financements".
              
Après avoir parcouru les prés brûlés par le manque d'eau de son exploitation, à Montemboeuf, Nicolas Sarkozy lui a dévoilé une série de mesures d'urgence, chiffrée à plusieurs centaines de millions d'euros.
              
Devant le Sénat, François Fillon a ensuite évalué à "près d'1 milliard d'euros" le plan de soutien, soulignant que le montant exact dépendra des demandes formulées par les agriculteurs.
              
Pour soulager leur trésorerie, Nicolas Sarkozy s'est engagé à décaler d'un an le remboursement des prêts accordés aux éleveurs dans le cadre du plan d'aide de 2009. "Il y a pour l'essentiel un problème de trésorerie (...) on va vous trouver des marges de manoeuvre", a-t-il résumé.
              
Concrètement, l'Etat prendra en charge les intérêts des prêts octroyés dans le cadre de ce seul plan de soutien à l'élevage. "Je ne viens pas annoncer le décalage du remboursement de tous les prêts dans l'agriculture française", a précisé le président, "il faut être sérieux".
              
En outre, le chef de l'Etat a annoncé que les éleveurs en difficulté seraient exemptés de la taxe sur le foncier non bâti, un effort qu'il a estimé à 300 millions d'euros. Et précisé que l'Etat avait débloqué 200 millions pour accélérer les indemnisations par le fonds de garantie des calamités agricoles pour des premiers versements "dès septembre".
              
Il a aussi promis aux agriculteurs une réunion "dès la semaine prochaine" avec plusieurs ministres (Agriculture, Ecologie, Défense) et le patron de la SNCF pour régler les "problèmes logistiques massifs" de livraison et de stockage de fourrages.
              
Devant les éleveurs de Montemboeuf, comme lors de la table ronde qui a suivi à La Rochefoucauld, Nicolas Sarkozy a vanté un plan d'aide compatible avec les exigences européennes: "Ne retombons pas dans les mauvaises habitudes de vous donner des allocations qui seraient déclarées illégales dans quelques mois".
              
Outre ces mesures d'urgence, le président a annoncé un plan à cinq ans de création de retenues d'eau et de réduction des volumes d'eau utilisés par l'agriculture.
              
Raccrochée in extremis à la table ronde présidentielle après s'être plainte d'en avoir été oubliée, la présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal a pu réagir "à chaud" au plan gouvernemental, après une bordée de sifflets rapidement coupée par Nicolas Sarkozy au nom de la "tolérance".
              
La candidate à la primaire PS a d'abord tenu à rassurer son adversaire de 2007, qui venait d'évoquer "les promesses qu'on ne peut pas tenir", sur la "légalité" des aides promises aux éleveurs par sa région.
              
Elle a ensuite demandé "l'interdiction du broyage des pailles", le "blocage des prix des fourrages" et une "réquisition partielle" des céréales destinées à l'exportation. Le président lui a assuré avoir déjà ordonné la première, avant de lui opposer une fin de non recevoir polie sur les deux autres.
              
Face à la gravité de la crise, les deux ex-rivaux de 2007 se sont finalement retrouvés sur la nécessité de travailler ensemble. "La souffrance n'est ni de droite ni de gauche", a relevé Nicolas Sarkozy. "Il n'y a pas place pour la polémique politicienne", a renchéri Ségolène Royal.
              

 

Première publication : 09/06/2011

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