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Economie

PSA envisagerait de fermer deux usines, selon un syndicat

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/06/2011

D'après un document interne dévoilé par la CGT, le constructeur automobile français prévoirait de fermer ses sites d'Aulnay-sous-Bois et de SevelNord. Quelque 6 200 employés seraient concernés. La direction du groupe dément.

AFP - La CGT a créé la stupeur jeudi en annonçant que PSA Peugeot Citroën prévoyait de fermer deux sites employant 6.200 personnes d'ici 2014 en France, dont l'usine d'Aulnay-sous-Bois, mais la direction a rétorqué que cette fermeture n'était "pas un sujet d’actualité".

S'appuyant sur un document interne, la CGT, premier syndicat du groupe, a affirmé que le constructeur prévoyait de fermer Aulnay (Seine-Saint-Denis) "courant 2014" et Sevelnord (Nord) en 2013. Les deux sites emploient respectivement 3.600 et 2.600 salariés.

Le document évoque aussi l'avenir de l'usine de Madrid, qui emploie 2.550 personnes et fait partie comme les deux autres des "sites historiques assez éloignés des critères globaux de l'usine excellente", selon la note.

Le document interne, daté du 23 août 2010, situe "la fenêtre d'annonce possible, dans le calendrier électoral français, au 2ème semestre 2012", soit après l'élection présidentielle.

Après sa divulgation, la direction a répondu que la fermeture d'Aulnay n'était "pas un sujet d'actualité" et affirmé que le document n'avait pas valeur de décision et n'était qu'"un document préparatoire" élaboré dans un contexte de crise.

Elle a évoqué par la suite le cas de Sevelnord et dit explorer "différentes pistes", soulignant qu'aucune décision n'avait été prise. Quant à Madrid, PSA a reconnu que le site était "totalement en sous charge".

Pour tenter de rassurer en interne, le président du directoire de PSA Philippe Varin a reçu lui-même les syndicats jeudi après-midi.

Mais à l'issue de la rencontre, la CGT a affirmé que la direction n'avait "donné aucune garantie quant à l'avenir des sites d'Aulnay et de Sevelnord", la CFTC déplorant que des salariés se retrouvent "en pleine inquiétude".

De son côté, le ministre de l'Industrie Eric Besson a reçu dans la soirée Philippe Varin, avec qui il s'est entretenu en tête-à-tête pendant une quarantaine de minutes.

Selon le ministère, M. Besson a "pris acte" des déclarations du constructeur automobile et "se félicite" de la décision de la direction de convoquer un CCE exceptionnel.

Au cours de la conférence de presse, la CGT a reproché à la direction d'avoir "menti depuis des années".

Selon un responsable, Bruno Lemerle, "une partie des mesures envisagées dans (l)e document ont déjà été mises en oeuvre, notamment l'augmentation de la production à Poissy (Yvelines) pour préparer la fermeture d'Aulnay et la fin de l'alliance avec Fiat pour le site de Sevelnord", qui doit prendre effet en 2017.

Jean-Pierre Mercier, délégué syndical à Aulnay, a souligné que l'usine était passée de 418.000 véhicules produits par 6.200 ouvriers en 2003 à 195.000 véhicules en 2010.

Pour Ludovic Bouvier (CGT), l'usine Sevelnord créé en 1992, vit "le même scénario", ayant perdu 2.000 salariés en cinq ans.

Le site d'Aulnay, créé en 1973, produit la Citroën C3, véhicule le plus vendu de la gamme Citroën. Sur place, les salariés interrogés par l'AFP, semblaient accueillir avec scepticisme les déclarations de la direction.

Tout en affirmant avoir obtenu récemment des engagements quant "au maintien de l'activité" de l'usine, le maire d'Aulnay, Gérard Segura (PS) a sollicité un rendez-vous d'urgence avec les dirigeants de PSA.

Le député PS et président du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, a demandé à la direction "de clarifier ses intentions", estimant qu'on "ne peut pas se contenter d'un simple démenti laconique et ambigu".

Le député apparenté PCF de Seine-Saint-Denis, Jean-Pierre Brard, a pris la parole à l'Assemblée pour "alerter" ses collègues sur la "note interne" menaçant, selon lui, "15.000 emplois", incluant les emplois induits.
 

Première publication : 10/06/2011

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