Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

POLITIQUE

"La France est au bord d’une situation très dure"

En savoir plus

POLITIQUE

"L’intérêt fondamental de Poutine, c’est de se rapprocher de l’Europe"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le festival de la BD d’Angoulême sous le signe de "Charlie Hebdo"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

"Les mutuelles ne gagnent pas d'argent !"

En savoir plus

FOCUS

Espagne : 35 militants indépendantistes basques devant la justice

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hezbollah : vers une nouvelle guerre ? (partie 2)

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Tempête Juno aux États-Unis : la "snowcalypse" n'a pas eu lieu

En savoir plus

REPORTERS

Centrafrique, le convoi de l’espoir

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Panique boursière à Athènes

En savoir plus

Moyen-orient

Le Premier ministre Erdogan dénonce "l'atrocité" de la répression syrienne

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/06/2011

Recep Tayyip Erdogan a accusé le président syrien, Bachar al-Assad, de ne pas se comporter "humainement" envers les opposants à son régime. Depuis le début du soulèvement populaire, 2 500 Syriens ont trouvé refuge dans la Turquie voisine.

AFP - Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a accusé le régime syrien "d'atrocité" et de ne pas se comporter "humainement" envers les protestataires, a rapporté vendredi l'agence de presse Anatolie.

Le 9 juin, déjà 1 600 Syriens s'étaient réfugiés en Turquie

"J'ai parlé à M. Assad (le président syrien Bachar al-Assad) il y a quatre ou cinq jours... Mais ils (les Syriens) sous-estiment la situation... Et malheureusement, ils ne se comportent pas humainement", a déclaré M. Erdogan dans une interview télévisée jeudi soir, selon Anatolie.

Il a décrit la manière dont des femmes ont été tuées par les forces de sécurité syriennes comme une "atrocité", jugeant plus généralement que la répression des manifestations en Syrie était "inacceptable".

Dans ce contexte, la Turquie ne peut pas défendre la Syrie, a-t-il déclaré.

M. Erdogan, qui a souvent déclaré qu'il était un "ami" du président Assad, a démandé à plusieurs reprises des réformes urgentes en Syrie, face à la contestation sans précédent dans ce pays. Mais il n'a pas réclamé le départ du dirigeant syrien.

Il a répété que son pays laisse ses frontières ouvertes aux réfugiés syriens, mais il a ajouté : "Jusqu'où cela va-t-il continuer ?"

Au total 2.500 Syriens sont venus se réfugier dans le sud de la Turquie, a déclaré jeudi soir le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.

Tard jeudi, 495 nouveaux arrivants ont été accueillis dans la ville de Karbeyaz, de la province de Hatay (sud), selon Anatolie.

La plupart de ces réfugiés fuient la ville de Jisr al-Shughur, à environ 40 km de la frontière turque, où les forces de sécurité ont mené des opérations de ratissage ces derniers jours.

Vendredi, l'armée syrienne a lancé une opération dans les villages voisins de Jisr Al-Choughour, selon la télévision syrienne.

Plus de 1.100 civils ont été tués et au moins 10.000 arrêtés dans la répression contre les manifestations contre le régime syrien, depuis le 15 mars, selon les associations de défense des droits de l'Homme.

Première publication : 10/06/2011

  • SYRIE

    L'armée syrienne donne l'assaut contre la ville de Jisr al-Choughour

    En savoir plus

  • SYRIE

    Plus de 1 300 nouveaux réfugiés accueillis en Turquie par le Croissant-Rouge

    En savoir plus

  • DIPLOMATIE

    ONU : quelle résolution contre la Syrie ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)