Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le bras de fer entre Madrid et la Catalogne fait réagir la toile

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Togo : le risque de la radicalisation

En savoir plus

POLITIQUE

Florian Philippot quitte le Front National: Marine Le pen fragilisée ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Malala : "J’ai demandé à Macron d’investir 300 millions $ dans l’éducation des filles"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Maria Callas par Maria Callas

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : la haine des extrémistes bouddhistes envers les Rohingyas

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Vertige catalan"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Malgré les protestations, le Ceta entre en vigueur

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Emmanuel Macron face à la rue, acte 2"

En savoir plus

Asie - pacifique

Trois mois après le séisme, le pays peine à panser ses plaies

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/06/2011

Trois mois exactement après le violent tremblement de terre qui a provoqué un tsunami à l'origine de la catastrophe nucléaire de Fukushima, plus de 90 000 sinistrés sont toujours réfugiés dans des centres d'accueil.

AFP - Le Premier ministre japonais Naoto Kan devait se rendre samedi dans le nord-est du pays dévasté il y a exactement trois mois par un séisme et un tsunami géants, alors que des milliers de personnes étaient attendues à Tokyo pour une manifestation contre le nucléaire et la centrale de Fukushima.

Le 11 mars, une secousse de magnitude 9 au fond de l'océan Pacifique a déclenché un énorme raz-de-marée qui a détruit des villes et des villages entiers de la côte du Tohoku (nord-est), faisant plus de 23.000 morts et disparus.

Une vague de 14 mètres de haut a également gravement endommagé la centrale nucléaire Fukushima Daiichi (N°1), construite au bord de l'océan, à 220 km de Tokyo, provoquant la plus grave crise nucléaire depuis celle de Tchernobyl il y a 25 ans.

Trois mois plus tard, plus de 90.000 personnes, évacuées du site atomique ou des zones dévastées par la mer, sont toujours réfugiées dans des centres d'accueil et désespèrent de pouvoir un jour rentrer chez eux.

Au centre des critiques, le Premier ministre Kan, 64 ans, accusé d'avoir mal géré la catastrophe et dont les jours au sommet de l'Etat sont comptés.

Il devait assister dans le port de Kamaishi à un forum organisé par le gouvernement sur l'amélioration des conditions de vie des survivants, a indiqué son porte-parole.

"L'aide fournie aux autorités des régions dévastées n'a pas été suffisante", a critiqué samedi dans un éditorial le journal Yomiuri. "Le nettoyage des débris a pris beaucoup trop de retard et la construction de logements temporaires pour les évacués n'est pas encore terminée."

La reconstruction dans la zone côtière du Tohoku, recouverte de 25 millions de tonnes de débris et quelque 16 millions de tonnes de boue, prendra des années et pourrait coûter des centaines de milliards d'euros, selon des experts.

Autour de la centrale accidentée de Fukushima, une zone interdite de 20 km de rayon a été décrétée, mais d'autres villes ou villages situées au-delà continuent de recevoir des particules radioactives.

Plusieurs milliers de manifestants antinucléaires, à Tokyo et dans d'autres villes du Japon, devaient observer une minute de silence à la mémoire des victimes, à 14H46 (05H46 GMT), heure exacte du séisme.


 

Première publication : 11/06/2011

  • JAPON

    Ces retraités japonais prêts à se sacrifier pour nettoyer Fukushima

    En savoir plus

  • JAPON

    L'AIEA considère que les risques de tsunami ont été "sous-estimés"

    En savoir plus

  • JAPON - FUKUSHIMA

    En proie aux critiques, Tepco confirme une fusion dans les réacteurs n°2 et n°3

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)