Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Il neige en hiver"

En savoir plus

SUR LE NET

Des opérateurs indépendants au secours des campagnes

En savoir plus

SUR LE NET

L'ONU dresse l'inventaire des sites détruits en Syrie

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

MODE

La mode 2014 marquée par une prise de conscience des créateurs

En savoir plus

SUR LE NET

Les campagnes virales des marques pour Noël

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

Asie - pacifique

Trois mois après le séisme, le pays peine à panser ses plaies

Vidéo par France 3

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/06/2011

Trois mois exactement après le violent tremblement de terre qui a provoqué un tsunami à l'origine de la catastrophe nucléaire de Fukushima, plus de 90 000 sinistrés sont toujours réfugiés dans des centres d'accueil.

AFP - Le Premier ministre japonais Naoto Kan devait se rendre samedi dans le nord-est du pays dévasté il y a exactement trois mois par un séisme et un tsunami géants, alors que des milliers de personnes étaient attendues à Tokyo pour une manifestation contre le nucléaire et la centrale de Fukushima.

Le 11 mars, une secousse de magnitude 9 au fond de l'océan Pacifique a déclenché un énorme raz-de-marée qui a détruit des villes et des villages entiers de la côte du Tohoku (nord-est), faisant plus de 23.000 morts et disparus.

Une vague de 14 mètres de haut a également gravement endommagé la centrale nucléaire Fukushima Daiichi (N°1), construite au bord de l'océan, à 220 km de Tokyo, provoquant la plus grave crise nucléaire depuis celle de Tchernobyl il y a 25 ans.

Trois mois plus tard, plus de 90.000 personnes, évacuées du site atomique ou des zones dévastées par la mer, sont toujours réfugiées dans des centres d'accueil et désespèrent de pouvoir un jour rentrer chez eux.

Au centre des critiques, le Premier ministre Kan, 64 ans, accusé d'avoir mal géré la catastrophe et dont les jours au sommet de l'Etat sont comptés.

Il devait assister dans le port de Kamaishi à un forum organisé par le gouvernement sur l'amélioration des conditions de vie des survivants, a indiqué son porte-parole.

"L'aide fournie aux autorités des régions dévastées n'a pas été suffisante", a critiqué samedi dans un éditorial le journal Yomiuri. "Le nettoyage des débris a pris beaucoup trop de retard et la construction de logements temporaires pour les évacués n'est pas encore terminée."

La reconstruction dans la zone côtière du Tohoku, recouverte de 25 millions de tonnes de débris et quelque 16 millions de tonnes de boue, prendra des années et pourrait coûter des centaines de milliards d'euros, selon des experts.

Autour de la centrale accidentée de Fukushima, une zone interdite de 20 km de rayon a été décrétée, mais d'autres villes ou villages situées au-delà continuent de recevoir des particules radioactives.

Plusieurs milliers de manifestants antinucléaires, à Tokyo et dans d'autres villes du Japon, devaient observer une minute de silence à la mémoire des victimes, à 14H46 (05H46 GMT), heure exacte du séisme.


 

Première publication : 11/06/2011

  • JAPON

    Ces retraités japonais prêts à se sacrifier pour nettoyer Fukushima

    En savoir plus

  • JAPON

    L'AIEA considère que les risques de tsunami ont été "sous-estimés"

    En savoir plus

  • JAPON - FUKUSHIMA

    En proie aux critiques, Tepco confirme une fusion dans les réacteurs n°2 et n°3

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)