Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée-Bissau : le président Vaz limoge le chef de l'armée

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : la force de l'ONU prend le relais de la force africaine

En savoir plus

DÉBATS POLITIQUES EN FRANCE

Vote de confiance : une victoire à l'arrachée pour Manuel Valls ?

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Une coalition internationale contre les jihadistes

En savoir plus

FOCUS

Référendum en Écosse : le poids des indécis

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Mange tes morts", une plongée dans l’univers des gitans

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Organisation de l’État islamique : la guerre des mots

En savoir plus

SUR LE NET

Wikileaks dénonce les États utilisant des logiciels espions

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La confiance en peau de chagrin"

En savoir plus

  • Ebola : la Banque mondiale met en garde contre un impact économique "catastrophique"

    En savoir plus

  • Élections en Tunisie : et revoilà les "amis" de Ben Ali

    En savoir plus

  • Un rapport dissèque les sommes records mises de côté par les entreprises

    En savoir plus

  • Une saison en exil pour les footballeurs ukrainiens de Donetsk

    En savoir plus

  • Des jihadistes enlèvent un soldat libanais près de la frontière syrienne

    En savoir plus

  • Vidéo : l'épidémie d'Ebola menace la Centrafrique

    En savoir plus

  • Jack Ma et son Alibaba superstars de Wall Street

    En savoir plus

  • Filière jihadiste : six personnes interpellées près de Lyon, des armes saisies

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG se frotte au mythique Ajax

    En savoir plus

  • Vidéo : dernier jour pour mobiliser les indécis sur le référendum en Écosse

    En savoir plus

  • Loi anti-jihad : l’interdiction de sortie du territoire adoptée

    En savoir plus

  • Barack Obama appelle le monde à "agir vite" face à Ebola

    En savoir plus

  • La première tranche de l'impôt sur le revenu bientôt supprimée ?

    En savoir plus

  • Premières élections démocratiques aux îles Fidji depuis 2006

    En savoir plus

  • Valls obtient la confiance des députés malgré l'abstention des "frondeurs"

    En savoir plus

  • EI, EIIL, Daech, comment appeler les jihadistes en Irak et en Syrie ?

    En savoir plus

EUROPE

Les "indignés" quittent la Puerta del Sol

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/06/2011

En Espagne, après quatre semaines d'occupation, les "indignés" madrilènes ont quitté ce dimanche la place Puerta del Sol. Ils annoncent d'autres rendez-vous, à commencer par une journée de manifestations, le 19 juin prochain.

AFP - Après quatre semaines qui ont transformé la Puerta del Sol, à Madrid, en un symbole du malaise de l'Espagne face au chômage et à la crise, les "indignés" ont plié bagages dimanche lors d'un "déménagement" festif et coloré, en promettant qu'ils ne se tairont pas.

Les uns pliaient les bâches bleues ou vertes, d'autres démontaient à coups de marteau les structures en bois du campement, ou astiquaient le dôme vitré de la station de métro débarrassé de ses centaines d'affichettes.

"Nous recyclons ce que nous pouvons. Le reste nous le jetons", lançait un jeune manifestant chargé d'un tas de planches, pendant que se formait une chaîne humaine au pied des camions bennes municipaux, pour déblayer un fatras de matelas, placards, étagères, chaises en plastique ou bidons.

"C'est ma table de travail. Je vais la garder comme souvenir": le cuisinier du camp, Rafael Rodriguez Ballesteros, un restaurateur de 56 ans au chômage, surveillait l'emballage de la précieuse table pliante, avant de rentrer chez lui, "très ému après avoir reçu toute cette tendresse de la part de ces jeunes".

"Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir", avaient-ils prévenu en plantant leur village alternatif le 17 mai sur la grande place au coeur de la capitale espagnole.

Presque un mois plus tard, malgré les risques de démobilisation, les "indignés" annoncent d'autres rendez-vous, à commencer par une journée de manifestations le 19 juin.

Ces derniers jours, ils sont déjà passés à d'autres formes d'action.

Un sit-in nocturne, mercredi devant le parlement, ciblant la classe politique aux cris de "bien sûr, bien sûr qu'ils ne nous représentent pas". Puis samedi, un face-à-face houleux avec la police anti-émeutes pour accueillir la réélection du maire conservateur de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardon.

"La place restera un lieu d'assemblées, chaque quartier continuera à travailler et nous poursuivrons le mouvement sur internet", explique un porte-parole du mouvement, Marcos Quesada, étudiant en droit de 19 ans.

Au milieu de la Puerta del Sol, ils mettaient la dernière main dimanche à la construction d'une structure en bois en forme d'arche, en planches de chantier et matériaux de récupération, leur futur point d'information permanent.

"Pour que reste vivant le symbole de Sol", souligne Irene Rodriguez, une jeune fille de 22 ans qui travaille à la commission des "infrastructures", "au chômage malgré deux diplômes d'architecte et d'ingénieur, et trois langues".

Le mouvement était né spontanément le 15 mai d'une manifestation de citoyens autour de cibles disparates: le chômage qui frappe plus de quatre millions d'Espagnols et presque la moitié des moins de 25 ans, les politiciens taxés de cynisme et de corruption, les banques, les dérives du capitalisme.

Très vite, relayé par les réseaux sociaux, il a tissé sa toile à travers l'Espagne, dans une fronde au ton libertaire, inédite dans ce pays où des campements ont fleuri sur les places publiques de dizaines de villes et villages.

Leur plate-forme réclame une modification de la loi électorale, accusée de ne pas donner de place aux petits partis, la "transparence" des instances politiques et économiques, la participation des citoyens à la vie politique.

Mais les outils restent flous, les propositions concrètes rares, les leaders inexistants. Et l'avenir des "indignés" en point d'interrogation, malgré un large soutien de l'opinion publique.

"Ce soutien, c'est une folie, du jamais vu en Espagne", remarque Gabriel Cendal, un sociologue de 55 ans employé par le gouvernement régional de Madrid, qui vient de passer quatre semaines parmi les animateurs de la bibliothèque du camp.

"L'avenir", dit-il, "je le vois très bien. La manière dont cela va s'articuler, personne ne sait".
 

Première publication : 12/06/2011

  • ESPAGNE

    Les Espagnols sanctionnent les socialistes dans les urnes

    En savoir plus

  • ESPAGNE

    Élections locales sur fond de crise sociale

    En savoir plus

  • ESPAGNE

    Des centaines de personnes défient l'interdiction de manifester

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)