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Afrique

L'Allemagne reconnaît à son tour le Conseil national de transition

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/06/2011

En déplacement à Benghazi, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a annoncé ce lundi que son pays avait officiellement reconnu le Conseil national de transition (CNT) comme "seul représentant légitime" de la Libye.

AFP - Les pressions sur le régime libyen se sont encore accentuées lundi avec l'Allemagne ayant rejoint le club des pays reconnaissant l'organe des rebelles comme "représentant légitime" et Washington appelant l'Afrique à se mobiliser pour le départ du colonel Mouammar Kadhafi.


Lors d'une visite à Benghazi, "capitale" de la rébellion dans l'Est de la Libye, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a affirmé que M. "Kadhafi a perdu toute légitimité".

Berlin reconnaît "le Conseil national de transition (CNT comme) le représentant légitime du peuple libyen", a-t-il indiqué après des entretiens avec des responsables du CNT, dont Ali al-Essaoui, en charge des Affaires étrangères.

"Nous souhaitons une Libye libre, en paix et démocratique, sans Kadhafi", a poursuivi le ministre qui a aussi annoncé l'ouverture d'une représentation diplomatique allemande dans le fief des rebelles.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a pour sa part appelé l'Afrique à faire pression pour un départ du colonel Kadhafi.

"Je demande à tous les Etats africains de faire pression pour la mise en oeuvre d'un véritable cessez-le-feu et d'appeler Kadhafi à quitter le pouvoir (...)", a-t-elle déclaré à Addis Abeba.

L'Allemagne est devenue le 13e pays à reconnaître le CNT, après les Emirats arabes unis dimanche, et avant cela la France, le Qatar, le Royaume-Uni, l'Italie, la Gambie, Malte, la Jordanie, le Sénégal et l'Espagne, l'Australie et les Etats-Unis.

L'Allemagne s'était abstenue pendant le vote le 17 mars de la résolution 1973 autorisant le recours à la force pour protéger les civils libyens, avant de refuser toute participation à l'opération Protecteur unifié, sous commandement de l'Otan.

Le ministre a défendu la position de l'Allemagne sur la non-intervention militaire de son pays contre les forces de Mouammar Kadhafi.

M. Westerwelle a exclu l'envoi de soldats allemands en Libye, même après un départ de Mouammar Kadhafi précisant que son pays misait "sur un processus politique" en Libye et était prêt à "faire avancer le pays" en contribuant à "la reconstruction".

Le ministre de la Coopération économique et du développement, Dirk Niebel, qui l'accompagnait, a annoncé que Berlin était prêt à débloquer 10 millions d'Euros pour l'aide au peuple libyen.

Dimanche, le colonel Kadhafi, au pouvoir depuis 1969, a de nouveau affirmé qu'il ne cèderait pas d'un pouce, malgré les défections et la multiplication des appels internationaux, notamment celui de la Russie, pourtant son ancien allié, qui doit envoyer la semaine prochaine un émissaire à Tripoli.

"Je ne suis ni Premier ministre ni président ni roi. Je n'occupe aucun poste en Libye. C'est pourquoi je ne dois renoncer à aucune fonction", a déclaré le colonel Kadhafi, selon les propos rapportés par le président russe de la Fédération internationale des échecs, Kirsan Ilioumjinov. Les deux hommes se sont rencontrés à Tripoli où ils ont joué aux échecs.

Le conflit a fait depuis le 15 février entre "10.000 et 15.000" morts selon l'ONU, et obligé près de 952.000 à prendre la fuite, selon l'Organisation internationale pour les migrations.

Sur le terrain, les combats se poursuivent de plus belle entre pro et anti-Kadhafi.

Dans l'Est, les rebelles tentent de gagner Brega, situé à 240 km à l'ouest de Benghazi, et des combats se sont déroulés dimanche, à 40 km à l'est de ce site pétrolier stratégique, selon les rebelles qui ont précisé que quatre de leurs combattants ont été tués.

L'Otan affirme avoir frappé cinq cibles dans cette zone, et le régime assure lui que la petite "centaine" de rebelles ne gagne pas de terrain.

A l'ouest, à Zawiyah, ville côtière à 40 km à l'ouest de la capitale, les combats font rage depuis samedi, date à laquelle les insurgés affirment avoir repris une partie de la cité, contrôlée depuis mars par les forces gouvernementales.

Les forces loyalistes ont coupé la route menant à la frontière tunisienne pour "empêcher l'afflux des réfugiés" de cette agglomération de 250.000 habitants, selon une source rebelle.

Dans les montagnes berbères de l'ouest, la région du Jebel Garbi, au moins neuf rebelles sont morts et une cinquantaine ont été blessés dans d'intenses combats visant à desserrer l'étau autour de Zenten, et écraser les poches de résistance des pro-Kadhafi, selon un décompte d'un journaliste de l'AFP à l'hôpital de cette ville.

 

Première publication : 13/06/2011

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