Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Raids aériens, roquettes et propagande

En savoir plus

DÉBAT

Soudan du Sud : l'avenir sombre d'un pays jeune de trois ans (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Soudan du Sud : l'avenir sombre d'un pays jeune de trois ans (partie 1)

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Rwanda : les juges français mettent fin à l'instruction sur la mort de l'ex président Habyarimana

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le cauchemar de la Seleçao

En savoir plus

FOCUS

La charia a-t-elle sa place dans le droit britannique?

En savoir plus

SUR LE NET

Kenya : l'opposition manifeste pour plus de démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu ?" : décryptage d’un phénomène

En savoir plus

DÉBATS POLITIQUES EN FRANCE

L'UMP en crise : entre dette et règlements de compte

En savoir plus

  • L'Argentine rejoint l'Allemagne en finale du Mondial

    En savoir plus

  • Terrorisme : la France se protège contre "les loups solitaires"

    En savoir plus

  • Tour de France : Chris Froome, vainqueur du Tour 2013, abandonne

    En savoir plus

  • Soudan du Sud : la trahison des héros de l’indépendance

    En savoir plus

  • Tueur à gage et flèche empoisonnée : les mystères de la tuerie de Chevaline

    En savoir plus

  • Rwanda : clôture de l’enquête française sur l’attentat contre Habyarimana

    En savoir plus

  • Les Femen poursuivies pour avoir dégradé les cloches de Notre-Dame de Paris

    En savoir plus

  • Cinquante-trois cadavres découverts par l’armée dans le centre de l’Irak

    En savoir plus

  • Jean-Baptiste de Franssu, ce Français nommé à la tête de la banque du Vatican

    En savoir plus

  • Brésil - Allemagne : "Les joueurs brésiliens ont souillé un maillot sacré"

    En savoir plus

  • Mondial-2014 : en Allemagne, une victoire jugée "inimaginable”

    En savoir plus

  • Le Hamas vise Jérusalem et Tel-Aviv, Israël poursuit ses raids

    En savoir plus

  • Présidentielle indonésienne : les deux candidats revendiquent la victoire

    En savoir plus

  • La Coalition nationale syrienne a élu un nouveau chef

    En savoir plus

  • Au 30 juin, la dette de l’UMP a atteint 74,5 millions d’euros

    En savoir plus

  • Pour Kiev, "la 'libération' de Donetsk risque de poser des problèmes"

    En savoir plus

  • Somalie : un assaut shebab sur le palais présidentiel repoussé

    En savoir plus

Moyen-orient

"Le Liban est revenu à l’époque de la tutelle syrienne"

©

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 15/06/2011

Interrogé par France24.com sur le nouveau gouvernement formé lundi à Beyrouth par le Premier ministre Mikati (photo), le député de l'opposition libanaise Ahmad Fatfat dénonce une composition qui "porte le sceau de la Syrie".

Après cinq mois de tractations, le Liban s'est doté lundi d'un nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Najib Mikati, au sein duquel le Hezbollah et ses alliés sont majoritaires. Le député de Denniyé (Nord du Liban) Ahmad Fatfat, membre du Courant du futur, parti de l’ex-Premier ministre Saad Hariri désormais dans l’opposition, répond aux questions de France24.com.


FRANCE 24 : Le Liban s’est doté d’un gouvernement après cinq mois de crise. En tant que membre de l’opposition, quel regard portez-vous sur sa composition ?

Ahmad Fatfat, député de Denniyé, au Nord du Liban. © ahmadfatfat.com


Ahmad Fatfat : Ce gouvernement a été étonnamment formé, dans la douleur, par des partis pourtant alliés. On aurait pu gagner du temps et le former rapidement puisqu’aucune surprise n'est à signaler - au lieu de plonger le pays dans une crise de cinq mois. Sa composition - avec une majorité importante de ministres alliés au Hezbollah et à la Syrie, bénéficiant de 18 voire 19 maroquins sur 30 - en fait un gouvernement monochrome de confrontation. Il faut craindre des tentatives de déstabilisation du pays, notamment par le biais d’incidents sécuritaires. Reste à savoir si le Premier ministre Nagib Mikati pourra gouverner, malgré les tensions évidentes qui sont apparues dans ce qui est censé constituer sa majorité parlementaire [ndlr : les députés du Hezbollah, du Mouvement Amal dont dépend le président du Parlement Nabih Berri, du Courant patriotique libre du général Michel Aoun, du leader druze Walid Joumblatt et d’autres forces pro-syriennes].

Le président syrien Bachar al-Assad a salué la naissance de ce gouvernement. A-t-il joué un rôle dans sa formation ?


A.F. : L’empressement de Bachar al-Assad, qui n’a attendu que quelques secondes pour féliciter les autorités libanaises pour la naissance de ce gouvernement, démontre bien son implication. Ce gouvernement n’a pu voir le jour qu’avec son aval. En grandes difficultés dans son propre pays, il a insisté pour que ce gouvernement porte le sceau de Damas. Car le régime syrien a besoin de démontrer qu’il détient toujours la "carte libanaise" en main dans un contexte régional explosif. C’est triste, mais le Liban est revenu à l’époque de la tutelle syrienne des années 1990, quand les gouvernements étaient formés par Damas. Je suis d’accord avec certains observateurs, qui affirment que ce gouvernement ne tiendra pas si le régime syrien s’effondre.

Quel regard portez-vous sur l’avenir du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de juger les assassins de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri ?

A.F. : La question du TSL nous inquiète, puisque les forces politiques qui composent ce gouvernement lui sont hostiles. Cependant, il ne faut pas oublier que cette instance jouit d’un large soutien de la communauté internationale. L’acte d'accusation n'est lié à aucun facteur politique et paraîtra au moment décidé par le TSL. Mais nous resterons vigilants, en veillant à ce que le Liban respecte ses engagements internationaux, en évitant notamment qu’il soit instrumentalisé dans le cadre d’alliances stratégiques contraires à ses intérêts. Nous nous opposerons avec vigueur, dans les règles de la démocratie, à toute politique qui sera considérée comme néfaste pour le Liban.
 

Première publication : 14/06/2011

  • PROCHE-ORIENT

    Après cinq mois de tractations, le Liban se dote d'un nouveau gouvernement

    En savoir plus

  • LIBAN

    Six casques bleus italiens blessés dans l'explosion d'une bombe à Saïda

    En savoir plus

  • SYRIE

    Les forces de l'ordre ont tiré sur des Syriens fuyant au Liban

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)