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EUROPE

Le social-démocrate Pedro Passos Coelho nommé Premier ministre

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/06/2011

Dix jours après la victoire de son parti aux élections législatives, le social-démocrate Pedro Passos Coelho a été officiellement nommé Premier ministre du Portugal. Il devra résorber la dette du pays et instaurer plusieurs mesures d'austérité.

AFP - Le social-démocrate Pedro Passos Coelho, vainqueur des législatives au Portugal, a été nommé mercredi Premier ministre et a annoncé qu'il formerait rapidement un gouvernement de coalition afin de répondre à l'"urgence" de la situation du pays.

A 46 ans, M. Passos Coelho, un libéral de centre-droit, succède au socialiste José Socrates, au pouvoir depuis mars 2005 et qui avait démissionné le 23 mars avant d'être battu aux législatives anticipées du 5 juin.

Le président du parti social-démocrate (PSD), qui n'a jamais participé à aucun gouvernement, aura la lourde tâche de mettre en oeuvre le plan de sauvetage financier négocié par son prédécesseur avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Selon les résultats encore provisoires du scrutin, le PSD a recueilli 38,6% des voix contre 28% pour le PS.

Les résultats complets doivent être annoncés mercredi après le dépouillement des votes des Portugais de l'étranger qui devaient élire quatre députés.

Sur les 226 sièges déjà pourvus sur 230, le PSD en a obtenu 105 contre 73 pour le PS. Le parti de droite CDS-PP, avec lequel M. Passos Coelho a conclu un accord de coalition, a remporté 24 mandats, ce qui donne à l'ensemble de la droite une confortable majorité absolue d'au moins 129 députés.

Dans une brève déclaration à la presse peu avant sa nomination officielle, M. Passos Coelho a annoncé que l'accord conclu avec le CDS-PP serait signé jeudi lors d'une cérémonie publique.

Il a également promis de former rapidement le nouveau gouvernement "pour tenir compte de l'urgence de la situation du pays".

La semaine dernière, le président de la République Anibal Cavaco Silva avait souhaité que le gouvernement soit investi "le plus rapidement possible" afin de permettre à M. Passos Coelho de représenter le Portugal au prochain Conseil européen prévu les 23 et 24 juin à Bruxelles.

Ce gouvernement, qui devrait comprendre plusieurs ministres du CDS-PP, sera chargé d'appliquer sans délai les mesures de rigueur et les réformes exigées par l'UE et le FMI en échange d'un prêt de 78 milliards d'euros sur trois ans.

Lourdement endetté (160 milliards d'euros fin 2010), le Portugal a fini l'année 2010 en récession avec un déficit public à 9,1% du PIB et un chômage à plus de 11%.

M. Passos Coelho s'est déjà engagé à respecter strictement le programme négocié par son prédécesseur, promettant même d'aller au delà des exigences de l'UE et du FMI en matière de privatisations mais aussi de réformes du marché du travail et des services publics.

Mercredi, il a de nouveau insisté sur la nécessité d'"appliquer ce programme extrêmement ambitieux et difficile" et de "relancer la croissance de l'économie dans les quatre ans".

Selon les prévisions de la Commission européenne, le Portugal pourrait connaître en 2011 une récession de 2,2% du PIB, ramenée à 1,8% en 2012.

A l'issue d'une audience mercredi avec le chef de l'Etat, le dirigeant socialiste Francisco Assis, candidat à la successsion de José Socrates à la tête du PS, a assuré que son parti mènerait une "opposition sérieuse et responsable", se disant prêt à "faire les compromis qu'exige l'intérêt national".

A l'exception de la gauche antilibérale, qui devrait disposer de 34 sièges au Parlement divisés entre communistes, verts et extrême-gauche, les trois principaux partis politiques portugais se sont engagés à respecter le programme conclu avec l'UE et le FMI.

Première publication : 15/06/2011

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